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MERCI DE PRIVILÉGIER LES HOMMES SUR LES NAVIRES ET LES FEMMES A TERRE ! Il y a également de nombreuses choses possibles pour les femmes à terre ;)

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 Spring, Spring, Meets The Tiger [ANKAA]

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MessageSujet: Spring, Spring, Meets The Tiger [ANKAA]   Sam 28 Mar - 0:56


Ce qui nous permet de considérer la beauté d’une fleur parfaite est le fait qu’on prend le temps de s’arrêter pour bien la regarder. C’est le fait de passer cet instant en un état de parfaite tranquillité, sans continuer notre marche vers le ciel.

La pleine lune encore haute dans le ciel éclairait les ruelles de Nassau et les marins les plus faibles commençaient déjà à quitter la taverne pour aller se reposer entre les bras de Morphée. Je ne faisais évidemment pas partie de cette catégorie de personne, j'étais loin d'être fatigué et en plus de cela j'avais terriblement besoin de me changer les idées. La date de l'anniversaire de ma défunte épouse se rapprochait doucement et moi je ne pouvais pas m'empêcher de penser aux horribles tortures que ces chiens d'anglais avaient dû lui faire endurer pour qu'elle dévoile les lieux dans lesquels s'étaient cachés mes compagnons d'infortune. Et l'alcool à cette heure avancée de la nuit, l'alcool était la seule distraction que j'avais pu trouver. Le tavernier était fatigué, mais il était silencieux, car j'étais un bon client et les pintes vides commençaient à s'entasser devant moi... Oh il fallait bien ça pour que je ne me jette pas sur les idiots qui hurlaient bêtement à côté de moi. Ces idiots... des gars de la région de York apparemment, n'arrêtaient pas de se vanter de leur faits d'arme qui n'était en réalité pas très glorieux. C'était même tout l'inverse. C'est la lassitude qui m'empêcha de ne pas me retourner vers eux et de les noyer sous un flot d'insultes et de moqueries. C’est la lassitude qui m’empêcha de ne pas me retourner vers eux et de les noyer sous un flot d’insultes et de moqueries. Mais l’âge avait fait son effet puisque fort heureusement je n’étais plus aussi fougueux et impulsif que lors de mon arrivée dans les caraïbes.

Je ne peux cependant pas m'empêcher de taper du poing sur la table lorsque mes idiots de voisins commencèrent à brailler des chansons paillardes anglaises. Leur voix étaient horribles et leurs accents encore plus... J'étais à deux doigts de brandir ma rapière, lorsque la porte de la taverne s'ouvrit lentement en grinçant... Et la magnifique silhouette qui s'avança hors de l'ombre me fit immédiatement sourire. Voilà ce qui allait me permettre d'oublier cette semaine maudite et ces chants inaudibles. D'un geste de la main je fis comprendre au tavernier de remplir deux autres verres de rhum. La galanterie n'était pas réservée aux anglais et aux français, non, car moi irlandais pure souche je n'étais pas en reste. Après cela je me suis donc dirigé vers la nouvelle venue avec un petit sourire narquois aux lèvres :

« Et bien Bacchus serait-il en train de me jouer un tour ? Ou est-ce Oneiros qui m’a envoyé dans le Royaume des Songes sans que je m’en rende compte ? » Toujours souriant, je me suis encore approchée de la belle pirate et j’ai posé ma main sur son épaule avant de reprendre. « Oh mais non. Ces dieux païens n’ont rien à voir avec ça…   Mais que fait la très séduisante Ankaa Marlowe dans une taverne à cette heure avancée de la nuit ? Une soif soudaine ? Si oui j’espère qu’elle me laissera lui offrir un bon verre de rhum ! »  Certes mes manières ne ressemblaient pas beaucoup à celles des autres flibustiers. Enfin je n’allais pas changer mes vieilles habitudes simplement pour faire plaisir à une bande d’abrutis. J’ai beau être altruiste, je ne suis pas Saint François d’Assise pour autant… J’aurais aimé, mais j’en suis bien loin.

La magnifique brune était loin d’être une inconnue pour moi… Notre rencontre assez mouvementée remontait alors à un an et après cela j’avais été charmé par le caractère bien trempé de la dénommée Ankaa qui depuis était devenue une… une amie ? Vous riez mais oui j’ai encore du mal à bien définir le lien qui m’unies à cette jeune rebelle. Bref j'étais impatient d'entendre sa réponse car je n'avais aucune envie de me retrouver de nouveau seul avec les brailleurs.

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MessageSujet: Re: Spring, Spring, Meets The Tiger [ANKAA]   Lun 30 Mar - 2:26

Spring, Spring, meets the Tiger

Dormir, la nuit ? Oui, c'était bien. On a tous besoin de dormir, de temps en temps, alors autant penser à le faire. Mais se coucher trop tôt, cela n'avait rien de bon. Déjà, on manque tout ce qui peut se passer pendant ce temps là à Nassau, une ville qui ne dormait jamais. Du coup, on devait compter sur d'autres pour tout nous raconter et, évidemment, cela n'avait pas la même saveur. Sans parler du fait que personne n'avait la même version, et que tout le monde mentait, enjolivait les choses, ou au contraire, les empirait. Bref, les infos et les récits n'étaient pas de première main, et ça craignait. Ensuite, le désavantage de se coucher en même temps que les poules, c'est qu'on finit toujours par se réveiller trop tôt, au moment même où tous les autres vont se coucher, ou sont déjà allongés par terre, raides bourrés, ou en train de vomir leurs tripes, s'ils ne sont pas déjà en train de cuver leur vin dans leur vomi. Et puis, plus personne n'est cohérent, et les meilleurs coups sont déjà en train de réchauffer la couche d'une autre. Ou d'un autre, Ankaa ne faisait pas de discrimination. Parce qu'il y avait bien une chose qui pouvait excuser votre choix de rejoindre votre couche assez tôt dans la soirée : avoir quelqu'un d'autre avec vous pour vous y accompagner, voire même plus d'un compagnon. Et ce n'était en rien pour jouer aux cartes, ou pour se raconter ses derniers récits de voyage, et de piraterie. Ou nous n'avons pas la même définition des conversations au coin du feu et des jeux de cartes ... Ankaa n'avait aucun mal à veiller tard. Le meilleur moment pour dormir viendrait toujours quand il faudrait. En même temps que tous les autres, par exemple, lorsque cela ne valait pas le coup d'être encore debout, et que les fermiers, et le peuple non pirate de Nassau se réveillaient, lui, pour commencer à travailler, et pour nettoyer et tout remettre en place derrière vous. Vous et tous les autres, d'ailleurs. En des moments comme ceux-ci, nul n'était à blâmer plus qu'un autre.

Nassau était une ville assez sûre, dans le fond. Surtout lorsque vous étiez pirate. Et même lorsque vous étiez une femme pirate. Nul n'était assez stupide pour embarquer à son bord une demoiselle qui se montrerait incapable d'avoir le niveau, de faire du bon boulot, ou de savoir convenablement se défendre par elle-même sans avoir toujours besoin de compter sur les autres. Ce boulot n'était pas à la portée de tous, encore moins lorsqu'on était une femme, parce que les places étaient rares, et qu'on attendrait presque deux fois plus de vous que de vos compagnons masculins. Pire, encore, aucun capitaine ne laisserait monter sur son navire une greluche, une chatte en chaleur, qui déclencherait bagarre sur bagarre entre tous les pirates, juste parce qu'elles ne savaient rien faire d'autre que de les chauffer, sans penser un instant qu'une bagarre pouvait très bien menée à une mutinerie, voire à un navire pirate qui est coulé par son propre équipage, à force de coups de hache mal placées, ou de gouvernail détruit et empêchant donc toute manœuvre d'évitement de rochers ou de fonds marins trop peu profonds. Alors, non, Ankaa ne craignait nullement de se balader seule, la nuit tombée, dans les rues de Nassau. Elle savait se défendre, et avait passé plus de temps ici que la majorité des pirates, arrivée sur les lieux dès la construction de la ville, et y ayant vécu pendant 5 ans, en attendant d'être enfin prise sur un navire. Elle connaissait les coins comme sa poche, et savait vous remettre à sa place tout type trop entreprenant. Bien sûr, cela n'empêchait ni les quolibets, ni les propositions salaces de types parfois trop éméchés pour comprendre qu'ils faisaient le même coup à la personne qui vous suivait, en l’occurrence un grand barbu bien costaud qui ne jurait que par les femmes et qui n'aimait pas du tout qu'on lui propose de se prendre un "gouvernail personnel dans le fion".

