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MERCI DE PRIVILÉGIER LES HOMMES SUR LES NAVIRES ET LES FEMMES A TERRE ! Il y a également de nombreuses choses possibles pour les femmes à terre ;)

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 Scar in your dream [Sevastyan]

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MessageSujet: Scar in your dream [Sevastyan]    Lun 23 Mar - 22:46

Passant par la fenêtre, apportant le rebord jusqu’à trouver un appui, elle s’élança gracieusement en hauteur, prenant garde à ne pas glisser sur les tuiles humides de la dernière averse. Un regard dans le vide, épais et noir, ne l’engagea pas dans un saut. Là où la lune ronde éclairait les murs, elle éviterait soigneusement de se faire remarquer, mais profiterait de cette lumière naturelle pour regarder avec attention lors de sa descente des trois niveaux de la demeure. Inutile de se briser le cou à peine sortie de sa prison dorée. Se laissant descendre avec légèreté, la hâte n’était pas d’usage, tant que personne ne se trouvait aux alentours pour la surprendre. A cette heure, la fin du repas approchait, cigares et cartes sur table faisaient bon ménage dans la bibliothèque de ces messieurs que les jeux d’argent attiraient comme une trainée de poudre dorée. En attendant, aucun d’eux ne prendrait la peine de jeter un œil à la fenêtre pour respirer l’air pur, trop accaparé à surveiller leur jeu contre toute éventuelle tricherie. Une aubaine pour celle qui passait telle une ombre furtive à travers leur probable champ de vision. Tombant sur ses deux pieds joints, elle rejoint l’écurie pour monter sur sa jument, ébène et sauvage, comme elle. La seule qu’elle acceptait de laisser monter sur son dos, la seule qui parvenait à la comprendre et l’adopter. L’oiseau trouva sa liberté, et prit la route de Nassau au grand galop.

Finement dissimulée sous un grand chapeau, la chevelure de blé ne laissait pas même s’échapper de mèches rebelles, pour laisser l’illusion d’une silhouette masculine. Du reste, il ne suffisait qu’à adopter une voix et un comportement pour rendre le jeu encore plus réel. Luz n’avait pas hésité à raccourcir considérablement ses cheveux pour jouer son rôle à merveille, lorsqu’elle était montée sur le bateau quelques années plus tôt. Difficile de reconnaître une noble dame dans ces accoutrements artificiellement salis rendre le rôle plus crédible. Un jeu, une entourloupe, une mascarade. Elle ne s’évadait que l’instant d’une nuit, et certainement pas pour rejoindre son amant. Au contraire, il était question d’entraînement, et de combat à l’épée. Séparée sur son arme que son mari avait confisquée et scellée l’autre jour, la jeune femme ne pouvait compter que sur une simple dague pour sa défense personnelle. Sans passer outre la valeur sentimentale de la chose, Luz ferait tout pour récupérer son bien, quand bien même elle devrait en subir les lourdes conséquences derrière. Il n’y avait pas de clémence pour le mari envers son épouse, il n’y en aurait jamais. Muselée, Luz n’avait d’autre rôle que celui de la beauté ensorcelante, pour rappeler à tous que le riche M. Swanhilde avait tout réussi dans sa vie, aussi bien l’argent que le mariage.
Une illusion, un simple miroir bien poli pour cette aristocratie jouant sur les apparences.

Arrivée à destination, la dame emprunta le chemin de la taverne, lieu du rendez-vous. Chaque rendez-vous différait d’une semaine, d’un mois à l’autre. Ne pouvant faire acte régulier de présence, l’entrevue suivante s’organisait pendant les entraînements de Sevastyan avec son fils, William. Agé de cinq ans, il commençait progressivement à manier avec davantage de précision le morceau de bâton qu’il avait entre les mains la plupart du temps. Son père évidemment n’en savait rien, les entrevues ne le regardant pas. Ne pouvant se trahir en plein jour, Luz n’avait d’autre choix que d’observer, enviant les deux garçons qui semblaient plutôt s’amuser. Faire la potiche, le rôle d’une femme au XVIIIème siècle.
Laissant sa jument dans un coin à l’écart, elle sortit de la ruelle pour rejoindre la taverne. Se fit brutalement bousculer par un abruti qui la percuta de plein fouet sans prendre le temps d’une excuse. Du choc n’en résulta qu’une douleur dans le bas-ventre dont elle ne comprit pas l’origine, plongée dans l’obscurité de la ville, pensant avoir un bleu conséquent de cette entrevue éclair. Au loin, elle aperçut la silhouette familière de Sevastyan se dessiner. Forçant sur la douleur pour continuer à marcher, la démarche se fit de moins en moins élancée et réduisit nettement de vitesse. Ce n’était pas un choc ordinaire. A mesure que le temps s’espaçait, elle se faisait plus douloureuse, au lieu de s’estomper. A sa portée, un soupir de soulagement la prit, le sourire se dessinant faiblement, pour ensuite se transformer en une expression horrifiée. Calmement, elle prit le temps d’articuler, posant une main sur la zone touchée.

