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MERCI DE PRIVILÉGIER LES HOMMES SUR LES NAVIRES ET LES FEMMES A TERRE ! Il y a également de nombreuses choses possibles pour les femmes à terre ;)

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 (wolfe) ›› the bloom of summertime.

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MessageSujet: (wolfe) ›› the bloom of summertime.   Lun 9 Mar - 23:32

where the ocean stood.
WOLFE RAMSEY & ANNABEL NORTHWODE

Hot sand on toes, cold sand in sleeping bags, I've come to know that memories Were the best things you ever had. The summer shone beat down on bony backs, So far from home where the ocean stood Down dust and pine cone tracks. We slept like dogs down by the fire side Awoke to the fog where all around us The bloom of summertime. We stood Steady as the stars in the woods So happy-hearted And the warmth rang true inside these bones As the old pine fell we sang Just to bless the morning. ~ old pine.


Un soupire passa les lèvres d’Annabel alors que, face au miroir, elle réajustait son corset dans une volonté de masqué autant de peau que possible à l’aide de sa robe au décolleté pourtant bien échancré. Elle les aimait comme ça, elle aimait l’élégance des formes féminines et jugeait qu’il fallait montrer ce qui était beau. Cependant, elle se rendait dans un bordel et elle savait par expérience que les hommes là-bas étaient si peu éduqués que même si elle venait vêtue telle une nonne, ils la prendraient quand même pour une prostituée. Elle n’aimait pas les regards qu’ils pouvaient poser sur elle, ils étaient vulgaires et irrespectueux, si ça ne tenait qu’à elle, elle leur crèverait les yeux pour qu’ils arrêtent de la reluquer. Mais elle avait plus à perdre à qu’à gagner en agissant de la sorte et elle était loin d’être stupide, elle ne voulait pas perdre les bénéfices que lui apportaient le partenariat qu’elle entretenait avec le gérant du bordel. Haytham Booth était un homme détestable en tous points, mais il savait ce qu’il faisait et il était doué dans son travail. Le bordel de Nassau était populaire parce qu’il s’agissait d’un bordel avant tout, mais l’homme qui était à la tête, savait comment gérer aussi bien les clients que les employées, ce qui permettait au bordel de faire toujours plus de bénéfices. Annabel aurait pu dresser une liste de choses qu’elle détestait chez Booth, suffisamment longue pour remplir un ouvrage entier, mais de ce côté-là elle n’avait rien à lui reprocher. Peut-être pourrait-elle au moins se permettre de dire qu’elle aurait préféré qu’il se déplace plus souvent pour signer leurs accords. Elle était suffisamment gentille pour accepter venir jusque dans son bordel pour les affaires, mais ce n’était pas son lieu préféré dans la ville de Nassau. La taverne était selon elle bien plus appropriée. Haytham en avait décidé autrement et pour une fois, la jeune femme ne s’était pas senti le courage de s’opposer fortement à sa décision. A quoi bon ? Elle était peut-être las au fond, de perdre du temps pour des broutilles. Il ne s’en sortirait pas toujours aussi facilement, Annabel prenait un malin plaisir à s’opposer à Haytham, comme si cette opposition lui permettait de repousser tout ce qu’elle pouvait ressentir pour lui, cette attraction vaine à laquelle elle ne pouvait pas se laisser aller. Elle ne voulait pas n’être qu’une femme de plus qu’il mettrait dans son lit. Elle valait mieux que ça et Haytham n’avait pas l’air d’être le genre de personne à pouvoir (ou vouloir surtout) offrir plus à une femme. Quand bien même il en serait capable, c’était elle qui ne pourrait pas. Elle aimait son indépendance et elle passait trop de temps à s’opposer aux volontés de son père pour un jour appartenir à un homme. Haytham ne serait à jamais qu’un partenaire, un allié, un moyen de s’enrichir et de faire tourner son commerce. Leur relation s’arrêtait là et c’était certainement mieux comme ça. Elle se plaisait à le détester et à lui faire comprendre qu’elle n’éprouvait aucune sympathie, elle n’était pas prête à retourner sa veste. Pas aujourd’hui, certainement pas demain, probablement jamais. Elle était décidée à continuer sa vie de la même façon dont elle le faisait à l’heure actuelle. Elle ne renoncerait à cette vie pour personne, elle était bien trop fière de ce qu’elle avait su accomplir jusqu’à présent pour changer de route en un clin d’œil. Elle avait travaillait dur pour en arriver là, elle s’était battue pour résister à la pression qu’on exerçait sur elle parce qu’elle était n’était qu’une femme. Elle ne ferait pas marche arrière. De plus, Nassau avait besoin de femmes comme elle pendant que les hommes écumaient les mers à la recherche de trésors. La mer, la piraterie et tout ce qui allait avec, ça ils pouvaient le garder elle était très bien dans sa taverne.  

La nuit était tombée sur la ville, la taverne commençait à se vider – probablement au profit du bordel – mais elle entendait encore du bruit en bas, il y avait toujours du monde en bas. Peu motivée à rejoindre le bordel, elle se s’attarda à regarder le paysage par la fenêtre. Il y avait du mouvement sur la plage, mais la mer elle, était calme, elle semblait paisible. Il s’agissait d’un paysage qu’elle aurait pu observer pendant des heures. Elle aimait Nassau, elle aimait la plage, elle aimait la mer, elle aimait la chaleur. Elle aimait la différence flagrante avec l’Angleterre. Née à Southampton, elle avait l’habitude du froid et des fortes pluies, elle se souvenait avoir sali des robes et des bottes en marchant dans la boue. Elle se souvenait de la pluie glaciale qui lui était souvent tombée dessus dans les rues de la ville. Elle se souvenait aussi de la sensation agréable d’un bain chaud ou d’un feu de cheminée après un coup de froid, mais cette sensation n’était rien comparée à tout ce qu’elle ressentait à Nassau. Elle avait fait de cette ville sa maison et jamais elle ne la quitterait. Des coups contre la porte la firent sursauter. Elle devait partir alors qui venait l’importunée à une heure pareille ? Elle attrapa un verre dans lequel il restait un fond de vin et l’avala d’une traite avant d’aller ouvrir la porte. Elle fut surprise de voir Haytham devant elle. Qu’est-ce qu’il faisait là ? Ils devaient se voir au bordel. Il était incompréhensible. Il avait ce qu’il voulait alors pourquoi venir vers elle ? A croire qu’il appréciait autant qu’elle la confrontation entre eux et qu’il ne pouvait pas s’arrêter à une victoire aussi facile. Tant mieux, ça voulait dire que dans le fond, elle avait gagné, c’était lui qui était venu à elle et non le contraire. Elle en tirait une certaine satisfaction. Elle l’invita à entrer dans son bureau et les discussions pouvaient commencer, au même titre que les accords. Ils étaient de très bon partenaires et même si elle craignait toujours qu’il la double d’une façon ou d’une autre – soucis de confiance – elle savait qu’elle avait beaucoup à gagné de cet accord avec lui. Tout aurait pu se passer correctement jusqu’à ce qu’elle le raccompagne en bas, par simple courtoisie, parce qu’elle était bien élevée après tout. Il était incapable de bien se comporter. Il n’avait pas ça en lui de toute évidence. Une phrase suffit à foutre en l’air toute la bonne entente de la soirée. Au fait, avec une robe pareille, tu serais parfaite dans mon bordel. Humour ou non, ça n’avait pas d’importance à ses yeux. C’était la phrase qu’il aurait du garder pour lui s’il ne voulait pas voir les choses s’enflammer. Mais franchement, n’était-ce pas exactement ce qu’il voulait ? « Va te faire foutre Booth ! Compare-moi encore une fois à tes putains et tu pourras dire au revoir à tes couilles ! » Elle avait haussé le ton plus qu’elle ne l’aurait voulu, attirant d’un coup les yeux – parfois trop curieux – des quelques personnes présentes dans la taverne. « Sors d’ici ! » Indiqua-t-elle tout en pointant la sortie du doigt. L’homme en face d’elle leva les yeux au ciel d’un air amusé avant de quitter les lieux, lui souhaitant une bonne soirée, formule de politesse à laquelle elle ne prit même pas le temps de répondre. Elle soupira avant de faire les gros yeux aux clients qui la fixaient, apercevant alors Wolfe parmi eux. Il représentait la seule bonne nouvelle de la soirée. Partant rapidement derrière le comptoir, elle alla chercher une bouteille de vin et un verre avant de revenir vers Wolfe. Elle rempli rapidement le verre en face du jeune homme puis le sien. « Bouteille offerte par la maison. » C’était elle qui la dirigeait cette maison, alors elle n’allait pas payer la bouteille. Son verre en main trinqua avec celui du jeune homme. « Santé. » Rapidement elle porta son verre à ses lèvres, en avalant le contenu d’une seule traite avant de reposer le verre sur ta table pour le remplir de nouveau. La soirée avait pourtant si bien commencée, pourquoi fallait-il qu’Haytham trouve toujours un moyen de l’énerver ? Surtout, pourquoi est-ce que ses répliques l’atteignait bien plus que celles de n’importe quelle autre personne dans cette ville ?

