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MERCI DE PRIVILÉGIER LES HOMMES SUR LES NAVIRES ET LES FEMMES A TERRE ! Il y a également de nombreuses choses possibles pour les femmes à terre ;)

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 partners in crime (hewry & kylean)

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Membre ›› all the crew aboard.
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› avatar : Colin O'donoghue
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MessageSujet: partners in crime (hewry & kylean)   Mer 18 Mar - 19:32

partners in  crime
Cela faisait maintenant plusieurs minutes que je le suivais. Il avait quitté South Hamilton au coucher du soleil, ni vu ni connu, une cape cachant son uniforme et un capuchon assombrissant ses traits. Qui était-il ? Un membre de la Marine royale dont je tairais le nom pour des raisons qui s’éclaireront au cours de mon récit qui, je l’espère, ne sera pas très long. Pourquoi je le suivais ? Je n’en avais aucune idée. Il m’arrivait des fois de me poster tel un fantôme dans la nuit à l’entrée de South Hamilton, guettant des secrets qui n’attendent qu’à être dévoilés ou des visages qui ne veulent être vus. J’étais moi-même encapuchonné, ne désirant point être reconnu. Mes pas étaient ceux d’un félin, pendant que je suivais cet acteur nocturne, m’impatientant, voulant savoir ce qu’il pouvait bien avoir en tête. Les navires de la Marine se font de plus en plus nombreux à New Providence, je n’aimais pas penser à ce que cela pouvait bien dire pour nous autres pirates, pour nos marchés et pour nos pillages. Tout cela me semblait bien étrange ! Et si, aujourd’hui, ils se tiennent calmement sans bouger, qui sait ce que ces fichus marins de la Marine pourraient bien faire demain ? Je ne voudrais pas le découvrir, du moins pas de si tôt. Et si je pouvais les en empêcher, je le ferais sans hésiter. Après tout, n’était-ce pas eux qui avaient tué toute ma famille froidement ? Bon, peut-être pas eux, mais ils servent tous la même cause, la même couronne et le même pays. Pour moi, ils sont tous les mêmes, des chiens attendant qu’on leur lance leur satanée tranche de viande. Dans cette situation, la viande est Nassau. Nassau avec tous ses habitants, tous ses établissements, et tous ses pirates. Moi-même inclus. Je ne savais que très bien que, dès qu’ils en auront l’ordre, ils passeront tout le monde sous le fil de l’épée. Je ne dis pas que nous allons leur rendre la tâche facile, et je ne sous-estime surtout pas ceux qui font la fierté de cette île, les gens de Nassau. Mais cela risquait de faire couler beaucoup de sang, de gâcher plein de vies, et c’était un prix que personne ne voudrait payer. Un prix trop cher, ma foi !

Je continuais de le suivre, silencieusement. Il avait quitté South Hamilton et se dirigeait vers Nassau. Je prenais bien soin de ne laisser échapper aucun son. Comme je l’ai bien dit, je n’aimais pas faire couler du sang vainement. Et surtout pas le mien. Le soleil nous avait quitté depuis bientôt une demi-heure, mais ses lueurs orangées remplissaient encore le ciel, l’ornant et le décorant. De l’autre part, la lune s’élevait petit à petit, s’apprêtant à prendre sa place. Le marin de la Marine venait de descendre une colline, faisant gare où il posait les pieds, ajustant quelques fois le capuchon en-dessus de sa tête. Il était clair qu’il ne voulait point être vu. Ce qui était sage ! Un membre de la Marine à Nassau ? On en fera une seule bouchée. Nous ne les aimons pas et nous n’allons jamais les aimer. Il était maintenant sur la plage de Nassau, dans un coin isolé, faisant face à la baie où étaient amarrés plusieurs navires. Je repérai le mien, le Rising Sun, et un tas d’autres, le Flying Dragon, le Great Ranger, le Black Fortune. Tous aussi majestueux les uns que les autres. Se tenant tels des gardiens de la ville ancestrale, leur capitale, la capitale des corsaires. Mais ce coin de la plage était vide. Aucun buisson, aucun rocher, je n’avais pas où me cacher et j’étais facilement repérable. Mes pensées s’avérèrent bien placées quand le marin se retourna et d’une voix qui semblait jaillir des fonds du tartare, me dit-il : « Tu penses que je ne t’ai pas vu en train de me suivre depuis ma sortie du village ? Qu’est-ce que tu cherches ? ». Pour un moment, je sentis le sang me monter aux oreilles et mon corps se geler. Mais je me ressaisis rapidement, ne cherchant plus à me cacher. Je répliquai alors d’une voix où je feignis l’audace. « Je pourrais te retourner la question. Tu viens foutre quoi à Nassau ? ». Avec un rictus, il décapuchonna sa tête. « Vermine d’irlandais. Je fais ce que je veux à Nassau ! N’oublie pas que si vous restez ici, c’est par charité de la part de la couronne, rien de plus rien de moins ! ». Mon accent irlandais m’avait encore une fois trahi. Mais ce genre de remarques, ce genre de remarques me faisait à chaque fois perdre mon sang froid. Proie à mon impulsivité, je courrai vers lui et lui lança mon poing à la figure. Coup qu’il évita à la dernière seconde en me frappant en plein estomac. Toussant, je me remis sur mes pieds et me lançai de tout mon poids sur lui. Nous roulions donc par terre quand une paire de main vint m’arracher au marinier.


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