« J’ai un problème… »

Et s’effondra. Au bas-ventre, une tâche rouge perlait, tâchant progressivement sa chemise blanche.
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MessageSujet: Re: Scar in your dream [Sevastyan]    Lun 23 Mar - 23:45



   
   Sevastyan & Luz
   Scar in your dream

Le sang coulait à flot sur les vêtements de la pauvre blonde, d’ailleurs Sevastyan attrapa la chemise qu’il avait arrachée quelques secondes plus tôt pour éponger tout ce sang et nettoyer la blessure. D’ordinaire brusque, le slave tentait d’être délicat et de ne pas trop appuyer sur la plaie pour ne pas faire souffrir Luz qui s’était emparée de la bouteille d’alcool et qui avait commencé à boire pour oublier la douleur. Dans un élan de tendresse il caressa lentement le front – bouillant – de la bourgeoise avant de faire passer le fil de tissu dans la tête de son aiguille et de rapprocher celle-ci de la flamme de sa lampe à huile… Puis il inspira un bon coup et enfonça l’ivoire noircit par le feu dans la peau de la blessée qui planta ses dents profondément dans le coussin pour ne pas hurler de douleur et attirer l’attention de tous les clients de la taverne. Son « sauveur » remarqua d’ailleurs cet effort et tenta de se dépêcher pour ne pas qu’elle souffre et qu’elle se retienne plus longtemps. Malheureusement la tâche n’était pas aussi simple qu’elle en avait l’air et s’il avait quelques bases il était loin d’être un spécialiste en médecine.

D’ailleurs même s’il donnait l’impression d’être sûr de lui, le russe était loin de l’être… Il se faisait même violence pour ne pas trembler et pour ne pas se tromper. C’était un exercice particulièrement difficile pour ce quartier-maître qui n’avait plus effectué une telle « opération » depuis plus de douze ans et qui avait peur de ne faire qu’empirer l’état de cette jolie fugueuse qu’il appréciait tant. Finalement il avait bien fait de ne pas boire avant l’arrivée de cette dernière, sinon et malgré sa grande tolérance au rhum et à la bière, il n’aurait certainement pas été en état de s’occuper de la terrible blessure de Madame Swanhilde qui avait de la chance d’avoir été recueilli par un flibustier totalement sobre et bien déterminé à la sauver et à la protéger.

Au bout d’une bonne dizaine de minutes, il coupa le fil et reposa son aiguille sur le lit avant de balancer sa tête en arrière et de fixer le plafond vingt-cinq ou trente secondes. Elle avait résisté et apparemment elle allait survivre… Sevastyan esquissa un petit sourire et il attrapa une nouvelle fois la chemise de la rebelle pour essuyer le sang qui couvrait encore le bas ventre de celle-ci. En se levant il se dit qu’il avait signé pour un entraînement, un cours d’escrime ou de pugilat et non pas pour ça… Enfin il la considérait comme une excellente amie alors finalement il lui devait bien ça. Quel genre d’homme aurait-il été s’il l’avait abandonné dans la rue ou s’il l’avait laissé devant le porche d’un quelconque médecin insulaire ?

Doucement mais surement il alla se laver les mains dans une bassine d’eau qui ne tarda pas à devenir rouge. La bougresse avait perdu beaucoup de sang… Mais elle allait vivre ! Le natif de Novgorod en était sûr ! Elle était courageuse et robuste et même si son homme était un imbécile, elle aimait son fils et allait surement se battre pour lui.

Après cette horrible mésaventure, Sevastyan alla s’asseoir sur la seule chaise présente dans la pièce et il commença à s’endormir… La blessée fit exactement la même chose, cependant elle se réveilla au beau milieu de la nuit en prononçant des choses incompréhensibles et en essayant de se lever. Le pirate lui se réveilla en sursaut et se précipita sur elle pour l’obliger à s’allonger. « Vous êtes à moitié à poil et grièvement blessé ou pensez-vous aller bordel ?  » Le slave posa sa main sur le front de la nantie et il sentit qu’elle était bouillante… La fièvre n’allait certainement pas la calmer. Oui elle devait rentrer chez elle le plus rapidement possible… Mais malheureusement elle n’était vraiment pas en état de marcher jusqu’au quartier bourgeois de l’île. Luz allait certainement devoir passer un ou plusieurs jours dans cette chambre.

« Vous avez le droit de vous prendre pour une guerrière, mais même les meilleurs combattants ne peuvent pas s’relever et marcher tranquillement après s’être faits planter comme vous. Bienvenue dans l’monde des pirates, beauté. »

Il attrapa la fameuse bouteille d’alcool qui avait tant aidé Luz et avala quelques gorgées, l’aventurière n’en avait pas laissé beaucoup, mais le pirate originaire d’Europe de l’Est avait besoin de s’hydrater puisqu’il n’avait pas bu depuis plusieurs heures. Il roula ensuite du tabac dans sa feuille de papier et alluma sa cigarette en s’aidant de la flamme de la lampe à huile. La nuit… non la journée risquait d’être longue et pleine de mésaventures et de rebondissements. Il espérait simplement que le mari de la blonde n‘allait pas envoyer une horde de domestiques ou de mercenaires pour la retrouver. Sevastyan avait beau aimer le bagarre, il n’était pas suicidaire pour autant… Loin de là…



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Dernière édition par Sevastyan Soljenitsyn le Mar 24 Mar - 1:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Scar in your dream [Sevastyan]    Mar 24 Mar - 0:38