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MessageSujet: Re: (wolfe) ›› the bloom of summertime.   Mar 10 Mar - 11:58



il y a des personnes qui se
sentent indignes d’être aimées.


Les joies de la taverne sont incomparables, uniques à leur façon. Elles sont là, présentes, et depuis une certaine heure Wolfe est assis sur cette chaise branlante, pinte à la main à regarder tout ce joli monde qui l'entoure en rigolant parfois. Ce qu'il y a d'amusant en ce lieu, c'est que la débauche y prône autant que la bonne humeur qui parfois peut se transformer en une rage grandiose. Les hommes y dégueulent sur le parquet, y gloussent avec les yeux révulsés et chantent en général des chansons paillardes qui feraient pleurer un curé passant par ici. Un manque de discernement, de classe certaine, néanmoins il en est des habitudes des corsaires qui ne veulent plus trop réfléchir après une journée trop difficile à encaisser. Que ce soit la perte d'un navire ou encore une claque reçue de la part de son épouse, tout est bon pour se retrouver à une table pour s'enfiler du rhum, du whisky, de l'hydromel et Dieu seul sait quel alcool parcourt encore les meubles de la bâtisse. Géré d'une main de fer par une donzelle à l'allure d'une sylphide, aussi douce que puissante, il se trouve que Wolfe est étonné de ne pas l'apercevoir dans le coin, elle qui guette sa bande de dégénérés d'un oeil amusé pour les jeter dehors en cas de débordements. Reprenant une gorgée de sa liqueur des pauvres, ce n'est pas encore assez pour qu'il puisse essayer de faire des claquettes irlandaises sur la table, en revanche il laisse de côté des souvenirs qui taraudent son esprit. A la réalité, the captain rum mérite autant bien son nom que celui-ci ne lui sied pas au teint. Il devrait plutôt se faire nommer le distributeur d'oubli, parce que c'est ça que les écumeurs ou marchands viennent chercher une fois la lune levée, quand ce n'est pas pour se retrouver entre les cuisses d'une rousse à la poitrine pulpeuse, ils préfèrent s'arracher la mâchoire avec des alcools forts qui permettent ce bénéfice du doute. Et si je n'avais pas ceci ? Et si je n'avais pas fait cela ? Ils en viennent à se récréer une vie qui n'est pas la leur, ils arrivent à se modeler des chimères aussi excentriques que réalistes. A son tour, Ramsey voudrait mettre de côté ses plaies les plus profondes qui purulent à vue d'oeil. Répondant à un nom, à plusieurs, des visages, des fantômes qui tournent autour de sa carcasse délabrée pour lui rappeler à quel point il ne mérite pas d'être encore sur pieds. Inspirant profondément pour chasser les macabres pensées qui souhaitent mettre à mal son apaisement, il reprend sans plus de cérémonie un autre tour, si bien qu'il ne reste plus rien dans son verre et finalement il laisse sa tête tomber en rien pour soupirer le plus délibérément possible. Jusqu'à ce qu'il y ait du grabuge, non pas un orage, plutôt un ouragan qui s'écrase sur la taverne. « Va te faire foutre Booth ! Compare-moi encore une fois à tes putains et tu pourras dire au revoir à tes couilles ! » Il fallait s'en douter, il aurait été trop beau qu'Annabel Northwode passe une nuit sans se tirer les cheveux avec quelqu'un. En l'occurrence il s'agit de Booth qui a encore attiré son courroux en la provoquant sans aucun doute, dévisageant un instant le propriétaire du bordel, le quartier-maître se sent pousser un rictus ridiculement amusé par ceci dans le coin de ses lèvres. Et les autres regardent avec des yeux ronds la scène, sans réagir, sans vouloir se mêler de ce qui ne les regarde pas. De toute façon, ils ont beau être une dizaine, ils ne peuvent rivaliser face à la violence de la tenancière qui vaut bien une dizaine de bêtes enragées lorsqu'elle se décide à sortir les griffes. La sirène qu'il la surnomme même parfois, puisque même si elle n'accueille pas n'importe qui dans ses draps, une fois ceci fait il est presque impossible de s'en détacher. On revient toujours à la même base, la même origine, ce même corps qu'il a frôlé, touché des tas de fois jusqu'à ne plus vouloir s'en passer. Celle qui inspire ses textes, qui l'écoute, qui rigole ouvertement en sa compagnie tout en laissant au placard les déboires amoureux qui taraudent son pauvre coeur en plein naufrage. Pinçant sa lèvre inférieure, croisant les bras sur son torse il lui adresse une oeillade plus que révélatrice de l'envie de connaître les raisons d'une telle hargne au combat. Alors pour y répondre sa muse file chercher derechef une bouteille de gnôle rouge, récipient à la main pour lui démontrer que oui, elle aussi compte bien boire face à lui. Elle a le droit autant qu'un autre, qui a dit qu'une donzelle ne pouvait pas finir dans le caniveau ? Personne, surtout pas Ramsey qui lui voue un respect et une fidélité sans failles, presque autant que celle qu'il offre à son capitaine.

« Bouteille offerte par la maison. » Un peu qu'elle doit l'être, manquerait plus qu'il paie pour un aussi bon vin qui lui coûterait sans aucun doute un bras, si ce n'est les deux avec de surcroît un morceau de jambe. Son verre rapidement rempli, il l'attrape entre ses doigts sans faire de politesses tout en continuant de retracer les traits de son interlocutrice au crayon de ses pensées. Inchangeable, indomptable, ce doit être ceci qui dès la première parole fut fascinant chez elle. Elle n'est ni une guerrière sur son cheval fougueux, ni une ridicule noble niaise et détestable. Elle est un savant mélange entre les deux, ajustant à la perfection ses vêtements à ses formes délicates qui finiraient immortalisées sur une toile si Wolfe avait eu quelconque talent pour la peinture. Lui c'est les mots, parce qu'il n'y a rien de plus puissant, parce que c'est exutoire autant que libérateur, parce qu'il a plus de facilité à s'étaler sur du papier que face à cette réalité qui l'empoigne douloureusement. Grimaçant à cause de la gêne occasionnée par sa blessure faite trois jours plus tôt au détour d'une plage, heureusement pour lui il fut sauvé in extremis d'une comparse répondant au nom de Jehanne, sans elle il serait sans aucun doute sans son membre et peut-être même mort si elle n'avait pas agi dans cet affreux litige qui aurait pu se finir dans le sang à cause d'un lâche. Frémissant un peu tout en faisant bouger ses muscles pour se défaire de ce pincement causé par la cicatrice encore très fraîche, il lève son verre à son tour répondant à ce santé prononcé avec une bouderie qui lui est propre. Glissant le liquide à ses lèvres, celui-ci s'écoule le long de sa gorge, et sans pour autant le finir - parce que si c'est de qualité, il vaut mieux en profiter - il repose la rincette sur la table vieillotte tout en dévisageant sa protectrice et protégée à la fois. « Oh ça, t'as l'air de t'porter comme un charme. » Beaucoup moins que quand ils se retrouvent seuls dans une couche à se regarder dans le blanc des yeux, certes, toutefois pour entamer une conversation sans se prendre une gifle en pleine joue il faut savoir prendre des pincettes. Surtout avec elle.  « Et j'crois que t'as beaucoup à m'raconter. » S'ils sont amants, ils n'ont pas eu le courage, pas eu ce fil invisible pour les relier jusqu'à l'éternité. Il aurait pu se construire une seconde chance en compagnie de cette femme à l'allure troublante, pourtant, faut croire que les spectres sont souvent plus forts et mènent la danse peu importe la situation. Il n'est pas arrivé à l'aimer dignement, tout comme Sheona l'ayant suivie aveuglément dans sa pulsion d'aventure. Sa perte, pourtant, il ne la causera pas, contrairement à celle qu'il avait cru apprécier plus que de raison, Annabel elle, sait se défendre bien qu'il sera toujours dans son dos pour sortir les armes en cas de besoin. C'est étrange, sans pour autant être malsain, c'est beau tout en étant incompréhensible, ils sont amants, ils sont amis, ils sont confidents, ils sont des enfants qui souhaitent un peu plus de fantaisie dans cette rudesse qu'est le présent. Booth est son démon, Graham est le sien, chacun son prénom qui se répète dans le crâne à foison à l'instar d'une mélodie douteuse qui reprend au même instant pour donner la sensation d'éternité, de supplice. Jetant un dernier coup d'oeil à la porte de sortie, Haytham est déjà loin sans aucun doute et tout en laissant un rire de gorge passer la barrière de ses lippes, il se replonge dans les iris de son inspiration pour reprendre d'un ton taquin.  « Qu'est-c'qu'il a fait cette fois ? » Parce que toutes les occasions sont bonnes pour se cracher des horreurs à la gueule. Parce qu'il en est de la nature humaine de se détester, se détacher, ils sont nés pour haïr et le plus désolant dans tout cela, c'est qu'ils ne peuvent même pas croire qu'ils sont des animaux. C'est bien pire, ils sont mortels, ils sont conscients de leurs actes et ne prennent pas en conséquence leurs expériences. Fabuleuse création qu'est l'homme puisque dans toute sa splendeur il creuse vers le fond, cherchant toujours plus pour sa fortune personne. Et bon sang, ils ont atteint le bout depuis une décennie au moins jusqu'à se retrouver dans le ventre de l'enfer. Là où ils se font mal, là où ils périront à cause de sentiments qui les rongent. Concernant les deux qui se retrouvent autour d'une bouteille, ils n'ont plus qu'à se réparer mutuellement, à chercher le dernier bout de coeur qu'il reste sous cet amas de peau inutile. Jusqu'à ce qu'il vive, qu'il batte pour de la nausée.