La pirate en avait donc déjà entendu bien des vertes et des pas mures avant de rejoindre la taverne de la ville. Face à un pirate adossé contre le mur de l'entrée, à l'extérieur, elle lui plaqua sa main sur la face, pour le repousser alors qu'il tentait de lui passer un bras autour de la taille. Elle avait bien senti, un instant, une langue rapeuse se la jouer entreprenante le long de sa paume, l'obligeant à accentuer le geste de repoussement, laissant alors le pauvre bougre se ramasser en arrière, les fesses dans l'eau, dans l'auge postée devant, celle où buvaient les chiens, les chats, les chevaux, et où dégobillaient tous les soiffards ayant trop bus. Et alors qu'elle poussait la porte des lieux, elle ôtait son bandana, redonnant du volume, du bout des doigts, à sa crinière, alors qu'elle plissait déjà légèrement les yeux face à ce vacarme. Elle avait su à quoi s'attendre, cela s'entendait d'en bas de la rue, mais, tout de même, étaient-ils tous toujours obligés de beugler si fort ?! Elle en était encore à ces pensées là lorsqu'elle se fit aborder.  Ce qui lui tira un sourire non feint, face au vis à vis qui se présentait alors à elle.
    « Cúchulainn ... » Il se lançait alors dans un petit numéro, laissant Ankaa bien amusée, mais aussi un peu charmée, l'amenant alors à ne pas repousser cette main qui se posait sur l'une des épaules. Lui, au moins, ne se mettait déjà pas en quête de lui tripoter les seins, ou de lui peloter les fesses. C'était un tel rafraîchissement, si vous saviez ! « Et bien, la très séduisante Ankaa Marlowe, comme tu le dis si bien, avait effectivement soif, et besoin de s'offrir quelques minutes de distraction. C'est quand les hommes sont ivres que leur langue se délie le mieux. Et il est toujours de bon ton d'être présente, et d'avoir les oreilles qui traînent, sait-on jamais ! ... Offres-moi donc du rhum, c'est proposé si galamment ! » Elle lui décochait un sourire à en tomber à la renverse, et une œillade qui n'avait rien à lui envier, avant de s'avancer quelque peu, à ses devants, d'un pas quelque peu volontairement chaloupé, rien que ça ! « A moins que je ne sois venue pour toi, vas savoir ... Où est notre table, mon cher Monsieur O'Keeffe ? »



Dernière édition par Ankaa Marlowe le Lun 30 Mar - 15:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Spring, Spring, Meets The Tiger [ANKAA]   Lun 30 Mar - 13:22


Ce qui nous permet de considérer la beauté d’une fleur parfaite est le fait qu’on prend le temps de s’arrêter pour bien la regarder. C’est le fait de passer cet instant en un état de parfaite tranquillité, sans continuer notre marche vers le ciel.

Le « Captain Rhum » était loin d’être la taverne la plus miteuse de toutes les îles des caraïbes, loin de là. En effet elle était assez spacieuse et tenue par des gens que je trouvais relativement sympathiques. Cela dit en écoutant les discussions et les chants des ivrognes qui se tenaient à côté de moi, je ne pouvais pas m’empêcher de penser que certains clients faisaient irrémédiablement baisser le « standing » de l’établissement. Si la bêtise rendait parfois les simples d’esprits amusants ou attendrissants, mes voisins eux étaient tout simplement insupportables. Eux n’étaient d’autres que des pompeurs d’air frai, des parasites qui ne méritaient même pas d’exister… J’avais une folle envie de brandir mon sabre pour les faire taire mais fort heureusement l’arrivée de la belle Ankaa me vida la tête. J’allais enfin avoir de la compagnie… et qu’elle compagnie…D’autant plus que la réaction de la Conjuratrice du Rising Sun me redonna le sourire. Son regard d’ambre – qui n’avait rien clairement à envier à celui des gorgones de la mythologie grecque –  me laissa bouche bée pendant quelques secondes. Et après cet exploit la divine créature s’éloigna un peu de moi, surement pour que je puisse admirer sa démarche qui ne ressemblait pas à celle des autres femmes pirates qui pullulaient sur l’île de New Providence. Miss Marlowe était féminine, sensuelle, elle savait user de ses charmes et moi pauvre pêcheur j’étais malheureusement trop faible pour lui résister.

Mais après avoir pris le temps de l’observer, que dis-je de l’admirer, de la contempler – sans non plus avoir l’air d’un pervers, car je n’étais pas comme tous ces porcs qui peuplaient la ville de Nassau et qui dévisageaient les jeunes filles de façon salace. Non moi j’étais tout simplement un amoureux des bonnes choses. – je lui ai montré chemin de la table à laquelle je m’étais installé quelques heures plus tôt et par chance la serveuse y avait déjà déposé deux grands verres de rhums. Quel timing parfait… Comme un véritable gentleman j’ai d’abord poussé la chaise de mon invitée afin qu’elle puisse s’asseoir, puis j’ai déplacé mon siège afin de pouvoir m’installer juste à côté de ma camarade hors-la-loi. « L’alcool et les femmes, voilà les deux plus grands points faibles des hommes. » Un sourire charmeur et taquin se dessina lentement sur mes lèvres. Quelque chose me disait que ma nuit allait finalement être plus agitée, intéresses – et pourquoi pas intense ? – que prévue et ça au fond ça ne me dérangeait pas le moins du monde. Oh que non… C’était même l’inverse… Car Ankaa Marlowe était une personne fascinante et terriblement attirante.


«  Mais Malheureusement pour toi l’alcool n’a que très peu d’effet sur moi…»

En bon irlandais je n’étais pas un petit buveur et il fallait plus que quatre ou cinq verres de rhum pour me saouler. D’ailleurs si mes souvenirs sont bons, mes frères du Jolly Ranger ne m’avaient encore jamais vu ivres. Et c’était une chance pour eux puisque j’avais plutôt l’alcool mauvais ou du moins mélancolique. En revanche j’avais beaucoup plus de mal à résister aux femmes fatales comme l’intrigante écossaise du Rising Sun. Mais trêve d’anecdotes inutiles.


«  J’ai ouïe dire que ton rôle était de tenir les sirènes éloignées du Rising Sun. Pour un bon chrétien comme moi, seul un homme saint peut faire fuir de telles créatures. Et fort heureusement tu n’as rien d’une none… Mais je t’ai bien observé et maintenant je sais comment tu fais pour lutter contre l’envoutement des sirènes. C’est parce que tu es toi-même une sirène venue de la Mer Erythrée… Cela expliquerait surement pourquoi tu as réussis à me charmer et… Oh… Je pourrais continuer comme cela encore un moment… Cependant je crois que tu sais déjà tout le bien que je pense de toi. Hahaha. »

J’avais bien envie de continuer mon monologue  encore un moment, notamment parce que cette culture et cette logorrhées étaient les deux choses qui me permettaient de me distinguaient des autres forbans qui pour la plupart étaient totalement débiles. Sauf que quelque chose me disait que je n’avais pas, ou plus besoin d’user de ces artifices pour attirer l’attention et la sympathie de ma sublime compagne de boisson. Je faisais en sorte d’avoir l’air sur de moi, mais en réalité j’appréhendais la réaction de Miss Marlowe qui était certainement la seule personne dans tout Nassau que je n’arrivais pas à cerner totalement. Et au fond c’était aussi ça qui la rendait si unique et si désirable.

«  Tu sais je me demande encore ce que tu fais sur un équipage comme le Rising Sun. Je suis persuadée que tu serais très heureuse à bord du Jolly Ranger… et pour être totalement honnête je serais heureux de voyager et de combattre aux côtés d’une femme comme toi. »

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MessageSujet: Re: Spring, Spring, Meets The Tiger [ANKAA]   Mar 31 Mar - 1:54

Spring, Spring, meets the Tiger

Ankaa détestait les compromis, les concessions, et tout ce qui pouvait s'y apparenter. Renoncer à quelque chose lui semblait intolérable. Mais elle était assez intelligente pour savoir quand lâcher prise, quand il devenait inutile, et désespéré, sans issu, de continuer à s'accrocher. Perdre quelque chose, c'était parfois nécessaire, pour aller de l'avant. Pour faire de la place en soi et dans sa vie, également. Et puis, personnellement, à chaque perte, elle avait encaissé le coup, et avait senti en elle s'allumer quelque chose de nouveau, comme un cierge, ou une bougie, même si, paradoxalement, il fallait plutôt voir là la flamme brûlante, et la force de brûlure qui pouvait en résulter, plutôt que la lumière, et ce qui va avec. Enfant, Ankaa avait relativement bien commencé sa vie, et par la suite, tout était parti a volo. Sa féminité, par exemple, était l'une de ces choses qu'elle refusait d'abandonner, une part d'elle même sur laquelle elle refusait de concéder quoi que ce soit. Elle était pirate, certes, mais elle était également femme. On le lui répétait assez souvent, comme par crainte qu'elle ne l'oublie. Et plutôt que de gommer tout ça, pour mieux rentrer dans le moule, la pirate ne faisait qu'entretenir cette réelle part d'elle-même, pour la faire flamboyer du mieux possible. Refusant d'avoir à sacrifier tout ça là où les hommes, eux, étaient en plein droit de faire flamboyer leur propre virilité, et leur masculinité. Il ne devait pas y avoir deux poids deux mesures, selon elle. Et puis, aux dernières nouvelles, très rares, voire inexistants, étaient ceux qui s'étaient déjà plein de sa féminité, de ses courbes, de son potentiel de séduction.