Pourquoi ? Les réponses sont nombreuses, la question unique. Son monde bascula quand la lame s’enfonça dans sa chair aussi vite qu’elle en ressortit. Rapide, énergétique, un geste de professionnel entraîné. Les raisons restaient obscures, mais la cible évidente. Il savait, d’une raison comme d’une autre, avait reçu l’information concernant sa venue. Qui elle était, ce qu’elle faisait. D’une certaine manière on l’observait, épiant ses moindres mouvements. Cependant, elle n’avait pas compris ce qu’il se passait qu’en sentant la douleur s’intensifier sans se calmer. Et puis la chute,  le déséquilibre, le sol se dérobant sous ses pieds, la tête lui tournait. Bel et bien consciente, la réalité était celle-là même, et non un mauvais rêve de son inconscience. Transportée à l’intérieur de la taverne, démasquée par son couvre-chef qui la quitta, seuls les bruits lui parvinrent à l’esprit. Des rires gras, de l’amusement, un tour de clés, et une lumière vive dans le regard, perçue par des tâches colorées, le flou dans sa tête. Comme si on venait de la marteler de plein fouet, frappant encore et encore jusqu’à l’épuiser, jusqu’à l’en faire oublier la réalité, et la plonger dans les eaux troubles et venimeuses de l’inconscience. Résiste, résiste, pensait-elle. Tel un pantin de chiffon, elle se laissait porter par celui qui semblait avoir pris les rennes, en qui elle mettait sa vie. Que ses intentions soient bonnes ou mauvaises, Luz serait incapable de se défendre, ni même de résister. Pas de choix, pas d’échappatoire, ne restait qu’à espérer que tout se passe bien. Le connaissant pourtant depuis quelques mois maintenant, son esprit se laissait évader dans ses bras, y percevant également comme une confiance aveugle qu’elle lui accordait. Etait-ce simplement suffisant ?

Le froid s’infiltra sur sa peau désormais nue. Son manteau retiré, sa chemise déchirée, son corset coupé… l’esprit embourbée de la jeune femme ne comprit pas directement ce que Sevastyan venait de faire. L’appel du frais sur sa peau la fit lentement remonter à la réalité, intensifiant par la même occasion la douleur du poignard dans son ventre. Il lui parlait, les sons l’atteignaient sans qu’elle ne trouve de sens à tous ses propos. C’était étrange, comme si elle entendait des propos dans une langue étrangère. L’accent russe prononcé de l’homme lorsqu’il parlait anglais n’aidait à assurer une conversation fluide. Soyez forte… n’était-ce pas ce qu’elle tentait désespérément d’être ? Quotidiennement, face à la cruauté de son mari, face à ce rôle détestable qu’elle fuyait dès qu’elle le pouvait, à la famine des enfants des rues, face à sa cage dorée, face à sa tristesse de ne pouvoir se libérer complètement… elle savait, ce que c’était d’être forte. Elle savait comme l’être, le prouvait chaque jour en défendant ses idéaux, en ouvrant la bouche pour contrer l’opinion. Seulement, il était question d’un combat contre la souffrance causée par une lame meurtrière, profonde, mortelle. Une douleur encore méconnue dont elle en conserverait certainement une lourde cicatrice.
Premier cri. Comme si ses entrailles se déchiraient, comme si on lui arrachait le cœur. Etouffé par le coussin dans lequel elle avait mordu en passant sa tête sur le côté, Luz crut mourir. Le souffle court, haletante, elle le somma d’arrêter.

« Passez-moi la bouteille d’alcool s’il vous plait »

Boire jusqu’à l’ivresse, jusqu’à l’enivrement pour atténuer la douleur, l’éloigner le plus possible pour pouvoir affronter. Un instant elle réalisa l’état dans lequel elle se trouvait, dans cette nudité donc elle avait honte, son corps marqué par quelques bleus apparents d’un mari violent. Elle ne l’aimait pas, le couvrait dès qu’elle le pouvait par des vêtements à manches longues. Révélée au grand jour, elle comptait sur sa blessure pour que le regard de Sevastyan ne s’évade pas dans les endroits d’où elle ne souhaitait aucun commentaire. L’alcool lui fit oublier cette gêne apparente que ses joues rouges révélaient, couleur sur sa peau accentuée par la dose d’alcool absorbée, bien trop forte, et trop rapidement bue. Tant pis, si cela lui permettait d’oublier le mal. La tête commença à lui tourner, moment qu’elle choisit pour demander à Sevastyan de poursuivre.

« Allez-y, je suis prête. »

Mordant dans l’oreiller, la séance de couture pouvait commencer.
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MessageSujet: Re: Scar in your dream [Sevastyan]    Mar 24 Mar - 1:34



   
   Sevastyan & Luz
   Scar in your dream

Le sang coulait à flot sur les vêtements de la pauvre blonde, d’ailleurs Sevastyan attrapa la chemise qu’il avait arrachée quelques secondes plus tôt pour éponger tout ce sang et nettoyer la blessure. D’ordinaire brusque, le slave tentait d’être délicat et de ne pas trop appuyer sur la plaie pour ne pas faire souffrir Luz qui s’était emparée de la bouteille d’alcool et qui avait commencé à boire pour oublier la douleur. Dans un élan de tendresse il caressa lentement le front – bouillant – de la bourgeoise avant de faire passer le fil de tissu dans la tête de son aiguille et de rapprocher celle-ci de la flamme de sa lampe à huile… Puis il inspira un bon coup et enfonça l’ivoire noircit par le feu dans la peau de la blessée qui planta ses dents profondément dans le coussin pour ne pas hurler de douleur et attirer l’attention de tous les clients de la taverne. Son « sauveur » remarqua d’ailleurs cet effort et tenta de se dépêcher pour ne pas qu’elle souffre et qu’elle se retienne plus longtemps. Malheureusement la tâche n’était pas aussi simple qu’elle en avait l’air et s’il avait quelques bases il était loin d’être un spécialiste en médecine.