_________________


i'll wrap my hands around your neck so tight with love
« il existe un lieu où le monde de la lumière rencontre celui des ténèbres. c'est là que tout se produit: dans la terre des ombres, où tout est rare, confus, incertain. nous sommes les gardiens de cette frontière. »
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MessageSujet: Re: (wolfe) ›› the bloom of summertime.   Dim 15 Mar - 23:42

where the ocean stood.
WOLFE RAMSEY & ANNABEL NORTHWODE

Hot sand on toes, cold sand in sleeping bags, I've come to know that memories Were the best things you ever had. The summer shone beat down on bony backs, So far from home where the ocean stood Down dust and pine cone tracks. We slept like dogs down by the fire side Awoke to the fog where all around us The bloom of summertime. We stood Steady as the stars in the woods So happy-hearted And the warmth rang true inside these bones As the old pine fell we sang Just to bless the morning. ~ old pine.


Annabel Northwode n’était pas réputée à Nassau pour sa patience, bien au contraire. La gérante de la taverne était du genre à réagir rapidement et avec fureur. Il en fallait peu pour qu’elle s’énerve et quand la colère lui montait en joue, on le savait rapidement. Haytham était le premier à subir son courroux. Il était peut-être également le seul à Nassau à savoir qu’il n’avait rien à perdre à la taquiner. Jamais elle n’allait rompre le partenariat entre leurs deux établissement, ce serait complètement idiot de sa part. Contrairement aux pirates qui l’emmerdaient un peu, elle ne pouvait pas lui ordonner de bien se tenir sans quoi elle lui interdirait l’entrée dans la taverne, il s’en fichait de ne pas pouvoir entrer dans la taverne alors s’il elle agissait de la sorte, il se contenterait de lui dire qu’ils n’auraient qu’à se rencontrer au bordel pour leurs prochains accords et elle serait perdante sur toute la ligne. Elle n’avait pas beaucoup de pouvoir contre Haytham et pourtant, de tout Nassau il était celui qui lui posait le plus de problèmes. Elle avait souvent du mal à ne pas laisser sa main venir claquer contre sa joue et pourtant, malgré ça, elle ne pouvait pas s’empêcher de rêver de partager un jour sa couche. Elle était stupide et elle se maudissait pour ces pensées qu’elle essayait de faire disparaitre. Un bon vin devrait certainement l’aider. C’était ce qu’elle se disait souvent, s’il continuait comme ça, elle deviendrait plus alcoolique encore que les clients de sa taverne. Sans doute que la voir dans un tel état ferait bien trop plaisir à Haytham, alors elle préférait rester droite et fière, malgré les insultes qu’il n’avait de cesse de lui balancer en pleine figure. Elle continuait d’espérer qu’un jour il comprendrait qu’elle préférait encore mourir de faim dans la vue plutôt que de devenir une prostituée, elle valait mieux que ça. Elle venait d’un milieu particulièrement aisé, elle avait reçu une excellente éducation, elle n’était pas une vulgaire femme vendant son corps pour quelques pièces. Elle n’était pas non plus qu’une femme parmi tant d’autres qu’on pouvait mépriser et maltraiter. Elle était Annabel Northwode et peut-être qu’elle était prétentieuse mais elle était une femme d’importance à Nassau alors elle estimait qu’on lui devait le respect. Haytham le lui devait, au même titre que les autres hommes de l’île. Cependant, il y avait certains hommes à qui demander de respecter les femmes c’était comme leur demander de décrocher la lune, impossible donc. Annabel avait quand même de la chance, ils n’étaient pas tous comme Haytham Booth. Un monde rempli d’hommes comme lui l’aurait certainement poussée au suicide depuis longtemps. Non, il y avait encore des hommes bons dans le monde et même à Nassau, parmi les pirates, Annabel avait su trouver des hommes avec qui elle s’entendait très bien, des hommes qui la respectait, des hommes avec qui elle pouvait communiquer sans avoir des envies folles de commettre des meurtres. Nassau n’était donc pas complètement perdue, Dieu merci ! Heureusement, elle avait su faire déguerpir Haytham rapidement,  elle s’estimait heureuse puisque, de toute évidence, elle n’avait pas la patience – ni ce soir, ni jamais – de passer des heures à s’engueuler avec le gérant du bordel. S’il n’avait pas rapidement quitté les lieux sans doute aurait-elle été obligée d’employé la force et bien qu’elle ne soit pas franchement en mesure de cogner l’homme avec force, elle savait où frapper pour faire mal. Elle n’en était pas arrivée là et c’était un soulagement.