Il y avait sans nul doute plus belle qu'elle, mais Ankaa ne convoitait en rien la beauté des autres, satisfaite de ses propres atours, et sachant que son propre corps restait sans doute l'une de ses armes les plus redoutables. Une arme que, tout comme l'épée, le sabre, le mousquet ou le pistolet, elle maniait à la quasi perfection, pour ne pas dire à la perfection tout court. En plus de tout ceci, de tous ces atouts, elle savait qu'elle en avait suffisamment dans le crâne pour savoir riposter, et contre-attaquer avec vivacité et mutinerie, lorsqu'il lui fallait prendre la parole, ou répondre. Elle ne manquait ni de cynisme, ni de piquant, et n'hésitait pas à vous remettre à votre place, ou carrément à vous renvoyer dans vos quartiers lorsqu'elle le jugeait nécessaire. Dans le même ordre d'idée, elle était tout autant capable de vous attiser, de vous refroidir, de vous haranguer, de vous réduire au silence, que de vous ferrer comme un pêcheur alors que vous seriez le poisson, ou bien encore de vous aguicher. Oui, parfois, les pantalons semblaient soudainement trop serrés, ou trop grands, soit parce que vous n'en pouviez plus de vous retenir de lui sauter dessus pour lui faire sa fête, soit parce qu'au contraire, elle avait remis votre virilité à sa place, et ça vous avait coupé toute assurance ou presque de vos capacités sexuelles ... En tout cas, avec Cúchulainn, bien des horizons s'ouvraient à elle, sans doute parce qu'elle prenait plaisir à le fréquenter, et que cela ne pouvait donc qu'amener du feu à son foyer, et la motiver, aussi. Leur rencontre avait été, comment dire ? Particulière ? Et les retombés n'avaient jamais eu de cesse de continuer à l'être !
    « Tu oublies l'argent. Pour certains hommes, il suffit de leur agiter sous le nez une bourse pleine d'or pour les amener à la jouissance absolue, et pour les rendre tout flagada, prêts à être cueillis pour obtenir d'eux tout ce que tu veux. » Elle s'était installée sur cette chaise qu'il avait si galamment reculé pour elle, et n'avait pas tardé à attirer vers elle l'une des deux choppes de rhum, faisant tournoyer l'un de ses doigts sur le rebord, distraitement, regard planté dans celui de l'Irlandais. Faignant une moue déçue, et un brin boudeuse, face à cette révélation qu'il lui offrait. Et dont elle se doutait déjà plus ou moins. Question de précognition, peut-être, ou d'instinct, plutôt. Et puis, elle décidait, au lieu de lui répondre, de le laisser lui dérouler, à nouveau, son petit numéro de charme. Ah oui, ça, pour sûr, c'était agréable d'entendre parler d'autre chose que, directement, de son corps, de ce qu'il voudrait bien lui faire, ou de la façon dont il aurait soit disant éviscérer machin chose, ou tuer à mains nues bidule chouette, ou quelque animal mythique. Hissant sa chope jusqu'à ses lèvres, entre la paume de ses mains, elle en prit une petite lampée, avant de reposer la chope sur la table, et de plisser légèrement les yeux, de plaisir, en sentant la chaleur de l'alcool effleurer son œsophage, langoureusement. « Hmm, c'est plus ou moins ça. Je me dis Conjuratrice de sirène, mais je suis tout de même gabier, avant toute autre chose. Du moins, de mon point de vue. Quant à être une sirène ... Les gens de La Havane disaient que ma mère était une sirène. Probablement parce qu'ils avaient entendu d'autres le dirent avant eux. Satine a été trouvée échouée sur Bird Cay, à une cinquantaine kilomètres au large d'ici. Elle était rousse, sortait de nulle part, envoutait tout le monde, a été secouru par un pirate qui l'a sauvée des flammes quand la ville précédent Nassau a été détruite, tout ça tout ça ... Qui sait, peut-être était-elle réellement une sirène, et que j'en suis une aussi ... Dans ce cas là, tu devrais te méfier, les sirènes brisent le cœur des pirates, avant de les emporter avec elles au fin fond de l'océan, pour les y noyer ... »

Elle avait repris sa chope, et lui avait adressé un regard par dessus, mutin, provocateur, à moins qu'elle n'était en train de le défier de lui répondre. Il lui répondrait, c'était sûr. Elle était quasi sûre et quasi persuadée d'avoir cet effet là sur lui, celui de toujours le voir lui répondre, que ce soit par la parole ou par les gestes. Ils s'étaient bien répondus, par les armes, la première fois, et par le sexe, la deuxième fois, et toutes les fois qu'il y avait eu après, alors pourquoi cela changerait-il aujourd'hui ? Mais, finalement, la suite n'était pas exactement ce à quoi elle se serait attendue. Ou peut-être un peu, si. Même si, en règle générale, c'était surtout les pirates mâles qui cherchaient à se débaucher entre eux, pour rejoindre tel ou tel équipage. Ankaa avait des contacts un peu partout, mais avec son caractère très affirmé, on devait sans doute se dire qu'elle risquait de se braquer, ou de vous envoyer dans vos quartiers, ou qu'il y avait bien trop de risques de bagarres à bord si elle débarquait ... Elle savait se battre, Ankaa. Sans doute trop bien pour certains. C'était en partie pour cette raison qu'elle n'avait pas rejoint le Flying Dragon, comme son frère jumeau. Parce qu'ils se seraient sautés au cou avant même la sortie du port, ou presque. Et le pauvre Harley aurait dû ramasser les morceaux. Sur le Great Ranger, l'explication était autre. Peut-être que vivre si proche de Baldwyn lui aurait apparu comme un risque de soudain lâcher le morceau concernant leur fils, ou encore le risque d'en concevoir un autre, d'enfant bâtard ... Concernant le Jolly Ranger, par contre ...

    « Le Jolly Ranger, vraiment ? ... »
    Elle reposait son rhum, et arquait un sourcil, avant d'étendre ses jambes sous la table, et de poser délicatement une main, discrètement, auprès de la chope de Cúchulainn. « Et bien, je te remercie de la marque de confiance, et de respect, mais tant que ce bateau sera commandé par un misogyne et un sadique de premier ordre, il y a peu de chances que j'y mette les pieds un jour. Il me balancerait à la flotte en moins de deux, ou pire. Il serait sans doute capable de m'attacher à la proue ... Mais, en revanche, rien ne t'empêche, toi, de rejoindre mon navire. Le Rising Sun te conviendrait, j'en suis sûre ... Et puis, tu y voyagerais à mes côtés ... » Une voix qui tombait d'une ou deux octaves, approchant des ondes sensuelles et aguichantes, alors qu'un de ses sourcils se arquait, et que l'un de ses jolis petits petons se mettait en oeuvre de faire lui aussi quelques petites pirouettes démonstratives, en remontant lentement le long d'une des jambes du pirate.



Dernière édition par Ankaa Marlowe le Mar 31 Mar - 16:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Spring, Spring, Meets The Tiger [ANKAA]   Mar 31 Mar - 4:18


Ce qui nous permet de considérer la beauté d’une fleur parfaite est le fait qu’on prend le temps de s’arrêter pour bien la regarder. C’est le fait de passer cet instant en un état de parfaite tranquillité, sans continuer notre marche vers le ciel.

Ulysse aux Mille Ruses était mon héros d’enfance et lorsque je me retrouvais seul avec la belle Miss Marlowe, je pouvais facilement me mettre à la place du Roi d’Ithaque lorsque, attaché à son mat il fit de son mieux pour résister au chant mélodieux de Parthénope. Pour moi Ankaa était une femme aussi intrigante qu’envoutante et je ne l’avais donc pas qualifié de Sirène par hasard. Oui j’étais un séducteur, mais je n’étais pas un menteur… Ainsi toutes les flatteries que j’avais pu lui adresser précédemment, n’étaient pas anodines, elles étaient pensées et réfléchit. C’était peut-être pour cela que j’étais différent des autres hommes qui peuplaient New Providence et que mon invitée n’avait pas refusé mon invitation. Puis lorsque la pirate s’est mise à me raconter l’histoire – hors du commun – de sa mère, j’ai compris que mes flatteries n’étaient finalement pas très loin de la réalité. Au risque de passer pour un vantard, j’étais – et je suis sans doute encore – connu dans tout Nassau pour ma répartie assassine ainsi que pour mon sens critique extrêmement aiguisé et encore aujourd’hui je ne peux pas m’empêcher de croire que ce sont ces deux choses qui faisaient – et fonts certainement toujours – de moi un séducteur hors-pair. Toujours souriant, j’ai ensuite basculé ma tête en arrière pour fixer le lustre qui se balançait très légèrement au-dessus de ma tête et pour trouver une chose intéressante à répondre à ma charmante amie.

« Oh rassure toi je connais très bien toutes ces histoires. L’œuvre d’Homère a bercé mon enfance et ce fait je sais comment me comporter avec les « divines créatures » comme toi. J’ai moi aussi quelques tours dans mon sac. Et pour être totalement honnête, je serais bien tenté de me faire attacher à un grand lit si cela me permet de revoir cette jolie tache de naissance en forme de croissant de lune qui éclaire ton épaule. Haha. »

Je n’étais pas du genre à parler du physique des femmes que je côtoyais, mais Ankaa était vraiment un cas à part puisque cette petite de vin à l’allure astrale m’avait marqué et charmé. D’ailleurs en fermant les yeux je ne pus m’empêcher de repenser à la première nuit que j’avais passé aux côtés de la petite brune à la chevelure d’ébène… Mais le portrait qu’elle dressa de mon capitaine m’obligea à quitter le monde des fantasmes. En bon marin, en bon soldat, je mourrais d’envie de prendre la défense de ce bon vieux Woodes mais finalement la Conjuratrice de Sirène n’avait pas tout à fait tords. Le Capitaine du Jolly Ranger la Conjuratrice de Sirène n’avait pas tout à fait tords. Le hors-la-loi borgne n’avait pas énormément de qualités et il était loin d’être un charmant petit enfant de cœur. Mais bon je l’appréciais malgré ses défauts… Malgré le fait qu’il n’avait rien d’un bon chrétien. J’étais très attaché à mon équipage… Enfin… Pas tant que cela en réalité, mais j’avais fait des promesses que je ne souhaitais briser. Malheureusement l’idée de voguer sur la Mer des Caraïbes aux côtés d’une femme comme Ankaa Marlowe était de plus en plus tentante. Surtout pour un esthète comme moi.