D’ailleurs même s’il donnait l’impression d’être sûr de lui, le russe était loin de l’être… Il se faisait même violence pour ne pas trembler et pour ne pas se tromper. C’était un exercice particulièrement difficile pour ce quartier-maître qui n’avait plus effectué une telle « opération » depuis plus de douze ans et qui avait peur de ne faire qu’empirer l’état de cette jolie fugueuse qu’il appréciait tant. Finalement il avait bien fait de ne pas boire avant l’arrivée de cette dernière, sinon et malgré sa grande tolérance au rhum et à la bière, il n’aurait certainement pas été en état de s’occuper de la terrible blessure de Madame Swanhilde qui avait de la chance d’avoir été recueilli par un flibustier totalement sobre et bien déterminé à la sauver et à la protéger.

Au bout d’une bonne dizaine de minutes, il coupa le fil et reposa son aiguille sur le lit avant de balancer sa tête en arrière et de fixer le plafond vingt-cinq ou trente secondes. Elle avait résisté et apparemment elle allait survivre… Sevastyan esquissa un petit sourire et il attrapa une nouvelle fois la chemise de la rebelle pour essuyer le sang qui couvrait encore le bas ventre de celle-ci. En se levant il se dit qu’il avait signé pour un entraînement, un cours d’escrime ou de pugilat et non pas pour ça… Enfin il la considérait comme une excellente amie alors finalement il lui devait bien ça. Quel genre d’homme aurait-il été s’il l’avait abandonné dans la rue ou s’il l’avait laissé devant le porche d’un quelconque médecin insulaire ?

Doucement mais surement il alla se laver les mains dans une bassine d’eau qui ne tarda pas à devenir rouge. La bougresse avait perdu beaucoup de sang… Mais elle allait vivre ! Le natif de Novgorod en était sûr ! Elle était courageuse et robuste et même si son homme était un imbécile, elle aimait son fils et allait surement se battre pour lui.

Après cette horrible mésaventure, Sevastyan alla s’asseoir sur la seule chaise présente dans la pièce et il commença à s’endormir… La blessée fit exactement la même chose, cependant elle se réveilla au beau milieu de la nuit en prononçant des choses incompréhensibles et en essayant de se lever. Le pirate lui se réveilla en sursaut et se précipita sur elle pour l’obliger à s’allonger. « Vous êtes à moitié à poil et grièvement blessé ou pensez-vous aller bordel ?  » Le slave posa sa main sur le front de la nantie et il sentit qu’elle était bouillante… La fièvre n’allait certainement pas la calmer. Oui elle devait rentrer chez elle le plus rapidement possible… Mais malheureusement elle n’était vraiment pas en état de marcher jusqu’au quartier bourgeois de l’île. Luz allait certainement devoir passer un ou plusieurs jours dans cette chambre.

« Vous avez le droit de vous prendre pour une guerrière, mais même les meilleurs combattants ne peuvent pas s’relever et marcher tranquillement après s’être faits planter comme vous. Bienvenue dans l’monde des pirates, beauté. »

Il attrapa la fameuse bouteille d’alcool qui avait tant aidé Luz et avala quelques gorgées, l’aventurière n’en avait pas laissé beaucoup, mais le pirate originaire d’Europe de l’Est avait besoin de s’hydrater puisqu’il n’avait pas bu depuis plusieurs heures. Il roula ensuite du tabac dans sa feuille de papier et alluma sa cigarette en s’aidant de la flamme de la lampe à huile. La nuit… non la journée risquait d’être longue et pleine de mésaventures et de rebondissements. Il espérait simplement que le mari de la blonde n‘allait pas envoyer une horde de domestiques ou de mercenaires pour la retrouver. Sevastyan avait beau aimer le bagarre, il n’était pas suicidaire pour autant… Loin de là…



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MessageSujet: Re: Scar in your dream [Sevastyan]    Mer 25 Mar - 1:47

L’enivrement. L’oubli. Quelques rasades de ce breuvage pour oublier la réalité, et le monde l’entourant. Un rien pour rejoindre un autre monde pour quelques instants, quelques moments d’éternel repos artificiel pour en oublier la souffrance physique et psychique. Ivresse de l’âme, rongeant comme un ver. Et pourtant si bon, si calme si paisible. L’épais brouillard artificiel de son esprit ne laissait plus rien filtrer à travers les yeux fermés pour contenir le mal et les cris étouffés par l’oreiller. Quelques larmes perlèrent, rongées de la douleur de la peau à vif, plaie ouverte qui aurait dû l’achever. Malheureusement pas suffisamment pour que la mort elle-même la laisse à la porte, l’empêchant de passer les frontières du vivant vers l’au-delà. Pas encore, pas maintenant, son temps n’était pas encore arrivé, elle n’était pas encore prête à rejoindre les ténèbres. Luz allait de pair avec la lumière, bercée par les rayons lumineux, c’est bercé par la chaleur solaire qu’elle s’épanouissait. La nuit ne lui laissait aucune place, trop rayonnante dans l’obscurité. Si la douleur semblait être sa force, Luz la supportait pour vivre, s’accrochant à n’importe la pensée de son fils qu’elle se refusait de laisser seule. Mourir sans avoir vécu dans la liberté la plus absolue, hors de question ; le précipice ne serait pas là pour l’engloutir, sa main s’agripperait à la falaise pour se hisser et s’en sortir. Sauve-toi toi-même, parce qu’il n’était pas question de s’accrocher à qui que ce soit pour obtenir une simple rédemption. Il n’était pas question de laisser un autre homme lui dicter sa ligne de conduite ; ce serait la sienne, régie par sa volonté propre qui l’emporterait. Rien d’autre. Car nulle autre ne pouvait se permettre de lui en demander davantage. Se battre au prix de la liberté, pour l’amour d’un fils.
Se battre pour exister.