Une fois Haytham hors de vu, elle remercia presque le ciel – seconde fois de la soirée – d’avoir poussé Wolfe à entrer dans le bar. Il faisait partie des hommes de Nassau à la respecter, il était son ami, parfois plus que ça. Elle appréciait vraiment ce garçon et même si leur histoire n’allait certainement pas se terminer avec de belles déclarations d’amour et une demande en mariage, elle ne pouvait plus imaginer sa vie sans Wolfe dedans. Il était un pirate, mais il valait mieux que la plupart d’entre eux et pourtant, il ne naviguait pas sur le pavillon le plus respectable – selon les critères d’Annabel – du monde, bien au contraire. Annabel se demandait parfois ce qu’un homme comme lui pouvait faire sur un bateau comme le Jolly Ranger. La réputation du capitaine Hawkins n’était plus à faire, c’était un homme effrayant face auquel la jeune femme n’avait pas envie de se retrouver. Plus elle restait loin du bonhomme mieux elle se portait. S’il fallait parler affaires, elle préférait se tourner vers son quartier-maitre, Wolfe. Ce soir en revanche, elle n’avait pas envie de parler affaires, elle l’avait déjà trop fait dans son bureau en compagnie d’Haytham. Maintenant qu’elle était assise en face du pirate avec une bouteille de vin et un verre qu’elle pouvait remplir d’un seul geste, elle n’avait pas du tout envie de parler affaires. Elle ne pouvait pas prétendre cependant qu’elle ne bougerait pas le petit doigt s’il se passait quelque chose dans la taverne, le fait était qu’elle en était incapable. Cette taverne c’était ce qu’elle avait le mieux réussi dans sa vie. Elle n’était pas une femme à marier, ni de celle qui donnerait des enfants à quelqu’un, elle ne voulait pas être mère, alors tout ce qu’elle avait c’était cette taverne, pleine d’alcoolique. Bien-sûr, dit comme ça, ça n’avait rien de glorieux, mais pour une femme, posséder un tel endroit, c’était une véritable victoire, elle s’enrichissait facilement, elle se sentait utile, elle se sentait même indispensable et c’était ce sentiment qu’elle avait toujours voulu ressentir dans sa vie, alors, elle ne renoncerait à cette taverne pour rien au monde. Son père disait souvent que les choses ne pourraient pas toujours continuer ainsi, que la couronne mettrait rapidement les points sur les i et qu’à ce moment là, les choses seraient compliquées pour elle. Elle n’en avait cure et n’écoutait son père que d’une oreille. Si Nassau tomberait, elle tomberait avec elle, n’en déplaise à son père. Elle avala rapidement un premier verre se sentant déjà mieux. « Oh ça, t'as l'air de t'porter comme un charme. »  Le regard posé sur son interlocuteur, la brune haussa légèrement les épaules avant de laisser un léger sourire se dessiner sur ses lèvres. « Toi aussi, étonnant pour un pirate. » Ils étaient belliqueux et il n’était pas rare qu’on annonce à la taverne que tel ou tel pirate était tombé au combat. Elle en avait vu revenir complètement amochés par les combats, d’autres avec des membres en moins, certains en train de crever d’une quelconque maladie attrapée en mer. La vie de pirate n’était de toute évidence pas toute rose, mais si Wolfe allait bien, alors tout allait bien. « Et j'crois que t'as beaucoup à m'raconter. » Un long soupire s’échappa des lèvres de la jeune femme.  Quand il s’agissait d’Haytham il y avait toujours beaucoup de choses à raconter. Elle pouvait passer des heures entières à se plaindre du comportement de son collègue, alors qu’il ne méritait – logiquement – pas plus d’une seule minute de son précieux temps. Elle lui accordait vraiment beaucoup trop de temps. Encore une raison supplémentaire de se trouver idiote. Heureusement, malgré toute la stupidité dont elle pouvait faire preuve, il serait toujours le plus stupide d’entre eux deux. « Qu'est-c'qu'il a fait cette fois ? » Comme d’habitude, avait-elle envie de répondre. Certes, les répliques d’Haytham changeaient, mais le résultat était toujours le même : il se comportait comme un connard. Les jambes croisés et le dos collé dans son dossier, presque avachie sur sa chaise – position définitivement pas digne de l’éducation qu’elle avait reçue – Annabel leva les yeux au ciel comme désespéré avant de poser son regard sur Wolfe. « Comme d’habitude, il m’a manqué de respect. » Elle avala une nouvelle gorgée de vin avant de se redresser sur sa chaise. « Soit sincère avec moi. Est-ce que je ressemble à une prostituée ? » Elle n’en avait pas l’impression et en plus, elle avait pris soin d’ajuster au mieux son corset pour cacher un maximum de peau eu dessous. Évidemment, elle n’avait pas pu faire de miracle, mais elle n’avait pas l’air d’une prostituée, simplement d’une femme bien habillée et la réponse de Wolfe avait plutôt intérêt d’aller sans ce sens, sans quoi, elle risquait fortement de vider la bouteille de vin en allant pleurer dans son coin.
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MessageSujet: Re: (wolfe) ›› the bloom of summertime.   Dim 22 Mar - 0:49



il y a des personnes qui se
sentent indignes d’être aimées.


Quoi de plus alambiqué que les sentiments amoureux ? N'étant pas un professionnel en la matière, Wolfe ne se considère certainement pas comme un conseiller, pourtant il sait reconnaître une midinette amourachée parmi toute une populace d'autres qui hurlent. C'est plutôt douloureux d'être humain, c'est même plutôt affreux quand on y songe plus sérieusement parce qu'une fois que l'attache est faite ; il est impossible de s'en dépêtrer. Alors on essaie d'oublier le plus simplement du monde en allant à gauche ou à droite, dans d'autres draps, parcourant d'autres lèvres pour se défaire de cette personne qui est entrée sous la peau jusqu'à gangréner le coeur. Si cela marche un temps, quelques heures parfois, ça ne dure jamais éternellement et pouvant bien témoigner de cette situation, Ramsey use et use des charmes de son interlocutrice tant par désir que par pulsion de s'illusionner une nuit de plus. Ce n'est pas bon, c'en est même totalement dangereux si le retour à la réalité n'est pas assez préparé, il peut parfois y avoir des chocs si violents qu'il en résulte un traumatisme voire parfois des larmes qui ne cessent de couler. Il sait tout en essayant de se convaincre que non, là est-ce peut-être le secret d'une existence à peu près paisible tout en essayant de mettre de côté le passé qui continue de taillader avec son fer rouillé la plaie donnant directement vers ce que les autres appellent passion, amour ou qui sait encore les noms qu'il a. C'en est amusant à quel point un terme peut devenir sujet à des névroses, à des horribles nuits à se demander pourquoi lui et pas un autre. Il faut passer outre, sauf quand l'insomnie s'installe dans le corps ; là il est impossible d'en faire totalement abstraction. L'alcool peut être salvateur tout comme l'opium dont il s'acoquine parfois simplement pour découvrir des rivages plus plaisants que les plages sableuses et profondes de Nassau. Il revoit son pays, recroise l'herbe verte et pluvieuse, tombe dans un sommeil profond jusqu'à son réveil. Il se portera toujours bien Wolfe, parce que sans ça il se serait déjà probablement passé la corde au cou. Ce n'est pas son supérieur hiérarchique qui l'aide dans son hypothétique recherche de morceaux de palpitant à trouver, ce n'est ni Annabel bien qu'elle puisse en faire battre certains. C'est seulement lui, et lui tout seul qui peut se sortir de la noyade, alors il essaie, parce qu'il se dit que finalement ça en vaut certainement la peine. Hochant uniquement la tête à sa remarque concernant la piraterie, ce n'est pas totalement anodin bien sûr que non. A chaque départ il se demande si c'est de maladie qu'il crèvera ou encore d'une blessure qui le touchera en plein dans les tripes. Rien de cela, il s'en relève, il s'en amuse et a seulement plus de hargne pour combattre le futur à venir. « Comme d’habitude, il m’a manqué de respect. » Elle n'a pas eu les compliments qu'elle voulait sa belle muse, et même les mots du forban ne sont pas assez suffisants, elle souhaite ceux de monsieur Booth, des siens elle n'en a presque cure. Ne pouvant feindre un sourire en coin de lèvres, à son tour il prend une gorgée du délicieux vin servi à peine quelques minutes plus tôt, il s'en délecte puisqu'une telle qualité il ne peut que rarement s'en payer - ou alors pour de grandes exceptions, en sachant qu'il n'y en a que très peu, ceci réduit considérablement ses espoirs de se bourrer la trogne avec une bonne gnôle vieillotte. Elle pourrait être heureuse la gérante de la taverne si au moins elle s'en donnait la peine, or dans le temps qui passe c'est bien connu que rien ne se déroule comme prévu. Il y a des facteurs qui arrivent, qui tombent et parfois font du mal - surtout même. En l'occurrence le maître du bordel n'a pas su bien se conduire avec elle, encore une fois les raisons peuvent être diverses : son décolleté mettant soigneusement en valeur sa poitrine, sa manière si particulière de plisser ses lippes ou encore sa façon de causer à autrui tout en le dévisageant. Vipère à l'allure d'un agneau, elle fait bien mieux que cacher son jeu puisqu'elle incarne les deux à la perfection. Haussant les sourcils, le quartier-maître est d'autant plus curieux d'entendre son récit et dépitée, Annabel ne semble pas décidée à lui raconter tout dans les moindres détails, elle lui donne seulement un indice en le questionnant. « Soit sincère avec moi. Est-ce que je ressemble à une prostituée ? » Fort bien, là est le sujet du litige risible à souhait ; ses vêtements. N'ayant aucune connaissance en vêtements féminins, il en vient juste à grimacer se demandant pertinemment ce qu'il va bien pouvoir lui répondre. Que vaut donc son avis ? Il n'a aucunement la science universelle, seulement la sienne et quelque part si elle peut la rassurer, alors il la dévoilera en plein jour.

