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MERCI DE PRIVILÉGIER LES HOMMES SUR LES NAVIRES ET LES FEMMES A TERRE ! Il y a également de nombreuses choses possibles pour les femmes à terre ;)

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 Call of the Sea [Baldwyn]

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Membre ›› all the crew aboard.
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MessageSujet: Call of the Sea [Baldwyn]    Jeu 26 Mar - 20:05

La mer, l’océan. Bleu nuit, sombre et attirante, éclairée par la lune ronde. Paisible. Au large, les vagues atteignaient les coques des bateaux, trébuchant contre le bois. Flottant, le port semblait calme et paisible, les matelots à cette heure s’enivrant gaiement à la taverne. Au loin, l’horizon, qui ne laissait même pas deviner ce qu’il se trouvait derrière, au loin, des terres inconnues aux îles inexplorées, attendant qu’un bateau amarre à la découverte des richesses trouvées. Cette étendue d’eau qu’elle regardait avec fascination et envie, elle en rêvait et ne souhaitait qu’une seule chose : voguer. Cette terre ne lui suffisait pas, et elle souhaitait ardemment partir vers l’inconnu, là où la liberté l’appellerait, là où elle allait se laisser aller vers l’aventure, l’adrénaline dans les veines. A croire qu’elle avait cela dans le sang, qu’une autre vie elle avait parcouru le fond des océans parmi le corail et le monde sous-marin. Respirer l’air marin, remplissant ses narines d’iode, lui donnait un goût salé en bouche, désir brûlant d’aller à la barre, maintenir le gouvernail entre ses doigts pour diriger l’embarcation, sourire aux lèvres. Elle rêvait de cette vie passée à son bord quelques années plus tôt, alors encore jeune femme sans cette vie mondaine qui la cloisonnait entre quatre murs contre son gré. Dans ce bateau où elle avait embarqué, ignorant partir aussi longtemps, le temps avait filé sans qu’elle ne s’en aperçoive. Heureuse et intrépide, il n’était pas question que le rêve s’arrête. Yeux pétillants, images remplissant son esprit de pensées réconfortantes, parfois elle regrettait de ne pas être restée sur une de ces îles paradisiaques où ils avaient accosté.

Si elle pouvait, si sa vie ne dépendait que de sa propre personne, la page serait déjà tournée pour en écrire une nouvelle, le vent dans les cheveux, debout sur les cordages pour hisser la grand-voile. Son bonheur elle le trouvait parmi l’équipage, grande famille en quête de rêves d’évasion. Affronter sa vie en laissant le destin le conduire là où le vent l’enverrait, par les voyages sur les terres nouvelles à essayer de dompter cet infini océan, c’était l’âme du marin, son idéal. Revenir sur le rivage pour mieux en repartir, passer quelques temps dans la taverne, la cervelle pleine d’histoires et de souvenirs à partager avec les amoureux des mers. Pourtant, le rivage lui avait déjà suffisamment donné que Luz ne désirait davantage. Souvent de la déception, chose qu’elle refusait de vivre à nouveau. Partir, pour prendre son envol, au lieu de se laisser dépérir dans une cage dorée. Le temps viendrait où cette chance lui filerait entre les doigts, quand la fleur serait flétrie, incapable de supporter l’exotisme de contrées lointaines. Beaucoup mourraient avec des regrets. Luz ne souhaitait pas en avoir, désirant taire ceux qui pesaient actuellement en son cœur.

Ne pouvant résister à l’appel de la liberté, elle avait fui une fois encore de cette maison étouffante dans lequel la mort l’attendait. Vivre, elle souhaitait vivre, plutôt que subir l’inévitable dépression qui l’emporterait. Le mal et la douleur rongeaient ses membres, la grignotant par les bleus habituels que lui causait son mari. Le seul moyen de montrer sa force, c’était par l’action de sa propre volonté, et non celle d’un homme souhaitait le pouvoir sur sa personne. Chapeau dissimulant sa chevelure blonde comme les blés, elle marchait sur les quais, le nez tourné vers les coques des immenses bateaux, dont elle se serait volontiers hissée jusqu’au pont principal. Ou même en haut du grand mat. Pour voir les étoiles d’encore plus près. La jeune femme rêvait, émerveillée devant l’immense voilier se dressant sous ses yeux. Des mâts gigantesques se hissaient à la hauteur que ses yeux ne pouvaient définir que comme très haute. Cessant son pas, elle resta quelques instants à le contempler, le souvenir du bateau sur lequel elle avait navigué lui revenant en mémoire. Bien que radicalement différent, certains similarités firent remonter les souvenirs, ce qui dessina un sourire sur ses lèvres.