« Tu sais bien que le Capitane Hawkins déteste ton pote Risley… Si jamais je l’abandonne pour intégrer l’équipage du Rising Sun il fera tout pour me faire couper la tête et figure toi que… Hum… J’y tiens… à ma tête ! Haha ! D’ailleurs j’ai ouïe dire que ton cher petit Capitaine n’était pas un ange et qu’il lui arrivait parfois d’attaquer des vaisseaux britanniques simplement pour décimer quelques connards… »

Je jouais l’homme outré mais en réalité ces rumeurs me plaisaient énormément car même si je tentais assez désespérément de me racheter une conscience, je ne pouvais pas m’empêcher de détester les anglais et de vouloir en tuer le plus possible. Pour être tout à fait honnête c’était tout simplement plus fort que moi… J’avais soif de vengeance et plus même au-delà de cela, j’étais un irlandais pur souche, pas un de ces connards de Cromwelliens, alors j’avais grandis en détestant les britanniques, la haine des anglais dans mes veines depuis le plus jeune âge. Et tout ça Ankaa le savait… Elle connaissait mes positions par rapport aux chiens de la Couronne d’Angleterre et quelque chose me disait qu’elle était en train d’en profiter pour m’attirer… Bref mon petit discours fut suivit d'un geste de la main pour demander encore un peu de rhum, je venais de terminer mon verre de rhum et Mademoiselle Marlowe n'allait pas tarder à faire de même alors autant prendre les devants.

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MessageSujet: Re: Spring, Spring, Meets The Tiger [ANKAA]   Ven 3 Avr - 1:12

Spring, Spring, meets the Tiger

Homère, Ankaa ne l'avait pas lu. Peut-être qu'elle aurait pu, si la vie leur avait laissé plus de temps. A sa mère et à elle. A sa mère et à eux, à son frère et à elle. Mais le destin en avait décidé autrement et ... Et c'est stupide, cette théorie qui fait tout reposer dans les mains du Destin, d'une puissance supérieure qui déciderait de tout et aurait le dernier mot, quoi qu'il advienne. Honnêtement, la pirate refusait de croire que, depuis le début, Satine avait vécu pour finir de cette façon si horrible, si tragique, si douloureuse aussi. Pas après avoir vécu tout ce qu'elle avait vécu, après avoir survécu, au minimum deux fois, aux serres écrasantes et lacérantes de la Mort. Sa mère n'avait pas mérité de mourir ainsi, si jeune, enceinte, et, sans doute, enfin heureuse d'avoir trouvé un foyer stable. Et ce pauvre Gancho, qui avait perdu la raison ... Non, Ankaa n'avait pas lu Homère, et n'avait jamais réellement entendu sa mère lui en parler. Des mythes, des légendes, oui, mais pas de Homère en particulier. Ou la petite fille qu'elle était alors avait juste viré du paysage la moindre évocation du grec. Parce qu'il était bien grec, n'est-ce pas ? De toute façon, le monde d'Ankaa avait surtout été nordique, et celtique. Oriental, aussi, excluant presque entièrement du paysage tout occidentalisme trop exacerbé. Son père venait du Grand Noir, et de cet Orient mystérieux, aussi, paraît-il. C'était lui-même qui en avait parlé, quelque peu, plus, en tout cas, que Satine n'avait, elle, évoqué ses propres origines écossaise, italienne, et un peu française. Cela avait été très paradoxal, et étrange, à l'époque, et cela le demeurait, aujourd'hui. Son père avait vécu plus longtemps que sa mère, leurs années d'écart mises à part. Disons qu'il s'était un peu plus éternisé qu'elle, dans la vie de leurs enfants. 4 ans de plus, c'est beaucoup, surtout quand on entre dans l'adolescence, et qu'on se souvient donc plus facilement de ses années là avec moins de flou. Il s'était accroché, jusqu'aux 13 ans de ses jumeaux, mais avait surtout fait des passages plus éclairs et éphémères dans leur vie qu'autre chose. Et pourtant ... Ankaa était née à La Havane, en pleine culture espagnole, et tout le reste, et pourtant, de par ses parents, elle était toujours un peu venue d'ailleurs. Conçue à Nassau, ou dans la ville qui l'avait précédée, elle y était revenue. Pour autant, cela faisait-il de ce lieu son unique chez elle. Ankaa préférait se dire que son chez elle, c'était l'océan. Elle y était née, dans cette eau, en naissance aquatique. Ses parents étaient bien venus de ces eaux là aussi, un jour. Comme tout le monde, sans doute, mais ...
    « Margygr ... » La pirate tire doucement sur la pointe d'une de ses mèches de cheveux, la faisant quelque peu rebondir sur elle-même, avant de se focaliser de nouveau sur ce qu'elle était en train de dire. « Margygr, c'est comme ça que mon père les appelait ... Je préfère ça que les espèces de harpies que sont les sirènes pour les Grecs ... » Quant à sa tâche de naissance ... « Hmm, le fameux privilège de ceux qui sont tombés dans mes filets ... Méfies toi, je pourrais t'attacher et te laisser comme ça, avant de m'enfuir. Tu n'aurais que tes yeux pour pleurer, et une douloureuse trique, mon cher ami. »
Est-ce qu'elle en serait capable ? Très probablement. Ankaa n'était pas toujours une personne sensée, pour beaucoup de monde. Mais à ses yeux à elle, c'était eux, tous autant qu'ils étaient, les êtres insensés. Quelle était cette stupide idée que celle qui tournait autour du sens ? Être imprévisible, et difficile à cerner, c'était donc être insensé ? Très étrange concept que de repousser loin de ça et de calomnier ce qu'on ne comprenait pas, ce qu'on ne contrôlait pas ... Être trop prévisible était juste dangereux, pour Ankaa. Cela permettait à quiconque de vous cerner, de vous étudier pour trouver vos faiblesses, et savoir vers quoi diriger le mousquet afin de vous abattre. Rester trop longtemps au même endroit finissait par la rendre malade, et lui faire perdre la raison, et le sens, justement. A l'évocation de la querelle entretenue entre leurs capitaines respectifs, Ankaa sourit, sarcastiquement. La majorité des capitaines ne pouvait pas se blairer. Il était donc plus difficile d'en trouver qui s'entendaient bien, en fait. Ankaa ne savait pas tout des rixes et autres rivalités qui les opposaient, mais avait suffisamment entendu Risley beuglé après Hawkins pour savoir que cela devait dépassé le simple combat d'égo. Quant à la réputation de son propre capitaine à elle ... Son père détestait les Anglais. Plus qu'il ne l'aurait sûrement dû, ce qui amenait sa fille à penser qu'il y avait un motif, derrière tout ça, voire même plusieurs. Et sa propre mère n'utilisait jamais la langue anglaise pour s'exprimer. Elle avait entendu ce dont les Anglais avaient été capables vis à vis des Écossais. Et elle avait goûté à leur hospitalité, dans leurs geôles de merde. Sans parler que c'était à cause d'eux qu'elle n'avait plus de père. Cela avait sans doute été de bonne guerre, en application de la règle du jeu : un pirate ne pouvait guère espérer de grâce et de compréhension une fois attrapé. Mais, tout de même, ces enfoirés lui avaient pris son père. Et n'hésiteraient pas du tout à la pendre, elle, ou bien à pendre son frère, et tous ceux qu'elle connaissait, s'ils en avaient l'occasion. Parfois, elle se demandait encore pourquoi elle n'avait pas eu la corde au cou, la concernant ... Ce n'était pas faute de temps, pour eux : elle n'avait pas été secourue de leurs geôles à la con à peine arrivée.
    « Quoi ? Tu penses qu'il préférerait plutôt te voir rejoindre la Navy, ou l'Armada ? ... » De nouveau, elle buvait une gorgée de rhum, avant de hausser les épaules. « Risley ne le laisserait pas faire ... JE ne le laisserais pas faire, si on doit en arriver là. La Mort nous guette déjà en tous sens : une tempête, une corde au cou, un abordage qui tourne mal, un boulet de canon, de la mitraille de mousquet, un coup de rapière, et tout le reste. Si en plus on se met à se massacrer les uns les autres ... Et puis, tu es trop mignon pour mourir. » Était-ce un argument de poids ? Allez savoir ... En tout cas, oui, là, d'accord, Ankaa était entièrement partante pour reconnaître que cela ne faisait pas trop sens. Finissant sa chope, elle la reposait doucement sur la table, non sans un peu jouer avec auparavant. « Risley déteste les Anglais, mais qui pourrait l'en blâmer ? Mais ce n'est pas auprès de toi que je trouverais un adversaire à cette tendance. Je déteste ce mot, "britanniques". Ça englobe tout un tas de péquenots qui n'ont rien demandé, qui aimeraient tellement être d'abord de leur morceau de terre avant d'être un sujet de la Couronne. ... Non, sérieux, cela ne te tente pas plus que ça ? ... Il faut prendre des risques, dans la vie. »

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MessageSujet: Re: Spring, Spring, Meets The Tiger [ANKAA]   Ven 3 Avr - 17:06


Ce qui nous permet de considérer la beauté d’une fleur parfaite est le fait qu’on prend le temps de s’arrêter pour bien la regarder. C’est le fait de passer cet instant en un état de parfaite tranquillité, sans continuer notre marche vers le ciel.


Le décès de ma malheureuse épouse avait fait de moi un homme à femme,  il y a encore dix ans j’étais connu par toutes les gentes dames qui louaient mes talents d’amant et d’escrimeur. Ma réputation me poursuivit jusqu’au caraïbe ou mes conquêtes furent nombreuses… Tout cela pour dire que malgré toutes ces aventures je n’avais encore jamais vu une femme comme Ankaa qui en plus d’être sublime arrivait à me faire oublier tous les imbéciles qui m’entouraient simplement en ouvrant la bouche.  Je jouais au fier, mais en réalité je ne pouvais pas réellement me comparer à Ulysse aux Mille Ruses puisque contrairement à lui j’avais succombé au charme de ma sirène depuis un bon petit moment. C’est pour cela que je ne pus m’empêcher de rire lorsqu’elle évoqua l’idée de me laisser m’attacher au lit puis de m’abandonner. Cette idée plus cruelle qu’inventive, me permis cependant de me remettre en question. N’étais-je pas en train de trop m’accrocher à cette gaillarde qui avait la réputation d’avoir des mœurs assez légères ? Je m’étais d’ailleurs déjà fait tabassé par ce connard de Baldwyn Godfrey à cause de la nuit qu’il avait passait aux côtés de la belle Marlowe et ce genre d’accident risquait de se répéter si jamais je continuais à lui faire la cour de cette façon… Mais j’avais vu de très nombreux champs de batailles et combattu d’innombrables ennemis, alors au fond je me fichais des conséquences.