Lorsque la souffrance ne fut plus qu’un simple souvenir répondant en écho, l’aristocrate cessa de bouger, s’endormant presque paisiblement. Se laissant engloutir dans les draps du lit, elle reposait paisiblement, comme si rien n’était arrivé, comme si finalement il n’y avait pas eu le moindre incident. Le sang de la bassine et tâchant le lit prouvait pourtant le contraire. Endormie, la belle semblait reposer, paisible. En parfaite confiance avec son sauveur auquel elle semblait avoir mis sa vie entre ses doigts. De choix, elle n’en avait aucun, auquel cas elle serait morte, son sang dans la rue, son corps inerte et froid. Sa vie, elle la lui devait entièrement pour ce soir, mais ne pensait même plus à l’incident, endormie sur un lit. Quelques heures passèrent, son souffle paisible retentit dans la pièce, se mêlant aux ronflements de Sevastyan. Le cauchemar ne faisait que commencer.

La panique. Elle la submergea, alors qu’elle reprenait conscience. La détresse, la peur. Rentrer, et vite. Elle ne pouvait pas rester, il fallait à tout prix qu’elle rentre chez elle avant que quelqu’un ne découvre sa disparition. Se relevant, elle remarqua qu’elle ne portait pas de haut se souvint dans une sorte de rêve éveillé des péripéties de la veille. Ce n’était pas possible, cela ne pouvait pas lui arriver. Le souffle haletant, elle aurait volontiers crié, mais sa voix resta muette, ne laissant que le souffle saccadé la transporter. Tentant vainement de se relever, Luz se rendit compte de la douleur encore trop présente, et empêchant ses mouvements. Ce fut sans compter sur Sevastyan qui se réveilla pour la forcer à se rallonger. Ne comprenait-il donc pas ? Ne voyait-il pas dans quelle détresse elle se trouvait ? Si elle restait là, ou si elle partait, elle courrait à sa perte. De décision, aucune ne semblait plus raisonnable que l’autre. Les larmes se déversèrent sans avoir le moindre contrôle sur elle. La panique la submergeait, et rien ne lui permettait

« Je dois rentrer. Je dois rentrer, vous ne comprenez, il faut que je rentre, il va me tuer, il va me tuer, il va me tuer… »

Répétant sans cesse les mots, incapable de reprendre le contrôle de ses nerfs, Luz ne savait plus faire face à la situation. Elle n’écoutait même pas Sevastyan, plongée dans les néfastes pensées qui l’habitaient, imaginant toutes les conséquences. Complètement fiévreuse, en proie au délire, ce n’était que folie de la laisser partir. Impossible de penser à une autre issue, une autre échappatoire. Que se passerait-il si elle disparaissait quelques jours, qu’adviendrait-il ? Son mari serait capable de tout, surtout du pire envers William.

« Je dois partir. A l’aube, je dois être dans ma chambre. Sinon je ne sais pas qu’il va faire, je ne veux pas imaginer. »

Les larmes reprirent de plus belle pendant qu’elle se cherchait à se débattre face à Sevastyan pour qu’il la laisse s’en aller, que cela lui plaise ou non. La peur la poussait simplement vers les méandres de la folie, chose dont elle n’avait pas la moindre conscience, le délire de la fièvre jouant avec ses nerfs à fleur de peau. Dans son regard, l’on pouvait y lire toute la violence conjugale vécue et les tremblements sur son corps trahissaient pleinement tout le mal qui la rongeait depuis des années.
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MessageSujet: Re: Scar in your dream [Sevastyan]    Dim 29 Mar - 14:15



   
   Sevastyan & Luz
   Scar in your dream

Sevastyan pouvait sentir la peur dans la voix de son élève, qui semblait réellement terrifiée à l’idée d’être corrigée par son époux et l’espace d’un instant le slave se dit qu’il aurait plutôt dû couper le bras de cet imbécile au lieu de simplement lui tordre. Quel honneur y avait-il à frapper une femme ? Le pirate comprenait parfaitement pourquoi la belle blonde voulait absolument rentrer chez elle avant l’aube, mais il ne pouvait pas la laisser partir, Luz n’avait même pas assez de force pour monter à cheval. Rapidement le forban posa sa main sur la bouche de la blessée pour ne pas qu’elle réveille les voisins et qu’elle attire l’attention sur eux… Il n’avait aucune envie qu’on vienne lui demander des comptes. Habituellement brusque et violent, le russe tenta d’être le plus doux possible, avec une main il caressa tendrement la crinière dorée de son amie et avec l’autre il attrapa la bouteille d’alcool qui n’était pas encore complètement terminée. Le rhum n’était pas une boisson miracle, mais il allait peut-être permettre à l’aristocrate de se calmer. Et puis de toutes façons la pauvre femme n’avait pas d’autres choix, car son protecteur ne comptait pas la faire repartir comme ça, il était bien décidé à attendre que son état se stabilise pour la laisser retourner dans sa prison dorée. Mari violent ou non… Cependant tout en essayant de la rassurer, comme on rassurerait un enfant qui a peur de l’orage, l’ancien soldat commença à réfléchir à une façon de l’aider, car dans quelques heures elle allait sans aucun doute se retrouver dans de beaux draps. Il fixa le plafond assez longuement, puis soupira une énième fois avant de secouer légèrement la tête.