Si sa mine change du tout au tout, presque hésitant de lui demander si c'est une blague ou non il se retient en terminant son verre de manière assez rapide. Courageux sont les hommes qui disent la vérité à une femme susceptible, et ce ne sont pas seulement elles qui le sont ! L'homme dans sa totalité et complètement vaniteux ne supporte aucunement la critique, même s'il le démontre parfois beaucoup moins que ces autres. Elle est capable de tout entendre, tant qu'il ne lui raconte pas de bobards et de toute façon ceci est de mise depuis qu'ils se connaissent ; autant être sincères puisqu'il n'y a pas grand-chose à perdre, tant pis si l'un ou l'autre se prend une gifle en plein dans la joue. Prenant appui par le biais de ses coudes sur le bord de la table, il en vient à joindre ses mains et plongeant son regard dans le sien, il répond enfin, décidé dans ses mots. « Non, tu r'ssembles à une femme. » Serait-ce un stratagème pour s'échapper de cette question qui pourrait lui coûter une émasculation publique ? Oh loin de là cette idée, il se veut juste fidèle à ce qu'il est, Annabel reste Annabel et elle ne ressemble à aucune autre, cette vulgarité qu'ont les catins ne lui correspond pas, cette malice dans le regard en revanche pourrait y convenir, bien que plus douce et inaccessible. Et Dieu seul sait qu'il a pu en voir des choses dans les iris bleus de son amante, un peu de désarroi, de l'amusement de temps en temps, de la tendresse et surtout un certain manque à combler là où un crétin n'arrive pas à se faire sa place. Que ne faut-il pas faire pour éviter de souffrir ? Inspirant profondément il prend une petite pause avant de reprendre tout en gardant son petit rictus attendri. « Oui t'as une poitrine qu'tu mets en valeur, oui t'as un corps qu'tu négliges pas, oui t'as des ch'veux qu'tu prends soin à bien coiffer. Oui, tout ça c'est vrai j'te l'accorde, où est l'mal ? Si y'en a qui croient qu't'es qu'une putain, c'est leur problème, pas l'tiens. » Et sans ce jeu de séduction, où serait donc le plaisir ? Elle est loin d'en être une, pour avoir passé des mois à la courtiser le pirate ne peut qu'affirmer qu'elle n'est pas aussi simple d'accès, que sa cuisse n'est certainement pas légère mais que malgré tout le voyage en vaut le détour. Simplement pour sa présence plus intelligente qu'une autre, pour sa conversation, son intérêt et son âme mise à nu qu'il ne saurait bafouer. Le respect se perd parmi les rustres, on ne change pas un animal carnassier en un herbivore c'est indéniable tout comme on ne se défait pas des bassesses d'un homme. « Tu sais qui tu es, c'que tu es et j'estime que c'est l'principal. D'toute façon Annabel, l'jour où tu te fieras uniquement aux remarques des ivrognes t'auras plus qu'à t'passer la corde au cou. » Un vieil adage raconte qu'il est possible de savoir qui l'on est dans les yeux d'un autre, est-ce vraiment véridique ? Ceux qui injurient à outrance, ceux qui rabaissent, ceux qui mentent ? Non ce n'est pas si clair que cela, bien au contraire, c'en est tellement flou que ça en devient totalement ridicule et il vaut mieux se regarder soi-même dans une glace plutôt que de se contenter du venin des autres, il faut seulement faire confiance au véritable proche qui n'a aucune envie de faire du mal - ils sont difficiles à trouver, pourtant à bien chercher on tombe dessus de façon inopinée. Retenant un rire, il passe une main libre derrière sa nuque pour la masser quelque peu avant de reprendre, souhaitant uniquement pousser son développement jusqu'au bout. « Je m'fais traiter d'assassin, est-ce que pour autant j'en suis un ? » Il devrait songer à y répondre lui-même puisque parfois il doute, parce que dans l'équipage du Jolly Ranger il n'y a aucune place pour la pitié, parce que là où il est il faut savoir appuyer sur la gâchette en fermant les yeux. Même s'il ne s'attend pas à une quelconque réponse - ou peut-être qu'il en a peur - il reprend le fil sans plus de cérémonies. « La populace peut pas définir c'qui s'cache à l'intérieur, elle cherch'ra toujours à t'mettre au plus bas et pour cause ; elle a juste rien d'mieux à foutre, elle s'ennuie. Haytham étant de ceux-là, il doit profondément s'faire chier dans son bordel pour v'nir te provoquer ici. » Faut croire qu'ils ont trop en commun, quelque part il pourrait presque l'envier de cette course qui ne peut que les mener vers une guerre sans merci. Il aimerait à son tour qu'un autre vienne lui parler. Tout est trop compliqué là où pourtant ça semble si simple, qu'ils échangent seulement d'organes vitaux, ça pourrait tout changer y compris la donne. Annabel ne serait guère embêtée par son co-gérant et Wolfe y trouverait son bonheur à se faire royalement enquiquiner par le quarantenaire à l'allure d'un ours mal léché. On ne peut pourtant changer les fils du destin qui se relient dans les étoiles, il faut savoir subir les conséquences du temps, des choix qui ont été faits et essayer de se débattre pour s'en sortir. Ils en sont loin, en revanche contrairement à ceux qui se trouvent seuls, eux, ils ont une force qui ne se néglige pas ; ils sont ensemble, s'entraident et continuent de se moquer du monde peu importe les intempéries. Ils sont là et comptent bien le montrer.

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MessageSujet: Re: (wolfe) ›› the bloom of summertime.   Mar 24 Mar - 0:32

where the ocean stood.
WOLFE RAMSEY & ANNABEL NORTHWODE

Hot sand on toes, cold sand in sleeping bags, I've come to know that memories Were the best things you ever had. The summer shone beat down on bony backs, So far from home where the ocean stood Down dust and pine cone tracks. We slept like dogs down by the fire side Awoke to the fog where all around us The bloom of summertime. We stood Steady as the stars in the woods So happy-hearted And the warmth rang true inside these bones As the old pine fell we sang Just to bless the morning. ~ old pine.


Annabel avait grandi dans un milieu ou le respect était une valeur importante. Elle avait appris à respecter ses parents mais aussi à faire courbettes devant les personnes importantes. Jamais un mot plus haut que l’autre, quand bien même elle en mourrait d’envie. Son éducation faisait qu’elle connaissait les règles de bonnes conduite et elle avait eu l’habitude qu’on la respecte. Certes, à Nassau, la bonne conduite n’était pas forcément au rendez-vous, mais était-ce franchement trop demandé d’être traitée convenablement par l’homme avec qui elle travaillait ? Sans doute oui, c’était d’Haytham Booth après tout. L’homme le plus insupportable de Nassau. Quoi qu’il puisse en penser, elle n’avait rien à voir avec ses prostituées. Elle était la fille d’un homme respecté aussi bien à South Hamilton qu’à Southampton d’où elle venait. Elle valait mieux que tout ce qu’Haytham pouvait bien penser d’elle. Wolfe le savait lui. Elle aurait aimé que tous les hommes puissent être comme lui. Se retrouver en sa compagnie était toujours un plaisir pour elle. Elle n’avait rien d’une femme de petite vertu prête à ouvrir les cuisses pour le premier homme qui lui ferait les yeux doux, mais partager sa couche avec Wolfe n’avait jamais été un problème pour lui. Il n’y avait rien que de plus qu’une profonde amitié entre eux deux, mais puisqu’elle n’allait pas trouver le grand amour dans les rues de Nassau – comment trouver quelque chose sans le chercher ? – elle préférait encore partager des moments d’intimité avec un homme qui la respectait qu’avec un imbécile qui la laisserait tomber au petit matin sans même faire l’effort de retenir son nom. Elle ne demandait pas la lune aux gens qu’elle côtoyait, juste un peu de respect. De tous les hommes qu’elle fréquentait régulièrement, Wolfe était l’un des rares à avoir assimilé la notion. Pourtant, pas question de se faire des courbettes et de se perdre dans des laïus de bonnes paroles dignes des personnes les plus éduquées, non, ils étaient bien loin de ça, mais ils étaient tout aussi loin des paroles piquantes qu’Haytham n’avait de cesse de lui servir. Viendrait sûrement un jour où elle ne résisterait pas à l’envie pourtant folle de lui arracher les couilles à mains nus à celui là. Peut-être qu’il ferait moins le malin sans cet engin qui faisait de lui un homme. Comme si une paire de couilles pouvait vraiment le rendre supérieur à elle. Sans être mère – et elle n’avait pas l’ambition de le devenir un jour – elle savait que ce qu’elles étaient capable d’accomplir aurait dû rendre les femmes supérieures aux hommes. C’était elle après tout qui leur donnait la vie. Elles étaient celles qui mettaient au monde les enfants, un travail qui méritait bien du respect tant l’épreuve semblait difficile et douloureuse. Aucun homme sur terre ne semblait être capable de s’en rendre compte. Ils se prenaient pour les maitres du monde en oubliant que sans les femmes, ils n’étaient rien. Haytham lui-même ne serait pas là où il en était sans les femmes, après tout, son commerce – si tant est qu’on puisse appeler ça ainsi – ne marchait que grâce aux femmes qui travaillaient pour lui, sans elle, il n’aurait pas plus d’argent en poche que le clochard du bas de la rue. Le problème étant qu’à trop traité ces femmes comme de simples putains et rien de plus, il avait probablement oublié que catin n’était pas un synonyme du mot femme et qu’il y en avait certaines – dont elle, mais pas que – qui méritait bien plus de respect que ce qu’il s’entêtait à leur offrir. Faire comprendre ça à Booth, ce serait probablement aussi aisé que de demandé à un illettré de faire la lecture, elle n’était pas au bout de ses peines, mais il fallait qu’elle tienne bon, elle avait besoin de lui, malheureusement.