Ankaa Marlowe aux origines était bel et bien une sirène, une femme capable de vous faire perdre tout sens critique. Le genre de personnage pour qui on pourrait décrocher la lune ou risquer sa vie… J’étais d’ailleurs de plus en plus tentée à l’idée d’abandonner l’équipage du Jolly Ranger pour rejoindre celui du Rising Sun… Fort heureusement il me restait encore quelques neurones en marche et ce sont eux qui m’empêchèrent d’accepter immédiatement la très tentante proposition de son interlocutrice aux origines diverses et variées. Quoi qu’il en soit au milieu de toutes ces interrogations, mon second verre de rhum ne fit pas long feu, au contraire puisqu’il me dura beaucoup moins longtemps que le précédent que j’avais pourtant déjà bu assez rapidement.

« Et bien tu crois que cette menace va m’effrayer et me pousser à faire marche arrière ? » Cette phrase fut suivit  d’un petit ricanement, je n’avais peur de rien et même si je n’avais aucune envie de me retrouver dans la situation qu’elle avait décrite quelques secondes auparavant, je n’avais pas peur pour autant. Loin de là…  « Mais je suis désolée de t’annoncer que tu m’as déjà envouté lors de ce fameux duel d’escrime… » J’avais bien conscience que cette phrase allait perturber Ankaa, qu’elle allait peut-être même la faire fuir puisque les femmes rebelles et battantes comme elle, n’aimaient pas beaucoup les grandes déclarations d’affection. Oh je n’étais pas amoureux d’elle... Loin de là ! Mais la jolie Marlowe m’avait charmé et j’étais obligé d’avouer que je tenais à elle et que toutes nos rencontres s’étaient toujours terminées de façon extrêmement intéressante. Et je ne dis pas ça uniquement à cause de la fin de notre précédente confrontation… Non… même si ce facteur pesait également dans la balance.

Puis ma compagne de boisson commença à me parler des rivalités entre pirates et notamment celle qui opposait le capitaine borgne au jeune bellâtre irlandais du Rising Sun… Alors comme ça elle voulait me protéger ? Ankaa pouvait aussi être adorable… du moins à sa façon, mais le fond du problème n’était pas là, puisque je n’avais pas réellement peur de Woodes, je craignais surtout que ma réputation en prenne un coup et que de ce fait elle m’empêche de faire une belle carrière dans la piraterie. J’avais bien envie de lui répondre cela assez rapidement, mais en regardant à droite et à gauche je me rendis compte que j’étais entouré de quelques membres de l’équipage du Jolly Ranger et je savais que l’un d’eux était connu pour avoir l’ouïe fine et la langue bien pendue. J’ai donc posé ma main sur celle de la Sirène avant de me rapprocher de son oreille pour lui murmurer quelques mots à l’oreille :

« Je viens de remarquer que des matelots fouineurs trainaient dans les parages et en tant que Maître d’Equipage je ne veux prendre aucun risque. Alors que dirais-tu de continuer cette conversation dans ma chambre ? J’ai dégoté un excellent whisky écossais trouvé dans la calle d’un bâtiment de la Navy. Et je pourrais aussi te montrer que je n’ai pas peur ni de la mort, ni même des sirènes… »

Et je ne mentais pas… Je ne me vantais pas… Bon si peut-être un peu… mais je me sentais plus réaliste qu’arrogant !  Car j’avais combattu en France, en Irlande, en Ecosse, en Espagne, en Afrique du Nord et même dans le Nouveau Monde j’avais frôlé la mort une bonne centaine de fois et cette dernière ne m’effrayait plus beaucoup…



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MessageSujet: Re: Spring, Spring, Meets The Tiger [ANKAA]   Dim 5 Avr - 23:16

Spring, Spring, meets the Tiger

C'était étrange parfois, ce qui se passait dans la tête d'Ankaa ... Voyez-vous, pour rien au monde, elle n'aurait renoncé à sa féminité. Se couper les cheveux ? Dissimuler ses formes ? Travestir sa voix ? Se mettre à marcher comme si elle avait quelque chose qui pendant entre les jambes ? ... Très peu pour elle. Mais, à l'inverse, elle repoussait au loin un bon nombre de clichés, ou plutôt d'exigences tournant autour de ce que devait être une femme. Être calme, respectueuse, soignée, obéissante, dévouée, soumise, muette, tout en retenu, tout ça, quoi. Tout ça, ce n'était pas elle. Même un aveugle pourrait le voir. Même un abruti pourrait le comprendre. Elle savait très bien qu'elle tenait tout ça de son éducation, assez peu conventionnelle. Presque persuadée que sa mère n'était pas issue de la fange écossaise, elle avait appris auprès d'elle à combiner cette personnalité et ces penchants hérités de son père, et sa part de féminité. Une femme peut rester féminine tout en étant forte, cultivée, capable, déterminée, et endurante. Seulement, ça, on ne l'explique pas aux femmes, en règle générale. On a sans doute trop peur qu'elles se mettent ensuite à réclamer des droits, de l'égalité, et à remettre en question la suprématie masculine. Dans le même ordre d'idée, son père lui avait appris à viser, avec un mousquet, ou toute autre arme du même genre. Le Capitaine Herissan lui avait aussi appris à manier les lames. Gancho avait fait pareil, lui apprenant, en plus, lui, à savoir être ambidextre. Il ne lui avait jamais expliqué pourquoi on lui avait coupé une main, ou pourquoi il lui en manquait une. Mais il lui avait expliqué, et prouvé, que de se retrouver affublé d'un crochet, et donc amputé d'une main, ce n'était pas la fin du monde, si on savait faire avec, s'adapter. Compenser. Dans le fond, jusqu'à Cúchulainn, Ankaa n'avait jamais vraiment été défaite, aux joutes impliquant des lames. Parce qu'évidemment, si on se lançait dans un duel à armes à feu, c'était celui qui restait debout, ou en un seul morceau, qui l'emportait, et il n'y avait pas besoin d'explications pour comprendre qui l'avait emporté. A la lame, par contre ...
    « J'ignore toujours ce qui s'est passé cette fois-là. J'aurais dû te botter le cul, y pas moyen ... » Elle fixait un instant la table en bois, mâchant un morceau de viande séché entre ses deux mâchoires. Oui, elle aurait dû gagner. Ou alors, elle était juste de mauvaise foi. En tout cas, il fallait bien reconnaître qu'elle ne l'avait tout de même pas accusé d'avoir triché, et qu'elle ne s'était encore inventée aucune excuse pour justifier sa défaite. Attrapant du bout du bras le couteau qui traînait sur la table, sans doute destiné à se tailler une part du lion dans toute boule de pain qui serait posée sur la table, elle en titilla la larme contre la dernière phalange de l'index de sa main gauche. Pas de quoi la blesser, le truc n'avait sans doute pas été émoussé depuis un bail. « Je m'en suis quand même sortie sans cicatrice physique, c'est déjà ça j'imagine. »
Haussant les épaules, elle finit par l'observer, sous une mèche rebelle qui était venue se positionner devant son regard. Un sourire illuminait un coin de sa bouche, mutin. Elle n'était pas si rancunière que ça, allez, et elle lui reconnaissait sa victoire. Il y avait cette technique que lui avait enseigné son père. Garder la tête froide, et haute, si possible, et ne plus y penser. Ou faire comme si on n'y pensait plus. Et garder son cœur le plus proche du sol, histoire de ne pas se laisser bercer d'illusions, histoire aussi de ne pas avoir trop la tête dans les étoiles. Les étoiles, ça s'observe, ça ne cherche pas à s'atteindre. Sinon, la chute est mortelle. Elle qui portait le nom de l'une d'entre elle, elle en savait peut-être quelque chose, allez savoir ... Lorsqu'elle le vit et le sentit se rapprocher d'elle, elle ne dit rien, ne se décala pas, et ne laissa rien transparaître sur son visage. Elle les avait vu, ces museaux de fouineurs, peut-être même avant lui, allez savoir aussi ... Elle avait les yeux, pour ça. Ou simplement pris le pli de se faire reluquer, et donc, de sentir dès qu'on la regardait ne serait-ce qu'une fraction de seconde. Comme un 6e sens planqué dans un coin de sa tête, et qui ressortait en mode vigie dès que c'était nécessaire. Alors, non, elle ne réagit pas, pas d'un millimètre, continuant de jouer avec le couteau à la lame émoussée, comme si de rien n'était. Inutile de les laisser comprendre qu'ils avaient été repérés, en somme. Cependant, autant répondre à Cúchulainn, non ? Les dissimulant quelque peu à la vue de toute fouine derrière le rideau de ses longs cheveux, elle posa une main sur la joue du pirate, approchant à son tour ses lèvres de ses oreilles.
    « Il y a des façons plus simples de me courtiser, vous savez, Monsieur le Maître d’Équipage ... Mais je ne peux refuser un bon whisky écossais, ni même une occasion de te prouver que, si ... Tu devrais me craindre ... » A mesure de ses paroles, ses lèvres avaient filés vers la bouche du pirate, avant de remonter quelque peu, de nouveau, laissant les dents d'Ankaa titiller le lobe de l'oreille de l'Irlandais, un regard un brin enfiévré illuminant ses yeux.