« Bon c’est p’têtre un peu casse gueule comme explication, mais vous aurez qu’à dire à votre connard de mari qu’alors que vous étiez en train de vous balader dans les jardins, vous avez été enlevé par des pirates qui souhaitaient lui faire payer une rançon. Vous lui direz que vous vous êtes débattue, que l’un de ces pirates vous a poignardé puis que vous avez finalement pu r’venir chez vous grâce à un marin ou à un membre de la Royal Navy que sais-je ? »

Bon cette explication n’était pas extrêmement crédible, mais elle pourrait toujours se servir de sa cicatrice encore toute jeune pour bluffer et convaincre l’ogre qui lui servait d’époux. En réalité l’homme de l’Est ne croyait pas beaucoup à l’histoire qu’il venait de raconter, mais il espérait au moins que son sérieux et son regard sévère avaient suffis à convaincre la jolie fugueuse qui devait absolument arrêter de gesticuler dans tous les sens pour ne pas rouvrir sa plaie… elle avait déjà perdu énormément de sang et Sevastyan savait qu’elle avait frôlé la mort et qu’il avait eu un énorme coup de chance en réussissant à la soigner sans faire d’erreurs.

« Et de toutes façons si ce chien de Swanhilde pose ne serait-ce qu’un doigt sur vous, je me ferais un plaisir de briser un à un tous les os de son corps de lâche. Et vous savez qu’les hommes comme moi tiennent toujours leurs promesses. Alors dormez un peu Luz et demain p’têtre que vous pourrez retrouver votre fils. Mais pour l’instant vous n’êtes pas en état de traverser la moitié de l’île pour rentrer chez vous. »

Il s’éloigna alors doucement de son amie et appuya enfin son dos sur le dossier de sa chaise. Sevastyan était un homme aussi droit qu’impulsif et il ne comprenait pas pourquoi Luz refusait de s’enfuir avec son fils… pourquoi elle ne payait pas un forban pour qu’il assassine son mari et la libère de ces chaînes. Les aristocrates avaient parfois beaucoup trop de manières et d’états d’âmes mais aux yeux du Quartier Maître du Black Fortune, Mr. Swanhilde ne méritait ni pitié, ni clémence, il méritait simplement de mourir dans de longues et d’atroces souffrances, comme tous ces lâches qui préfèrent frapper les femmes plutôt que de se mesurer à de véritables hommes, de véritables adversaires.




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MessageSujet: Re: Scar in your dream [Sevastyan]    Mar 31 Mar - 2:57

Le songe de la réalité qui vous efface et vous accable. S’il pouvait n’être qu’un rêve éveillé, douce berceuse chantée à l’enfant, apaisant les maux et le mal être, calmant les craintes et dissipant les peurs. Devenu grand, il ne peut que se heurter au mur de sa réalité, faisant face à un destin dont le chemin est tracé depuis sa naissance. C’est ainsi que les nobles élevaient leurs enfants ; qu’importe que cela leur plaise ou non, qu’importe le temps, qu’importe les choix et les passions. Le destin était tracé pour chacun d’eux, comme une ligne droite à suivre. Pour ceux qui ne venaient pas de cette élite condamnée par des principes communs, écrasant leurs propres identités, ils ne pouvaient pas comprendre. Personne ne vous laissait le choix durant toute votre vie, la régissant, et maintenant, il était question de la prendre en main pour fuir la réalité ? Pour avancer vers l’inconnu, sans se retourner ? Par le passé, Luz avait franchi ce pas, réussissant à passer de l’autre côté, et fuir sa douleur, son mal-être, s’en libérant, écrasant le poids de ses chaines, brisant les barreaux dorés. Seule elle était parvenue à s’en démener. Tout avait changé depuis, le choix ne se posait plus uniquement sur sa propre personne. Offrir une vie vagabonde à un enfant sans l’assurance d’un gite et d’un couvert le soir, était-ce digne d’un parent ? Etait-ce raisonnable ? Impossible pour l’aristocrate d’offrir une vie pareille à William, craignait de ne pas être à la hauteur, de ne pas savoir s’y prendre. Ces démons qui la hantaient, elle ne pouvait les traduire, les expliquer, elle ne pouvait juste s’en défaire en prenant la fuite. Il fallait les affronter, pour pouvoir s’en sortir, et s’en démener. Foncer droit sur eux pour les détruire, et les transformer en poussière. Si elle était prête ? Assurément que non, et il lui était impossible de se résoudre à abandonner la chose la plus précieuse à ses yeux entre les doigts d’un monstre. Si elle devait en pâtir, alors elle était prête à ce sacrifice, résignée. En complaire dans son propre malheur, d’une certaine manière, par crainte, par peur, par sacrifice. Et cela, Sevastyan ne pouvait le comprendre, même s’il tentât de l’aider à se sortir de là. L’intention restait louable et bonne, il cherchait à la protéger, et à cela elle l’en remerciait grandement. Pour tout ce qu’il faisait pour William et elle, pour tous les actes de bonté, pour tout. Il n’y avait pas de prix pour ce qu’il avait bousculé dans sa vie.