Elle avait besoin d’être rassurée sans doute, trouver quelqu’un qui lui dise qu’elle ne ressemblait pas à une prostituée, besoin qu’on lui dise que Booth avait tort. C’était un maigre réconfort, mais entendre des paroles qui détrompaient celles d’Haytham, c’était toujours très agréable pour elle. Un maigre plaisir dont elle ne se lasserait probablement jamais. « Non, tu r'ssembles à une femme. » La jeune femme leva les yeux au ciel comme si c’était une évidence. Elle se retient presque d’applaudir pour la justesse de ces paroles. Il n’était pas difficile pour elle de ressembler à une femme puisqu’elle en était une. Elle se retint de tout commentaire, comme si elle savait déjà que sa simple expression parlait pour elle. Elle se contenta de remplir une nouvelle fois son verre, se fichant d’avance d’être déjà en train de perdre le compte. L’alcool était probablement ce qui l’aidait le mieux à digéré ses entretiens avec Haytham. Si elle devait finir complètement bourrée alors ainsi soit-il, elle était dans une taverne après tout, un lieu où les gens les plus étranges étaient souvent ceux qui étaient sobres, tant on avait l’habitude de croiser des types complètement bourrés ici. « Oui t'as une poitrine qu'tu mets en valeur, oui t'as un corps qu'tu négliges pas, oui t'as des ch'veux qu'tu prends soin à bien coiffer. Oui, tout ça c'est vrai j'te l'accorde, où est l'mal ? Si y'en a qui croient qu't'es qu'une putain, c'est leur problème, pas l'tiens. » Elle haussa les épaules alors qu’une moue boudeuse se dessinait sur son visage. Il n’était pas compliqué le problème, tout n’était que question de respect. Elle se tuait à la tâche pour qu’on la respecte et tout ce qu’elle obtenait, c’était des insinuations qui ne lui plaisaient guère. « Personne ne respecte les putains. » laissa-t-elle échapper avant d’attraper une nouvelle fois son verre. Booth ne respecte pas les putains, pensa-t-elle. Mais l’idée ne passa pas le seuil de ses lèvres, elle se transforma en un léger soupire suite auquel elle attrapa son verre pour en avaler gorgée. Pourquoi est-ce qu’il fallait que le jugement d’Haytham soit plus important que ceux des autres ? Parce qu’ils étaient partenaires et qu’ils se devaient un respect mutuel ? C’était ce qu’elle était prête à crier sur tous les toits pour se justifier. Est-ce que c’était réellement la raison qui pouvait pleinement expliquer sa déception, elle n’en était pas totalement sûre, mais elle préférait s’arrêter à ça, refusant de se lancer dans un terrain plus glissant où les peines ne se feraient que plus nombreuses. « Tu sais qui tu es, c'que tu es et j'estime que c'est l'principal. D'toute façon Annabel, l'jour où tu te fieras uniquement aux remarques des ivrognes t'auras plus qu'à t'passer la corde au cou. » Le regard dans le vide, la jeune femme sourit légèrement. C’était vrai, mais toujours était-il qu’Haytham n’était pas l’un de ces ivrognes dont elle se fichait complètement. Elle le détestait pour tous les conflits qu’il avait le don de créer en elle, pour la façon qu’il avait de briser toutes ses attentes à chaque fois qu’il ouvrait la bouche, elle le détestait pour être ce qu’il était, si désagréable, si mal éduqué, si irrespectueux et pourtant si désirable. « Je m'fais traiter d'assassin, est-ce que pour autant j'en suis un ? » Elle reposa son regard sur l’homme en face d’elle en haussant légèrement les épaules. Il était pirate, tout pirate n’était-il pas aussi assassin ? Elle n’était pas sûre que son exemple soit le meilleur possible. Elle n’osa pas répondre à la question, franche et sincère, la seule réponse qu’elle se voyait lui servir aurait été une question, lui demander s’il avait déjà tué quelqu’un, puisque là était la définition d’un assassin. La réponse, elle la connaissait sans doute déjà. Est-ce que ça la dérangeait ? Pas franchement. La piraterie était souvent barbare mais c’était qui permettait à son commerce d’être aussi florissant alors elle se fichait bien de savoir ce que les pirates faisaient une fois sur les mers. L’important, c’était ce qu’ils rapportaient et ce qu’ils consommaient quand ils étaient à terre. « La populace peut pas définir c'qui s'cache à l'intérieur, elle cherch'ra toujours à t'mettre au plus bas et pour cause ; elle a juste rien d'mieux à foutre, elle s'ennuie. Haytham étant de ceux-là, il doit profondément s'faire chier dans son bordel pour v'nir te provoquer ici. » Un large sourire se dessina sur les lèvres d’Annabel. C’était exactement le genre de paroles qu’elle avait besoin d’entendre. Toute parole servant à descendre Haytham était bonne à prendre. « Pour se faire chier dans un bordel, il doit certainement lui manquer quelque chose. Et moi qui pensais que je serais celle qui aurait le privilège de l’émasculer. A croire que je ne suis pas la première qu’il ait réussi à pousser à bout. » Son sourire toujours dessiné sur ses traits, elle posa délicatement la main sur celle de son interlocuteur. « Merci, tu es toujours d’un grand réconfort. Des fois j’aimerai pouvoir te garder près de moi pour toujours. Mais la mer a probablement plein de choses plus intéressantes que moi à offrir. » Elle retira sa main pour venir la passer dans ses cheveux, dénouant la broche qui tenait ses cheveux, la journée était largement terminée, elle estimait qu’elle pouvait laisser tomber sa coiffure parfaite qui commençait à tirer un peu trop les mèches de cheveux le long de son crâne. La journée était terminée, si bien que si ça ne tenait qu’à elle, elle aurait également retiré son corset pour pouvoir respirer avec plus d’aisance, mais elle n’en fit rien, les cheveux libres c’était déjà bien et elle pouvait maintenant triturer sa broche posée sur sa table, occupant ses mains avec autre chose qu’un verre qu’elle ne résistait pas à porter à ses lèvres. « Tu repart bientôt ? » La question était presque inutile, les pirates passaient probablement plus de temps à bord de leurs navires que sur terre, mais elle ne pouvait s’empêcher de la poser. Ce n’était pas la première fois, ni la dernière fois sans doute qu’il entendait cette question. Elle aimait passer du temps avec lui, alors savoir quand est-ce qu’elle devrait se passer de sa compagnie jusqu’au retour du Jolly Ranger semblait important pour elle.
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MessageSujet: Re: (wolfe) ›› the bloom of summertime.   Dim 29 Mar - 15:03



il y a des personnes qui se
sentent indignes d’être aimées.