Malgré le calme apparent du port, Luz sentit la présence d’autres personnes dans les parages. Main serrée contre son poignard, elle se parait pour toute éventualité, tournant la tête discrètement de chaque côté pour surveiller ses arrières. Pas encore qu’elle serait une femme morte… Ne préférant pas s’attarder dans les parages, elle reprit sa marche le long de ce qui s’apparentait à un quai. Autant filer avant que les ennuis ne se profilent, le souvenir encore cuisant d’un coup de poignard dans son abdomen lui revenant en mémoire…
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Membre ›› all the crew aboard.
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MessageSujet: Re: Call of the Sea [Baldwyn]    Sam 11 Avr - 13:50

La nuit est tombée depuis plusieurs heures déjà, tandis qu'assit à la taverne habituelle, je sirote tranquillement mon verre de rhum. Les chants, les rires et les diverses conversations animent l'établissement et en fond un lieu de vie plus qu'agréable pour le pirate que je suis. Rentré après deux longues semaines en mer, je n'ai qu'une envie s'est me détendre, profiter un peu de la vie et de ses divers plaisirs. Aussi, tout commence par boire plus que de raison. Bien sûr, je n'ai pas réellement comme objectif de me saouler, mais me sentir bien, détendu, me paraît un but louable. Posant mon verre devant moi, la chaise assez loin de la table pour que je puisse avoir le pied-droit sur le genou gauche, je fouille dans une de mes poches et en sort de quoi me faire un bon cigare. Tout en m'affairant, je continue d'observer l'effusion de joie et de rire qui règne autour de moi. Beaucoup de mes hommes sont ici ce soir. La chasse a été bonne, aussi, tous profitent de leurs soldes, de leur paye, pour profiter de tous les plaisirs qu'offre Nassau. Moi-même, je dois bien admettre que j'aime profiter de la vie, sans trop me soucier des conséquences, sans trop imaginer de quoi demain sera fait. Est-ce le fait d'avoir eu une enfance difficile, grandir en ayant peur chaque jour de mourir, sous le joug de gardes ou bien encore par la faim. Ce qui est sur, c'est qu'au fil des années, depuis que je suis devenu officiellement pirate, j'ai changé, j'ai grandi, j'ai mûri, mais j'ai toujours gardé cette façon de vivre, au jour le jour, profiter de chaque instant et tâcher de ne pas regretter.

Terminant mon verre de rhum d'un trait, je m'essuie les lèvres du revers de la main, avant d'attraper mon cigare pour le fourrer entre mes lèvres. Craquant une allumette, je l'allume rapidement et expire la première bouffée de fumée, avant de commencer par me diriger vers la sortie de la taverne. J'ai envie, peux être besoin aussi, de prendre un peu l'air. Passant la porte de la taverne, fuyant l'agitation festive de l'établissement, je commence à faire quelques pas, parcourant les ruelles, tout en fumant tranquillement mon cigare. Les rues sont déjà plus calmes que la taverne, cependant, je croise plusieurs personnes profitant de l'air relativement frais pour le climat, de la nuit. Certains me saluent, me reconnaissant, il faut dire que j'ai fait parler de moi depuis mon arrivé à New Providence, mais surtout, depuis ma « prise de pouvoir » en tant que Capitaine du Great Ranger. Mon visage est lui aussi familier à beaucoup de monde, que cela soit pour ma réputation de coureur de jupons, ou encore simplement pour mes partenariats commerciaux ou encore ma simple réputation de capitaine. Je ne reconnais pas tous ceux qui me saluent, mais leur rend la pareille, par pure politesse.

Je prends la direction de la plage, et plus précisément du Great Ranger. Le bateau est, à cette heure, presque désert, si ce n'est quelques volontaires pour le garder, évitant tout incidents. Je sais que j'y serais au calme, puis malgré mes deux semaines en mer, j'ai encore envie de me blottir sur mon bateau, dans ma cabine de Capitaine, de pouvoir juste m'isoler, réfléchir, songer, sans but précis. Malgré le fait que j'apprécie grandement la compagnie de la gente féminine, j'aime aussi quelques moments de solitude, de calme. J'arrive bientôt sur la plage et observe la mer, où la lune éclaire toute d'une faible lueur blanche. Quelques personnes évoluent sur la plage par endroit, mais la grande majorité du lieu semble désert. Finissant mon cigare, j'en jette la fin plus loin, avant d'accélérer un peu le pas en direction de mon navire. Mais c'est alors qu'une silhouette se dessine devant moi, je ne distingue pas s'il s'agit d'une femme ou d'un homme, tout ce que je sais, c'est qu'elle s'approche de plus en plus de la mer et plus précisément de mon navire. Fronçant les sourcils, perplexes, je pose machinalement ma main sur le pommeau de mon sabre, l'autre main sur mon pistolet, avant de m'approcher d'un pas décidé de la silhouette non identifiée.