La peur sembla s’éteindre durant quelques temps. Le contact de sa main dans sa bouche, son regard à la fois compatissant et intense sembla l’apaiser. S’il n’avait pas les mots justes, s’il n’avait la solution entre les doigts pour calmer la crainte, sa seule présence suffisait à lui montrer le soutien qu’il lui faisait. La loyauté envers elle semblait sans faille, inébranlable. Un ordre et il l’exécuterait comme il le lui montra une fois encore. Devant tant d’attention, face à cette détresse, les perles salées apparurent, roulant le long de son visage rougi par la panique. De mots, aucun n’en sortit, pas même un son. Sous le choc, sous la crainte, sous la fièvre, Luz ne parvenait qu’à hocher la tête, affichant un faible sourire sur ses lèvres en signe de compréhension. Incapable de se calmer, incapable de faire taire ce qui ne pouvait être dit, ou murmuré. Il en savait bien trop, et n’avait pas eu besoin d’une quelconque confirmation pour le savoir et le comprendre. Pouvait-il éteindre la violence de son mari, pouvait-il la faire disparaître ? La seule alternative qui lui restait pour s’en sortir, n’était autre que la mort de son époux, dont parfois ses sombres pensées lui montraient sous le poids de la colère ces mauvaises images auxquelles elle ne voulait pas avoir de rôle à jouer. La culpabilité la rongerait, la douleur également. Quel genre de femme serait-elle pour tuer le propre père de son enfant ? Ce n’était pas possible, ni même supportable. Luz n’avait rien d’une meurtrière et ne souhaitait pour rien au monde en devenir une.
Attrapant sa main, ses doigts s’entremêlèrent dans les siens, cherchant comme un signe de réconfort à travers un simple contact. Il suffisait de peu, parfois, pour que l’esprit se repose, oubliant durant un faible instant ses démons et toute la noirceur dont il ne savait pas se débarrasser. Dont il ne savait pas vivre sans. Après la peur, et la panique, lorsque le calme revint, une certaine douleur rappela également la raison de sa présence dans cette miteuse chambre. Quelques heures plus tôt, elle avait simplement manqué de se faire éventrer. Simplement.

« Merci Sevastyan. Vous êtes un homme bon »

Calmée, Luz ferma les yeux, les larmes encore abondantes envahissant tombant sur ses joues pour ensuite s’étaler sur l’oreiller. Le sommeil finit par l’emporter, Morphée la prenant dans ses bras jusqu’au lendemain.
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MessageSujet: Re: Scar in your dream [Sevastyan]    Mer 8 Avr - 0:35



   
   Sevastyan & Luz
   Scar in your dream

Luz avait finis par s’écrouler se fatigue et plus rien ne semblait pouvoir la réveiller et en voyant cela Sevastyan ne put que pousser un long soupir de soulagement. Elle allait surement passer un sale quart d’heure une fois de retour à South Hamilton, mais au moins elle allait se remettre de sa blessure… C’était un mal pour un bien ! Le slave lui profita du sommeil de son improbable invitée pour quitter la chambre et faire quelques achats. Il devait trouver de quoi couvrir la blessure de Miss Swanhilde et surtout il devait lui trouver une nouvelle robe puisqu’il avait dû déchirer l’ancienne afin de la sauver. Il dépensa donc une bonne partie de sa solde pour acheter des bandages et une robe de domestique assez banale. De toutes façons il n’avait pas les moyens d’en trouver une plus élaborée. Une fois ses recherches terminée il donna quelques pièces d’or à l’irlandaise de l’accueil pour payer une nuit d’auberge supplémentaire et pour avoir une bonne bouteille d’alcool. Il attrapa ensuite le tout et monta dans la chambre… La belle blonde était encore endormie et c’était bon signe puisqu’au moins elle n’était plus victime de délires causés par sa fièvre qui avait certainement dû baisser. Il la laissa dormir encore un bon moment, puis en voyant le soleil se coucher il prit la décision de la réveiller ne serait-ce que pour voir l’état dans lequel sa belle amie se trouvait… Alors il la secoua doucement avant d’esquisser un très léger sourire :

« Vous avez dormez presque toute la journée… Je vais devoir faire un pansement autour de votre blessure. » Il voulait s’occuper du pansement avant la nuit, notamment parce qu’il voulait profiter de la lumière du soleil pour un petit peu mieux voir et travailler de façon plus méticuleuse. Le russe plaça donc le coussin dans le dos de Luz avant de la redresser. « Le gars qui a fait ça… il vous a pas raté… ça non… »  Il commença ensuite à faire passer les bandages autour de la beauté blonde qui semblait encore groggy… elle émergeait à peine et Sevastyan ne lui en voulait absolument pas, même si elle résistait aux coups de son mari depuis des années elle n’avait pas dû se prendre beaucoup de coups de couteaux et l’état dans lequel elle se trouvait était parfaitement compréhensible. Non l’ancien soldat du Tsar qui avait dû jouer aux médecins de fortune trouvait même sa patiente extrêmement courageuse et vraiment très résistante. Luz avait sans aucun doute assez de force et de courage pour devenir pirate un jour… mais malheureusement elle était encore et toujours enfermée dans une cage dorée. Sevastyan aurait bien aimé se ramener à South Hamilton et couper la tête de Monsieur Swanhilde mais ce gars était riche et important et le russe lui n’avait pas vraiment envie de devenir l’homme le plus recherché de Nassau.