Depuis qu'il connaît Annabel, Wolfe s'est toujours demandé ce qu'il a bien pu avoir en plus pour pouvoir attirer dignement son attention. Oh certes au départ elle l'avait intéressé de par sa personnalité ainsi que son physique plus qu'avantageux, néanmoins lui qu'avait-il à lui offrir si ce n'est quelques mots sur un parchemin souillé par la poussière ? Il n'avait rien, et pourtant ça lui suffisait à la douce tenancière qui prenait à malin plaisir à écouter ses mots résonner dans sa chambre lorsqu'ils en venaient à ne faire plus qu'un. Elle riait souvent quand il débitait des âneries, elle souriait d'autant plus quand ses lettres étaient dédiées uniquement à son délicat prénom. Et encore maintenant rien n'a changé, cette impression pourtant de la connaître depuis une éternité reste collée à sa peau telle une évidence dont il ne peut se défaire. Comme si toute sa vie il avait attendu sa présence et que quelque part elle savait disposer du baume là où son coeur souffrait et saigne encore actuellement. Tout ça à cause d'une seule personne à chaque fois, au moins Northwode fille est capable de lui offrir un instant d'oubli, d'innocence presque ridicule néanmoins celle-ci l'est tellement qu'elle propose aux deux amants une autre dimension totalement nouvelle, beaucoup plus agréable et leur permettant de tirer un trait sur ces visages qui hantent leurs pensées. Au moins est-elle capable d'être là quand rien ne va, et lorsque ses doutes reprennent le dessus sur toute sa personne il sait quelle porte ouvrir, elle l'accueillera de sa mine déconfite d'enfant inquiète puis sans trop lui arracher l'épine qui infecte son corps elle essaiera toujours de l'apaiser histoire qu'il puisse continuer de respirer ne serait-ce qu'un peu plus longtemps. Elle ne lui veut aucun mal, seulement un bien-être interne qui lui manque lourdement depuis qu'il a posé les pieds sur cette île maudite. Annabel n'est pas qu'un poison vicieux qui consume les veines, elle est aussi à l'instar de ce vin ; aussi harmonieuse et précieuse. La putain et l'assassin, la catin et le meurtrier. Ce doit être ça, ce petit détail insignifiant qui arrive à solidifier leur lien ; ils sont parfois détestés, souvent critiqués, néanmoins personne n'est capable de creuser au fond pour découvrir ce qu'ils sont à la réalité sous la lumière de l'aurore. Ils sont les martyrs d'une génération qui n'a de cesse de s'attarder sur les apparences plutôt que l'intérieur, ils sont ceux qui doivent paraître plus qu'être fidèle à ce qu'ils ont toujours été. En l'occurrence la bourgeoise à la lame effilée et le pauvre gosse en recherche d'espoirs chez autrui. Quand ils sont ensemble pourtant, dans la même pièce, au même endroit ils peuvent lâcher totalement prise et arrêtent de se juger ; puisque toute la journée leurs compatriotes se donnent du mal à cette tâche ingrate. La sylphide à la poigne de fer et au gant de soie récupère de son sourire ce qui évidemment ne fait que trop plaisir à l'écumeur qui considère que son but est atteint. « Pour se faire chier dans un bordel, il doit certainement lui manquer quelque chose. Et moi qui pensais que je serais celle qui aurait le privilège de l’émasculer. A croire que je ne suis pas la première qu’il ait réussi à pousser à bout. » Un contact tendre, elle glisse sa main sur la sienne ce qui le fait presque frémir tant il n'a plus l'habitude de se contenter seulement de ça pour faire son bonheur. Ne connaissant que trop peu Booth - ou du moins seulement par le biais de racontars - il n'est même pas sûr de pouvoir confirmer ses dires, c'est bien possible s'il agit ainsi avec toute femme résidant dans cette ville où prône la débauche. Pourtant il n'a pas l'air de maltraiter ses filles, ni d'avoir un avis purement négatif que la gent féminine, alors où peut donc être son problème ? Les opposés s'attirent, c'est indéniable, il jurerait se douter que quelque part il veut la charmante brune dans ses bras - et un peu plus d'ailleurs. Haussant uniquement les sourcils à cette parole, il doute que la concernée accepte naïvement les propositions indécentes de l'horrible quarantenaire ayant osé la provoquer dans sa propre demeure. « Merci, tu es toujours d’un grand réconfort. Des fois j’aimerai pouvoir te garder près de moi pour toujours. Mais la mer a probablement plein de choses plus intéressantes que moi à offrir. » Si elle savait. Ramsey n'est pas comme les autres marins à avoir vu des révélations dans les vagues, il n'est pas comme eux à souhaiter découvrir des grandes immensités dans les fonds marins. Il faut bien gagner sa croûte, se décarcasser et sortir de l'eau avant que celle-ci ne vous avale et c'est ce qu'il fait, tant bien que mal. A l'origine il se voyait plutôt co-gérant d'un petit commerce en compagnie de son ami bafoué, de son amour embrumé par la rancoeur. Néanmoins le destin en ayant voulu autrement, le voilà qu'aujourd'hui il est quartier-maître au sein du navire le plus redouté des océans. Est-ce que pour autant il ose s'en plaindre ? Loin de là, et même si à son tour il aimerait lui promettre de rester à jamais dans sa bâtisse, il a malheureusement des obligations ailleurs qui pourront lui coûter bien plus qu'une petite frappe sur le bout des doigts. Accordant un sourire plus franc pour lui signifier qu'être présent est parfaitement normal il admire sans aucune retenue sa chevelure tomber avec grâce sur ses épaules, un spectacle unique et qu'on le damne pour avoir succombé aux charmes des princesses dévisagées au couteau.

« Tu repart bientôt ? » Demain peut-être ou dans quelques semaines, qui saurait le dire ? Tout dépend des lubies d'Hawkins qui du jour au lendemain peut proposer un départ. N'étant pas rentré depuis bien longtemps, il suppose en son for intérieur qu'il a encore des heures de répit pour s'acoquiner une énième fois de la terre ferme. Inspirant profondément il s'affale confortablement contre le dossier de la chaise, jambes bien tendues il en vient à croiser ses bras sur son torse tout en pianotant le bout de ses doigts sur sa chemise bouffante un peu délavée. « Y doit m'rester encore une semaine ou deux de paix. Assez pour que j'puisse brailler sur ton épaule en tout cas. » Ajoute-t-il en ayant un petit rire sincère de gorge. Ah ça pour ressasser de vieilles histoires il risque de le faire assez longtemps, parce que son passage au bordel se fera aussi naturellement que possible. Une fois dégagé de ses responsabilités il pourra s'assoir à une table puis voir cet autre de loin, Sal qui ne lui accorde plus autant d'attention qui crache son dédain par le biais de ses prunelles claires lui rappelant une mer apaisée. Intérieurement il ne l'est pas, il n'est plus qu'un champ de bataille laissé à l'abandon qui avale les cadavres qui pourrissent sur son sol petit à petit. Personne n'arrive à oublier, surtout pas lui et ses erreurs il continue de les voir défiler devant son impuissance prenant de plus en plus d'ampleur. Soupirant rien qu'à cette idée, il se met à pincer sa lèvre inférieure avec une certaine force lointaine si bien qu'il ne se rend pas compte du silence qu'il impose à sa partenaire. « Puis tu sais, le large c'est rien qu'des découvertes. L'plus étrange c'est qu'entre être ici ou là-bas, j'préfère rester en ta compagnie. Tout est plus simple d'un coup, autant qu'l'inspiration. » Qu'il souffle en reprenant un peu de tenue pour ne pas paraître spécialement miné par cette situation qui dure depuis près de quatre ans. Passant le bout de sa langue sur ses lippes rosées il laisse tomber lamentablement sa tête en arrière pour se concentrer sur un point invisible disposé sur le plafond craquelant. Autant il affirme ceci, autant il n'a pas la plume entre ses doigts calleux et sa peau décharnée, il n'a rien si ce n'est quelques élucubrations orales qui pourraient lui faire s'attirer des oeillades perplexes de clients qui sont encore là - néanmoins ils ne devraient pas tarder à se faire jeter dehors. « On d'vrait r'mercier l'ciel d'nous offrir de telles plaies, tu crois pas ? Notre présent s'rait ennuyeux sinon, trop même... Sauf si ça t'fait souffrir chérie. » Un aveu à moitié dévoilé, tout en bifurquant sur ce qui fut le sujet de conversation principal. Peut-être est-il propice à s'attirer les flammes du dragon, n'empêche qu'il n'a plus froid aux yeux, sachant pertinemment comment aborder la bête sans se faire croquer. Pourtant il ne reste pas de glace et se redresse simplement avant de se glisser derrière la tenancière, se penchant pour caler son menton sur son épaule, ses bras entourent sa taille docilement pendant qu'il inspire son parfum si singulier. « Et si on en est là, alors on s'ra deux à lui faire ravaler sa bonne parole divine. Rah ces hommes proxénètes... Les pires qui puissent exister. » Il ne fait pas si bien dire. Parce qu'ils ont cette sale manie de vous dérober un bout de coeur, de le dévorer devant vous avant de vous ignorer, de vous haïr cordialement si bien que la perdition s'installe progressivement. Et ils se perdent ensemble à cause d'eux, et ils s'enfoncent parce que ces deux n'arrivent pas à user d'autre chose que des injures, du mépris. Ils se crèveront pour eux, même s'ils font tout pour s'en dégager, ils s'en saigneront l'être jusqu'à ce qu'ils se vident de tout ce qu'ils ont en eux pour de simples sourires.

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MessageSujet: Re: (wolfe) ›› the bloom of summertime.   Mar 31 Mar - 18:29

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WOLFE RAMSEY & ANNABEL NORTHWODE

Hot sand on toes, cold sand in sleeping bags, I've come to know that memories Were the best things you ever had. The summer shone beat down on bony backs, So far from home where the ocean stood Down dust and pine cone tracks. We slept like dogs down by the fire side Awoke to the fog where all around us The bloom of summertime. We stood Steady as the stars in the woods So happy-hearted And the warmth rang true inside these bones As the old pine fell we sang Just to bless the morning. ~ old pine.