« Mon navire vous plait ? » Que je déclare, simplement, d’une voix neutre et curieuse. Attendant d’en apprendre davantage sur les intention du rôdeur. Restant tout de même sur mes gardes.
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Membre ›› all the crew aboard.
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MessageSujet: Re: Call of the Sea [Baldwyn]    Sam 25 Avr - 1:07

Cette présence, elle la sentait, roder autour d’elle. Tout près, sans pour autant savoir d’où elle provenait. Comme prise d’un instinct, elle se remit en mouvement pour éviter le moindre souci. Etre statique la rendait vulnérable et faible, se déplacer la rendait cible mouvante, plus difficile à atteindre, surtout à distance. Sans l’avoir pourtant vu, son instinct lui dictait que quelqu’un l’observait, ce qu’elle trouva fort désagréable. A trainer dans les environs des quais, pas étonnant qu’il y ait des gardes pour veiller en toute discrétion sur les bâtiments de leur capitaine. Mais ce n’était pourtant pas un garde, là encore son instinct pour elle. Elle n’aurait d’ailleurs pas osé se risquer à monter à bord pour visiter sans autorisation, au risque de se retrouver la tête coupée. Disons qu’elle se trouvait bien trop près, dans les parages, risquant justement de se faire attraper si elle ne couvrait pas ses arrières, ce qu’elle fit, avant pourtant d’être remarquée par une présence masculine qui approcha. Même si ses intentions ne semblaient nullement mauvaises, Luz ne prendrait pas de risque inutile pour mettre sa vie en danger. Surprise par la voix, elle se tourna pour dévisager un marin, ou plutôt le pirate, éventualité bien plus plausible. Du tac au tac, la réponse ne se fit pas attendre ; et si ses pommettes se mirent à rougir pour avoir été surprise en train de regarder un bateau, Luz se sentit quelque peu gênée d’avoir été prise sur le fait.

« Enormément. »

Le premier mot qui venait de passer ses lèvres, celui pour l’emporter, celui qui sonnait juste. Il ne pouvait pas imaginer ce que ce simple bâtiment pouvait représenter pour elle, ce vent de liberté qu’il venait de lui faire prendre. La nostalgie revenait massivement, tentant de l’emporter avec elle sur son passage. Le bon temps, celui du retour vers le rêve, l’idéal, la meilleure période de sa vie. Une dizaine d’années revenue en arrière, elle pouvait se remémorer le grand large, les yeux brillants face à la beauté des paysages. Si elle avait peur de ne plus revenir chez elle ? Pas le moins du monde, c’était comme partir à l’aventure, ce goût d’inconnu dans la bouche. Les souvenirs remontaient, ce qui n’était pas pour la gêner bien au contraire. Elle pouvait d’ailleurs qualifier cette période la meilleure de sa vie, celle où elle s’était sentie vivante, celle où finalement, elle avait eu l’impression d’exister, d’être quelqu’un, d’avoir une importance. Sous le contrôle d’un mari, c’était comme si au fond, elle ne valait pas grand-chose qu’un bon trophée à mettre en valeur face aux autres. Et c’est ce qui la dérangeait. Pourtant, face à cet homme, elle avait davantage l’impression d’être son égal

« Je ne saurais dire si celui dans lequel j’étais monté était aussi grand, plus ou moins petit. Mais il donnait cette envie de prendre le large et de partir à la conquête des mers.»

Des yeux qui pétillent, un sourire aux lèvres. Comme une enfant, Luz rêvait de cette étendue bleue à l’horizon, souhaitant plus que tout revenir vers le passé si durement quitté. Si les circonstances avaient été autres, si on ne l’avait pas reconnue, alors elle serait encore à bord d’un bateau en train de naviguer, voir du pays, qui sait elle aurait également pu se perdre d’une île à l’autre. Se perdant dans les souvenirs, regardant de nouveau le bateau avec cette folle envie d’évasion, elle finit par reporter son attention vers celui qui lui semblait être le capitaine.

« Mais je ne faisais que passer. »

Inconsciemment, elle sentait cette tension, cette méfiance. Autant ne pas le laisser croire que ses intentions étaient mauvaises. Autant s’en aller avant de devenir trop gênante.


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