Après quelques secondes le slave soupira et il termina son pansement avant de poser une main sur la joue de la sublime fugueuse et de la regarder dans les yeux : « Vous avez été géniale. Une vraie pirate ! » Dit-il en riant avant d’approcher son visage de celui de l’aventurière et au bout de quelques instants il appuya même son front contre le siens avant d’enchaîner :

« Un jour je ferais en sorte de vous faire entrer dans l’équipage du Black Fortune d’accord ? »



WILDBIRD
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MessageSujet: Re: Scar in your dream [Sevastyan]    Lun 20 Avr - 15:13

Ce passage entre le rêve et la réalité, où sans raison le monde redevient celui qui a toujours été connu. Si elle semblait partie dans une autre vie, celle auquel ses songes offraient le ton, Luz ne se souvint pas de ce qui l’avait amenée vers un réveil en douceur. Probablement un bruit, qu’un souvenir lui avait rappelé, qu’une allusion venait simplement de calquer pour la faire émerger en douceur d’une chambre. Ou peut-être simplement se retrouver dans l’étrangeté des lieux, habituée davantage à être réveillée par une femme de chambre qu’une voix masculine. Comme un air d’étrangeté aux parfums d’une vie qu’elle ne connaissait pas… celle de la rue, celle de la classe populaire, où les odeurs et les sons s’entremêlaient harmonieusement pour créer la ville. Son cœur se mit à perdre la chamade le temps que les évènements de la veille lui reviennent en mémoire. La blessure, l’auberge, Sevastyan. Des mots clés dans son esprit replaçaient les images dans un certain ordre, les perceptions, la douleur. A peine éveillée qu’elle se retrouvait quelque peu remuée. Il fallait changer le pansement. Confiance ou non, Luz n’aurait pas été capable de se défendre en cas de problème, à peine réveillée et dans un état plus proche de la latence de la conscience.
Quelques plaintes résonnèrent dans la pièce, pourtant pas suffisamment fortes pour passer à travers les murs, la plaie lui faisait vraiment mal, la brûlant de tout son être. Les effets de l’alcool dissipé, il lui semblait en souffrir davantage que la veille.

Pourtant elle encaissa la douleur, et fit de son mieux pour se tenir tranquille et permettre à Sevastyan de changer le pansement comme il se doit. Il n’était pas question qu’il soit mal fait. Une fois terminée, elle fut même félicitée. Faisant la grimace, elle accepta la remarque même si elle aurait préféré ne pas avoir à vivre tout cela. Géniale mais à quel prix… Luz préférait ne plus jamais revivre pareille expérience. Irradiant son corps, la consumant de l’intérieur, elle avait vraiment cru mourir, prête à se résigner pour que la douleur cesse et se calme. Dire qu’elle était une vraie pirate, peut-être pas si les coups de poignards devenaient un quotidien. Qui avait cherché à la tuer, elle n’en savait rien, préférant ne pas le savoir, les secrets parfois lourds en conséquence… le commanditaire en savait trop, et il la connaissait, ses habitudes comme tout le reste. Jusqu’à quelle portée savait-il son petit manège ? Impossible à savoir, mais elle s’était jurée de mettre la main sur le responsable à un moment ou un autre.

« Un jour, peut-être … »

Son front contre le sien, elle se sentit quelque peu… gênée, comme une boule dans le ventre. Et si elle aurait pu se laisser aller à des pulsions inattendues, elle préféra se ranger et garder ses convenances face à cet homme aussi intriguant qu’attirant. L’étiquette et les mœurs demeuraient profondément ancré en elle, et ce n’était pas encore pour aujourd’hui qu’elle briserait les chaines pour tenter le diable.
Un jour, peut-être. Dans sa voix, l’écho de l’éloignement. Elle n’y croyait pas vraiment en fin de compte. Plus le temps passait et plus elle reculait sa fuite, prête à l’avorter, prête à finalement se résigner et se ranger, cesser d’être une rebelle une sauvageonne. Eteindre cette flamme qui la maintenait en vie pour se laisser dicter sa ligne de conduite. Pour ne plus être elle-même et jouer le rôle d’une autre personne. Pour être docile et rester auprès de son tortionnaire qui la faisait souffrir. Elle se sentait faible de baisser les bras, et pourtant cela semblait le plus évident, et le plus simple, même si elle devait en faire des sacrifices… d’ailleurs comment réagirait-il face à son absence ? Malgré les paroles réconfortantes de Sevastyan, Luz ne l’était pas tant que cela en fin de compte… elle ne voulait pas mourir, pas maintenant. La ramenant à la réalité, un bruit peu anodin se fit entendre, excuse pour que l’écart entre eux se creuse de nouveau, pour qu’ils se détachent l’un l’autre de ce moment qui les avait transporté hors du temps.

« Auriez-vous quelque chose à grignoter ? Je meurs de faim… »

Impossible de prédire le temps s’étant écoulé depuis la veille au soir. Son ventre cependant lui rappela qu’il avait besoin d’être rassasié et nourri. Ses esprits retrouvés, elle put également lui faire une remarque qu’elle souhaitait lui faire mais dont les mots n’avaient s’échapper de sa bouche.

« Je ne vous remercierai jamais assez pour ce que vous avez fait, Sevastyan… jamais assez. »
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Scar in your dream [Sevastyan]

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