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MessageSujet: Re: Spring, Spring, Meets The Tiger [ANKAA]   Lun 6 Avr - 3:49


Ce qui nous permet de considérer la beauté d’une fleur parfaite est le fait qu’on prend le temps de s’arrêter pour bien la regarder. C’est le fait de passer cet instant en un état de parfaite tranquillité, sans continuer notre marche vers le ciel.

Je ne pus m’empêcher de sourire lorsque ma camarade de boisson évoqua notre première rencontre et plus particulièrement notre duel à l’épée. Elle avait apparemment assez mauvaise d’avoir perdu contre moi et je pouvais parfaitement la comprendre puisque d’après les rumeurs j’avais été le premier à la battre. Cela avait dû la vexer et toucher son égo… J’avais plus ou moins ressentit la même chose lorsque ce chien de Baldwyn m’avait roué de coup juste devant la taverne. J’avais fait de mon mieux pour me défendre, mais si j’étais excellent en escrime, forcé d’avouer que lui était meilleur que moi au corps à corps… Ankaa savait très bien se défendre, elle savait se défendre, mais elle avait un style assez rudimentaire et une technique plutôt basique qu’un autre boucanier avait surement dû lui apprendre. Contrairement à elle j’avais la chance d’avoir appris l’art de l’escrime auprès des plus grands que ce soit durant ma jeunesse en Irlande ou plus tard à la cour du Roi Soleil à Versailles. Cela dit l’expérience et la technique ne faisaient pas tout puisque la sirène écossaise était passée à deux doigts de me vaincre. C’était d’ailleurs pour cela que j’avais autant de respect pour cette jeune femme séduisante devenue presque aussi redoutable que le pire des corsaires. Peu d’hommes pouvaient se vanter de m’avoir poussé dans mes derniers retranchements comme elle l’avait fait. J’aurai aimé pouvoir rebondir sur les réflexions de ma très séduisante amie, malheureusement la présence des fouineurs m’embêtait beaucoup. J’étais maître d’équipage, je devais être respecté par mes pairs hors je savais très bien que les gaillards qui nous observaient depuis déjà un petit moment avaient la sale habitude de faire et défaire les réputations à bord du Jolly Ranger.

Bref j’étais pressé de quitter cet établissement afin de ne plus avoir l’impression d’être épié par des idiots un peu trop curieux. Puis le temps sembla s’arrêter lorsque la belle Ankaa commença à me mordiller le lobe de l’oreille, je sentis un frisson traverser tout mon corps. Non il n’y avait rien à redire… malgré son tempérament de garçon manqué Ankaa savait comment mettre les hommes à ses pieds. La Marlowe était définitivement à craindre mais lorsqu’elle lâcha enfin mon oreille je ne fus incapable de résister à sa magnifique bouche et je ne pus m’empêcher de l’embrasser à pleine bouche. A cet instant précis je me fichais bien du regard de mes équipiers qui allaient surement pensaient que j’étais encore une fois en train de jouer aux séducteurs.

Et puis finalement ces fouines m’avaient permis de me rapprocher un peu plus de la conjuratrice de sirène du Rising Sun. « La brebis égarée que je suis serais t’elle sur le poing de laisser entrer un loup affamer dans sa chambre ? »  Ma phrase fut suivit d’un rire franc et assez taquin… Et c’est après ce petit échange que j’ai accompagné la séduisante brune jusqu’à ma chambre. J’avais beau être un charmeur, je n’étais pas un menteur pour autant et la bouteille de Whisky écossais que j’avais retrouvé dans un navire de la Navy fut la première chose que mon invitée pu apercevoir en entrant dans ma chambre. J’étais un grand amateur d’alcool, mais je n’aimais pas boire tout seul alors la venue de la sirène de Nassau était l’occasion idéale pour goûter cette pièce rare. Alors je fis de mon mieux pour remplir deux grands verres le plus rapidement possible.

« Tu m’en diras des nouvelles… »Dis-je avant d’avaler une gorgé de whisky… il était excellent rien à voir avec celui que l’on pouvait trouver à la taverne. Comme quoi ces chiens d’anglais se réservaient les meilleurs produits. Ma chambre n’était pas très grande, en réalité elle ne faisait que quelques mètres mais elle me suffisait amplement. Notamment parce que je n’avais pas beaucoup d’affaires et puis parce qu’elle n’était pas extrêmement cher. Un lit, un pupitre, une chaise, une malle, une lampe à huile, c’est tout ce qui me fallait… Et puis les geôles anglaises m’avaient habitué à ne plus jouer les claustrophobes. Non ma chambre était assez sympathique… mais ce que je pensais de cet endroit n’était pas le plus important. Au fond je me demandais si l’endroit allait plaire à mon invité, même si je savais très bien que cette dernière n’était pas vraiment connue pour avoir des gouts de luxe, loin de là… Quoi qu'il en soit un léger sourire ne tarda pas à se dessiner sur mes lèvres la situation m'amusait énormément :

«  Alors que va faire la louve maintenant qu’elle a pu entrer dans l’enclos ? Va-t-elle m’attacher à mot lit et m’abandonner là avec une vilaine trique ? Ou bien va-t-elle me poignarder dans le dos et me voler mes économies ? J’espère qu’elle a quand même d’autres plans… des plans plus… comment dire agréables qui me donneraient des bonnes raisons d’abandonner mon poste de maître d’équipage ? Alors Ankaa Marlowe quelle sera ma sentence ? »



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MessageSujet: Re: Spring, Spring, Meets The Tiger [ANKAA]   Mer 8 Avr - 23:34

Spring, Spring, meets the Tiger

Jouer avec le feu était sans doute une seconde nature pour Ankaa. Certes, sans doute que, maintenant, adulte, cette propension s'exprimait plus clairement, du moins, suffisamment pour qu'on remarque tout ça. Mais, même enfant, faire des bêtises, prendre des risques, escalader des rochers escarpés à mains nues, en se balançant parfois au dessus d'un relatif vide, courir après son frère armé d'un bâton, aller à la chasse aux crabes sans chaussures, tout ça, elle l'avait fait. Jouer avec les couteaux de Gancho, ou avec le mousquet de son père, en lui ayant fait les poches pendant qu'il dormait. Tenter de grimper en haut de la vigie quand le Fire & Blood était à quai, et se faire rattraper par le pantalon par l'un des marins de Nikolaj avant que malheur n'arrive. Marcher en funambule sur le bord du bateau. Se battre avec son frère et essayer de le noyer, pour de faux, bien sûr, mais quand même. Aller s'asseoir sur les genoux d'un des matelots de son père, en pleine mer, parce qu'elle avait mal aux fesses après avoir été corrigée par son père, et voir le gars rougir comme le sang, parce que cela faisait plusieurs semaines qu'il n'avait pas eu de femme, et que les courbes féminines de la jeune fille commençaient alors à se développer. Tout ça, elle l'avait fait. Et elle avait continu ses c*nneries, comme on dit. Cela ne lui posait pas plus de problème que ça. Elle n'était pas inconsciente, puisqu'elle maîtrisait, toujours. Ce n'était pas une tentative de se foutre en l'air, juste une envie de tester les limites, partout, tous les temps. Aucune catastrophe ne lui était arrivée, depuis 25 ans. En tout cas, aucune qu'elle aurait provoqué d'elle-même pour cause de conduite à risque. Enfin, si on écartait l'aléa "bébé à 15 ans". Quoi que, foncièrement, ce n'était pas une catastrophe en soi, cette naissance. Ankaa ne regrettait pas, quelles qu'aient été les circonstances, même si, si c'était à refaire, elle s'arrangerait sans doute pour trouver un moyen de ne pas avoir à se prostituer pour pouvoir élever son gosse décemment. En rangeant sa fierté et son orgueil, au fin fond de sa poche, par exemple ... Alors, être là, face à Cúchulainn qui, comme tout pirate qui se respectait, pouvait potentiellement ne pas avoir forcément tirer son coup récemment, cela ne lui faisait pas peur. Et ce même si, à proprement parler, elle faisait plus que d'être simplement à côté de lui. Le rembarrer, c'est peut-être ce qu'elle aurait dû faire, juste pour garder entièrement les rênes rien que pour elle, mais voilà, elle ne le fit pas, profitant, sans s'en cacher, de ce baiser qu'il avait initié.
    « Tu veux dire la louve ? ... Vas savoir ! » Arquant les sourcils à plusieurs reprises, un sourire carnassier en coin, elle finissait par reculer quelque peu son visage, avant de reprendre. « Mais je ne suis pas affamée à ce point, je te rassure. Je n'ai jamais aucun problème de ce genre. L'avantage d'être ... disons, moi ? » Elle tapote du bout des doigts sur le rebord de bois de la table, en lui décochant un sourire des plus faussement innocents.