Assez de Booth pour la soirée. Parler de lui pendant des heures, c’était lui donner trop d’importance, bien plus qu’il n’en méritait. Il n’avait pas réussi à gâcher complètement la soirée d’Annabel, non, il l’avait juste énervée pendant un temps, mais la présence de Wolfe avait su l’apaiser. Ce ne serait donc pas une victoire pour le tenancier de la taverne pour ce soir. Quoi qu’il ait voulu faire en la provoquant de la sorte, ça n’avait plus d’importance à présent. Ce n’était pas oublié, mais elle pouvait désormais passer outre. Elle finissait toujours par passer outre ses réflexions. Elles l’énervaient à chaque fois, c’était certain, mais elle trouvait rapidement d’autres chats à fouetter lui permettant alors d’oublier les propos désobligeant de son partenaire. Il recommencerait bien assez tôt de toute façon. Il était comme ça, incapable de tenir sa langue dans sa bouche, à croire que c’était devenu une véritable passion pour lui que de provoquer la colère de la jeune femme. Un jour, elle finirait peut-être par ne même plus s’énerver, il parlerait tout seul et elle ferait comme si elle n’avait rien entendu. Enfin, ce jour n’était malheureusement pas encore arrivé. Elle avait beau faire des efforts, elle ne pouvait pas rester bien longtemps à l’écouter l’insulter sans exploser de colère. Elle était comme ça, c’était dans sa nature, elle était colérique. Un défaut parmi tant d’autres. Au moins, elle n’était pas provoquant contrairement à Booth. C’était presque devenu essentiel pour elle de trouver toutes les choses, même les plu futiles qui pouvait lui prouver qu’elle n’était pas comme Haytham. Elle était bien pathétique d’agir de la sorte et cette fois encore, ce comportement témoigner d’un gain trop grand d’attention pour l’homme qui ne le méritait pas. Le fait était que Booth hantait sa vie plus qu’elle ne serait l’admettre. Pourquoi est-ce qu’il fallait qu’il soit presque tout le temps dans un coin de ses pensées ? Cette constatation lui donnait envie de boire plus que de raison, de se saouler jusqu’à en oubliant tout ce qui pouvait être en rapport de prêt ou de loin à Haytham Booth. Elle était lassée de penser trop souvent à lui, tout comme elle était fatiguée de ses remarques déplacées et de cette façon incontrôlable qu’elle avait de scruter chaque parcelle de son corps avec envie dès qu’elle en avait l’occasion. Etait-elle complètement stupide pour ressentir un tel besoin ? Il devait bien y avoir de ça. Il n’y avait qu’une sotte pour avoir envie de finir dans les bras d’un homme comme lui. Qu’importait ses désirs les plus secrets, elle savait combattre ça avec la force comparable à celle d’un incendie capable de tout ravager sur son passage. Elle ne céderait pas. C’était un objectif qu’elle s’était fixé depuis un moment déjà. Elle valait mieux que ça. Elle n’était peut-être pas une femme construite à la perfection pour ne devenir qu’une épouse honnête, mais elle n’était pas non plus une fille de joie. Elle ne rêvait pas du prince charmant ou d’un homme capable de lui promettre monts et merveilles, mais elle estimait quand même qu’elle pouvait avoir mieux qu’Haytham Booth. Prétentieuse peut-être, elle considérait qu’elle pouvait avoir mieux que la plupart des hommes dans cette ville, parce qu’inéluctablement, elle valait mieux qu’eux. Elle était une Northwode et ça valait ici que ce que ça valait, mais en Angleterre, ça avait eu de l’importance. A Southampton ça avait été un nom réputé, un nom qui aurait pu lui offrir bien des merveilles. Elle était sans doute un paradoxe à elle toute seule, refusant ce que l’aristocratie voulait faire d’elle tout en continuant de se considérer comme en faisant partie.

Wolfe était un pirate, un homme peu digne de son rang si on s’en référait à sa façon de penser et pourtant, lui, il valait clairement mieux que Booth. Ce n’était peut-être pas l’argent ou la classe sociale qui faisait d’un homme ce qu’elle attendait. Sa façon de se comporter était importante aux yeux de la jeune femme. Avant de quitter Southampton, elle avait rencontré des aristocrates qui – dans sa vision du monde – n’arrivaient même pas à la cheville de Wolfe. Sa vision du monde lui appartenait et sans doute qu’il faudrait qu’elle arrête de penser qu’elle puisse être universelle et qu’on puisse la comprendre, mais c’était trop lui demander. Elle était ce qu’elle était et elle avait du mal à accepter qu’on ne puisse pas l’accepter comme tel. Booth la voyait comme une vulgaire femme qui ne valait pas mieux qu’une prostituée. Son père la voyait comme une dame bonne à mariée et à pondre des enfants. Mais elle n’était ni l’une ni l’autre. Wolfe était l’une des rares personnes à avoir compris ça. Avec lui, elle se sentait bien, elle ne se sentait pas jugée par ses choix ou par sa tenue vestimentaire. Il la respectait pour ce qu’elle était et c’était l’une des raisons qui faisaient qu’elle appréciait tant le jeune homme. Ça ne voulait certainement pas dire qu’elle accepterait de l’épouser s’il venait s’ajouter à la nombreuse liste de prétendant que son père lui avait trouvés, non, bien sûr, il ne s’ajouterait jamais à cette liste et c’était une raison de l’apprécier davantage. Ce qu’ils avaient ça valait mieux qu’un contrat de mariage ou qu’une histoire d’amour mielleuse et stupide. C’était un lien unique auquel elle était fermement attachée et le voir partir en ignorant s’il reviendrait – la piraterie était dangereuse – était chaque fois très difficile. « Y doit m'rester encore une semaine ou deux de paix. Assez pour que j'puisse brailler sur ton épaule en tout cas. » Un nouveau sourire illumina les lèvres de la jeune femme. C’était une bonne nouvelle, une excellente nouvelle même. Dans le fond, elle préférait le savoir à Nassau que sur les mers, c’était beaucoup moins dangereux. « Puis tu sais, le large c'est rien qu'des découvertes. L'plus étrange c'est qu'entre être ici ou là-bas, j'préfère rester en ta compagnie. Tout est plus simple d'un coup, autant qu'l'inspiration. » Un léger rire s’extirpa des lèvres de la jeune femme. Elle ne savait pas ce qu’il y avait au large et elle ne voulait pas le savoir, rien que le fait de penser à remettre le pied sur un bateau lui donnait la nausée. Ce qu’il y avait au loin, elle s’en fichait, elle se concentrait sur ce qu’elle avait ici et sur ce qu’elle pouvait encore avoir. « C’est de la flatterie ça. » Lèvres pincées, elle leva légèrement les vers le ciel, d’un air innocent. Elle n’était pas vraiment sûre que ce soit de la flatterie, mais si ça l’était, ça passait mieux dans la bouche de Wolfe que dans celle des autres hommes. Il y en avait qui en faisait des couches au point de perdre en crédibilité et elle n’était née de la dernière pluie, elle savait quand on se fichait littéralement de sa tronche pour entrer dans ses bonnes grâces. « On d'vrait r'mercier l'ciel d'nous offrir de telles plaies, tu crois pas ? Notre présent s'rait ennuyeux sinon, trop même... Sauf si ça t'fait souffrir chérie. » Elle laissa échapper un léger rire se terminant sur un soupire avant d’attraper son verre et d’en avaler une nouvelle gorgée. Le reposant sur la table, le regard fixé vers l’objet, elle le tapotait du bout des doigts comme si elle réfléchissait, puis finalement, elle laissa son bras retomber sur la table avant de reposer le regard sur son interlocuteur. « Haytham Booth ne sera jamais responsable de ma souffrance. » Conclu-t-elle simplement. Il l’agaçait, mais d’ici à dire qu’il la faisait souffrir c’était quand même exagéré et une fois de plus, c’était lui donner trop d’importance dans sa vie. Annabel fixa le pirate alors qu’il se levait de sa chaise pour venir se poser derrière elle, sentant alors son menton contre son épaule et des bras autour de sa taille. « Et si on en est là, alors on s'ra deux à lui faire ravaler sa bonne parole divine. Rah ces hommes proxénètes... Les pires qui puissent exister. » Ses doigts vinrent glisser délicatement contre les bras du jeune homme alors qu’elle laissait retomber sa tête en arrière pour venir la caler contre son torse. « On devrait arrêter de trop penser à eux et s’intéresser d’avantage à nous. Ils ne méritent pas l’attention qu’on leur porte. » C’était certain, ils perdaient un temps fou à se préoccuper de personnes qui n’en valaient pas la peine, qu’ils s’amusent dans leur bordel, mais qu’ils leur foutent la paix, ce serait mieux pour tout le monde.

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