En le suivant jusqu'à sa chambre, pas un instant elle ne se retourne pour vérifier qu'on ne les épie pas. Elle le sait, qu'il y a forcément quelqu'un, au moins, qui aura remarqué leur départ. Après, que cette personne s'en soucie ou pas, que cela lui importe ou non, ça, c'était une autre histoire. Pas un seul instant, non plus, elle ne choisit de faire marche arrière. Après tout, elle reste maîtresse d'elle-même, et se sait libre de partir à tout instant si quoi que ce soit lui déplait. Ce n'était, après tout, pas comme s'il l'avait enchaînée à lui, ou bâillonnée, ou balancée par dessus son épaule pour l'amener jusqu'à son antre. Lorsqu'il lui tend un verre de whisky, elle le remercie d'un geste de la tête, accompagné d'un sourire, avant de faire tournoyer le nectar, pour en observer la robe. Passant le verre sous son nez, elle en hume les senteurs du contenu, un sourire repu se dessinant alors déjà sur ses lèvres. Le whisky ... La boisson préférée de son père, qui s'en gardait toujours d'excellents crus dans sa cabine. Derrière la cachette dans la bibliothèque. Pendant longtemps, elle avait cru qu'il n'en avait jamais rien su, du fait qu'elle savait où se planquait sa réserve, et qu'elle s'était servie, à plus d'une reprise. Et puis, elle avait compris qu'il avait toujours su, dans le fond. Relevant les yeux vers Cúchulainn, après s'être postée contre la fenêtre, elle l'écoute, en penchant la tête de côté, et en laissant quelques gouttes de whisky s'épancher sur ses papilles, avant de plisser les yeux, et de faire quelque peu mariner le pirate.
    « Hmm ... Ankaa Marlowe ne sait pas trop. Elle n'a pas encore pris de décision fixe, dirons-nous. En fait, elle aurait quelque peu besoin qu'on l'aide à remplir les colonnes du pour et du contre. » Se servant une vraie rasade de whisky, elle se doit de se stopper, inclinant la tête vers l'arrière, contre la vitre de la fenêtre, sentant la température du dehors contre son cuir chevelu, avant d'être bien obligée de fermer les yeux et de soupirer d'aise. « Mmm, je pourrais tuer pour du whisky comme ça tous les jours ... » Et puis, elle rouvre un œil, paresseusement. « Peut-être que si tu te débarrassais un peu de quelques vêtements, ça m'aiderait à me décider ... »

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MessageSujet: Re: Spring, Spring, Meets The Tiger [ANKAA]   Ven 10 Avr - 19:47


Ce qui nous permet de considérer la beauté d’une fleur parfaite est le fait qu’on prend le temps de s’arrêter pour bien la regarder. C’est le fait de passer cet instant en un état de parfaite tranquillité, sans continuer notre marche vers le ciel.

A une époque j’étais un homme droit, un bon chrétien, un parfait gentleman, mais après avoir quitté mon Irlande natale je me suis lentement enfoncé dans la débauche et le péché. Je n’étais plus moi-même, je passais mon temps dans les tavernes et les bordels, je me battais pour gagner de quoi manger… Bref… C’est mon entrée dans le Jolly Ranger qui me permis de stopper cette descente aux enfers et de retrouver un tantinet de sens moral. Alors oui j’étais encore un pirate coureur de jupon, mais c’était toujours mieux que l’assassin sans cœur, la bête immonde que j’étais autrefois. J’aimais mon équipage et pourtant, plus le temps passait et plus ces hurluberlus me rendaient associables. Car les gars qui m’avaient épié dans la taverne n’étaient pas des cas isolés, les idiots de cette espèce semblaient être de plus en plus nombreux et j’étais à deux doigts de devenir misanthrope. Voilà pourquoi le fait de pouvoir m’échapper dans ma chambre aux côtés de la belle Ankaa Marlowe sonna comme une libération pour moi. J’étais tellement pressé de fuir cet endroit que je ne pris même pas le temps de voir si nous étions suivis… De toute façon je n’en avais plus rien à faire ! Non pas parce que je m’imaginais déjà au lit aux côtés de la Sirène du Rising Sun, au cours de nos rencontres j’avais compris que cette fille était totalement imprévisible et que rien n’étais jamais gagné avec elle, mais parce que j’allais pouvoir passer du temps avec elle sans me soucier des messes basses.

L’affection que j’avais pour mes compagnons de voyage ne m’empêchait pas de supporter de plus en plus mal leur bêtise. Car si certains étaient agréables et intelligents, la plupart étaient aussi rustres que leur capitaine. C’est d’ailleurs pour cela que j’avais pas pu me résoudre à partager une aussi bonne bouteille de whisky avec des idiots qui ne se seraient même pas rendus compte de la merveille qu’ils avaient entre les mains et qui auraient même été capables de le confondre avec l’immonde mélasse brunâtre servit au Night Rum. Par chance mon invitée du soir, en bonne écossaise qu’elle était, était beaucoup plus apte à profiter de ce divin nectar venu d’une cave des Highlands. Et l’ancienne prostituée me prouva assez rapidement que je ne m’étais pas trompé, bien au contraire.

D’ailleurs son raffinement allié à son attitude taquine la rendait presque irrésistible et cela me rappela que oui… en vérité jen ‘étais pas très heureux à bord du Jolly Ranger. Oh bien évidemment je gagnais très bien ma vie et dans un sens j’étais obligé d’admirer Woodes Hawkins qui était tout de même un homme extrêmement charismatique. Malheureusement sa bêtise, sa bestialité et ses décisions irréfléchies et hâtives le desservaient et mettaient parfois l’équipage dans des situations improbables et épineuses.

Hewry Risley qui était bien plus jeune et donc bien moins expérimenté que mon capitaine, semblait en revanche être un poil plus calme et réfléchit, sans avoir l’air d’être une lumière pour autant entendons-nous bien. Quoi qu’il en soit ce petit irlandais aux dents longues me plaisait beaucoup et les rumeurs que j’avais entendues à propos de lui me faisaient douter de mon alignement. Même si au fond ce qui me faisait le plus hésiter c’était la magnifique brune aux yeux clairs qui semblait vraiment s’amuser. Oh elle voulait jouer, mais l’alcool m’avait moi aussi rendu plus joueur que d’habitude. « Me débarrasser de quelques vêtements hein ? Comme tu voudras… » Ha décidemment cette femme ne perdait pas une seconde et au fond cela ne me dérangeait pas. Seul un fou, un prêtre ou un déviant aurait pu être dérangé par une telle requête et par chance je n’étais rien de tout ça. Me déshabiller devait elle ne me dérangeait pas le moins du monde. Mais je ne voulais pas capituler aussi vite. Moi aussi je voulais m’amuser un petit peu.

« Quoi que… Qu’est-ce qui me dit que la louve n’est pas en train de me tendre un piège ? Pauvre de moi ! Je ne sais vraiment plus sur quel pied danser ! Haha ! »

Assez paradoxalement mon rire franc fut suivit d’un soupire faussement résigné. Je n’étais pas crédible. Je n’étais pas aussi bon comédien qu’elle. « Oh et puis tant pis hein ? Qui vivra verra ! » Alors tout en m’approchant lentement d’elle, je commençais à enlever mon veston, puis à déboutonner ma chemise blanche avant de finalement l’enlever et la lancer dans un coin de la pièce. J’avais parfaitement conscience de ne plus être aussi séduisant que dans ma prime jeunesse, mais j’étais plutôt conservé et je n’avais donc rien à envier à certains jeunots qui se prenaient pour de véritables boucaniers. Et puis de toutes manières ce n’était pas la première fois que la brune me voyait torse nu…

Après cela j’ai ensuite posé mes mains sur ma boucle de ceinture, je n’avais pas peur de faire tomber le bas, mais je voulais un peu profiter de la situation et reprendre un peu l’avantage que je pensais avoir perdu de longues minutes auparavant. Oui Ankaa était terriblement attirante, une véritable vénus, mais je n’étais pas frustré au point de vouloir lui sauter dessus le plus rapidement possible. Non il me restait encore quelques petites habitudes de l’époque où je vivais à la cour du Roi Soleil.

« A votre tour Mademoiselle Marlowe… Je ne vois pas pourquoi je serais le seul à me déshabiller. »

De toute évidence cette soirée ne faisait que commencer et quelque chose me disait qu’elle allait être assez amusante et… particulièrement agréable. J’espérais simplement ne pas trop me tromper




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MessageSujet: Re: Spring, Spring, Meets The Tiger [ANKAA]   Mar 14 Avr - 1:12

Spring, Spring, meets the Tiger

Les rixes entre pirates étaient fréquentes. Et les capitaines se trouvaient être des pirates et des hommes comme les autre (parce qu'aux dernières nouvelles, il n'y avait malheureusement pas encore de femmes capitaines), alors, évidemment, eux aussi choisissaient de se foutre sur la gueule entre eux. Et parfois pas que de temps en temps. Peut-être qu'ils cherchaient à se prouver quelque chose, à mesurer leur virilité, à augmenter leur aura et leur prestige. Et puis, dans la piraterie, ça devait bien augmenter sacrément une réputation que de se battre avec un autre capitaine, parce que, tout de suite, ça vous rendait un homme bien plus intéressant, moins plan-plan et prévisible. Moins doux comme un agneau, aussi. Un capitaine qui savait se défendre et faire valoir sa parole et sa vision, c'était tout de suite plus imposant et plus respectable que celui qui s'écrase, accepte de se faire cracher dessus et tout ce qui peut s'en suivre. En tout cas, c'était ainsi que Nikolaj avait expliqué les choses à Ankaa. Entre deux rasades de whisky, et un geste agacé de la main pour qu'elle lui fiche la paix avec ses questions. Bon, peut-être que les explications avaient inclus pas mal de mots crus, mais Ankaa n'était déjà plus une blanche colombe immaculée, à l'époque. L'avait-elle d'ailleurs déjà été, avec une mère qui savait remettre à leur place ceux qui l'emmerdait, et un père capitaine pirate depuis toujours, du moins, depuis sa naissance ?

Après, il y avait une différence, conséquente, à ses yeux, entre être aux faits d'une rixe, et en prendre part. Ankaa se tenait assez loin de tout ça, ou plutôt, elle observait tout, restant neutre. Elle avait ses propres animosités personnelles, et ne se permettait pas d'y inclure ceux qui n'avaient rien à y faire, et partait donc du principe qu'il devait en être de même pour les rivalités entre son capitaine et les autres. De toute façon, il était connu qu'elle était un esprit libre, capable de se barrer pour aller voir ailleurs si quelque chose lui déplaisait. Si elle servait sous les ordres de Risley, il ne la tenait donc ni en laisse, ni aux fers. Mais le sujet des rixes était bien vite envolé dès lors qu'une autre discussion d'un autre genre prenait place. Tenant encore auprès d'elle son verre, elle observait Cúchulainn s'exécuter, face à sa demande, ou à sa proposition, d'un œil attentif et amusé, peut-être un peu pervers et mateur, aussi. Après tout, il n'y avait rien de mal à se rincer l’œil, et puis, la chasteté, et le tabou de l'intimité, de la nudité et de la pudeur, on ne pouvait pas trop connaître, quand on était pirate. Ce qui poussait Ankaa à se demander comment on pouvait encore se prétendre fervent croyant d'une quelconque religion lorsque, par nature pirate, on se comportait ainsi, alors que tous leurs textes sacrés prônaient l'opposé. Mais, bon, la religion et elle, ça faisait 3600, et ce depuis toujours !
    « Je dirais que rien ne peut t'assurer que je ne te tends aucun piège. C'est ça, le secret : ne jamais rien laisser paraître, et ne surtout jamais dévoiler ses intentions avant de les mettre à exécution. Ça gâcherait tout le suspens, et le mystère, sinon ... »
Buvant une nouvelle gorgée d'alcool, la pirate ne quittait pas des yeux le petit spectacle d'effeuillage qui se tenait devant elle. Dans le fond, elle n'avait rien précisé quant à ses espérances, ou quant à ses attentes. Cúchulainn aurait pu se contenter de ne se délester que de son veston que cela aurait convenu à Ankaa ... Enfin, peut-être. En tout cas, elle n'allait sûrement pas choisir de l'arrêter en si bon chemin. Dans le fond, ne rien préciser, ça permettait donc d'espérer plus que ce que l'on aurait initialement demandé si on avait été précis. C'était une bonne tactique, donc. Qui se révélait d'ailleurs plus souvent gagnante que perdante, la preuve en était encore cette fois ci ! Faisant quelque peu tourner son verre le long de l'un des côtés de sa nuque, la pirate se mordait la lèvre inférieure, en coin, un sourire carnassier quelque peu dissimulé, et un regard qui vibrait et pétillait tout ce qu'il en savait. Et si on le lui demandait, Ankaa répliquerait que cet effet n'était dû qu'à l'alcool, et à rien d'autre. Bah voyons ! Cúchulainn n'était plus un petit jeunot, mais il se défendait encore très bien ! Et puis, les prépubères, et les imberbes, les planches à pain et les grands échalas, ce n'était pas le truc d'Ankaa. Et puis, malheureusement, il se stoppait en chemin, et la pirate plissait le nez, faussement attristée.
    « Hmm, voyons, parce que je l'ai demandé en premier, et que, là, tu ne fais que copier ? ... » Oui, c'était une réponse faussement enfantine, mais il fallait bien rendre la pareille, après tout. Et puis, haussant les épaules ... « Très bien. Après tout, l'égalité, ça passe aussi par là ... » Posant son verre sur la première surface plane qu'elle rencontra, Ankaa s'affaira à délacer, assez langoureusement, et avec délicatesse, pour faire durer le suspens, son corselet, ne manquant même pas d'en ôter carrément les lacets. Cela libéra quelque peu la contraction de son décolleté, libérant cette chemise blanche assez flottante qu'elle portait en dessous. Avant d'ôter de ces cheveux tout ornement qui pouvait s'y trouver et former une sorte de coiffure. Sans oublier, non plus, d'ôter ses chaussures. « Satisfait ? »
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MessageSujet: Re: Spring, Spring, Meets The Tiger [ANKAA]   Ven 17 Avr - 16:43


Ce qui nous permet de considérer la beauté d’une fleur parfaite est le fait qu’on prend le temps de s’arrêter pour bien la regarder. C’est le fait de passer cet instant en un état de parfaite tranquillité, sans continuer notre marche vers le ciel.

Pendant un instant Ankaa me déstabilisa en faisant mine de refuser ma proposition, mais son argumentation assez puérile me fit rapidement comprendre qu’elle souhaitait simplement me faire tourner en bourrique. Par chance je n’étais pas impatient et je savais mettre mes envies et mes pulsions de côté lorsqu’il le fallait. Hors je savais très bien que la femme pirate que j’avais devant moins était une séductrice, une joueuse, mais certainement pas une fille facile. Il fallait donc une bonne dose de malice et de sarcasme pour pouvoir la charmer ou tout simplement l’intéresser. Enfin pour être totalement honnête le petit numéro d’effeuillage de la Scot ne me laissa pas indifférent. Et même si elle ne déshabilla pas totalement et qu’elle garda sa chemise en tissu blanc, je fus tout émoustillé par le peu qu’elle me dévoila. Maintenant je comprenais mieux pourquoi ce gros imbécile de Baldwyn Godfrey avait craqué pour elle. Ankaa était une véritable Vénus et après avoir avalé une nouvelle gorgée de Whisky je fis encore quelques pas en sa direction. Le petit jeu auquel nous étions en train de jouer commençait vraiment à prendre une tournure intéressante.

    «   Cette situation me rappelle une chanson que mon père chantait souvent, elle raconte l’histoire d’un bandit de grand chemin irlandais, qui vola l’or d’un Colonel Anglais, mais qui fut saoulé au whisky par son épouse avant d’être trahie et vendu aux anglais par cette dernière. »


J’aimais bien cette ballade, elle était différente des autres, ou du moins de celles que j’avais pris l’habitude de chanter depuis mon exile. Celle-ci n’était ni pessimiste, ni mélancolique, elle était tout simplement drôle et irrévérencieuse. Et tout en expliquant cette petite histoire, je pris le temps d’enfin enlever ma ceinture et d’un geste, je la fis passer autour de la taille de mon amie écossaise afin de l’attirer vers moi. Ainsi Ankaa et moi-même n’étions plus séparer par quelques petits centimètres. De là ou j’étais je pouvais contempler ses yeux absolument magnifiques et ce petit grain de beauté perdu entre ses lèvres et son nez. En Irlande j’avais plutôt tendance à fréquenter de belles rousses à la peau d’albâtre hors mon invitée était à l’extrêmement opposé de toutes les femmes que j’avais pu fréquenter auparavant. Marlowe était différente des autres, elle était mystérieuse et dégageait un certain exotisme qui n’était pas sans me déplaire. Et en l’observant d’aussi prêt je ne pus m’empêcher de me penser que oui… sa mère était peut-être bien une sirène et que j’étais probablement en train de me faire envouter. Mais le souffle de l’écossaise, réchauffa mon torse nu et il me fit comprendre que l’heure n’était plus vraiment à la mythologie grecque.  

    « En revanche ce que ne dit pas la chanson, c’est qu’à la fin le voleur s’est échappé et qu’il s’est mis à faire la cour aux gentes dames à travers toute l’île d’Irlande.  »  


Contrairement aux apparences je n’avais pas inventé la fin de la chanson, je n’avais fait que reprendre les derniers couplets comme pour me persuader que non, la beauté Perse n’allait pas profiter de ma confiance pour me voler mes économies, ou pire me planter un poignard dans le ventre. Bon j’exagérais un petit peu… Car au fond je risquais surtout de me retrouver nu attaché à mot… Mais quelque chose me disait qu’Ankaa elle-même ne savait pas encore comment allait se terminer cette drôle de soirée et qu’elle était toujours en train de me sonder,  de jouer avec l’homme faible et influençable que j’étais. Quoi qu’en plus de me permettre de reprendre un certain avantage, le « coup de la ceinture » me donna aussi l’occasion de jeter un œil à la poitrine plutôt opulente de ma « prisonnière ». Ma soirée était vraiment en train de se dérouler de la meilleure des façons possibles. Je n’avais pour le moment aucune raison de me plaindre, ou même de râler.

    «  Et puis si un jour je finis au fond d’une prison anglaise, je pourrais raconter aux autres prisonniers et aux geôliers qu’avant d’être enfermé j’ai eu le temps de contempler la plus belle femme des caraïbes. Que celle-ci portait une jolie petite chemise blanche et que ses lèvres ainsi que ses yeux la rendaient totalement irrésistible. »





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MessageSujet: Re: Spring, Spring, Meets The Tiger [ANKAA]   Mar 21 Avr - 23:04

Spring, Spring, meets the Tiger

Fille et sœur de pirate, et pirate elle-même, Ankaa en avait entendu bien des histoires, sur les femmes, notamment. L'univers de la piraterie était l'un des plus masculins qui soit. Un des plus machistes, et misogynes, aussi. A se demander alors, pourquoi, des femmes comme elle s'étaient engagées dans cet univers. Elles ne pouvaient pas prétendre tout en ignorer des rouages machistes, en tout cas, parce que cela crevait les yeux. Et que même tout Nassau, que l'on soit soi-même pirate ou non, suppurait ce genre de concept. Mais, d'un certain côté, peut-être ces femmes pirates étaient-elles décidées à ne pas s'en laisser compter, ou alors elles aimaient se faire mal. Prendre des risques, jouer avec le feu. Faire tourner la tête de ces grands êtres si virils, aussi. Allez-savoir ... Sans doute chacune d'elles avait ses propres motivations. Comme le restant des autres pirates, d'ailleurs. Il n'y avait pas de parcours type, chacun arrivait dans la piraterie par divers chemins. Certains avaient ça dans le sang, d'autres retournaient simplement leur veste. De veste, en tout cas, entre Cúchulainn et Ankaa, en tout cas, il n'y avait plus. Un petit jeu s'était lancé, entre eux, et aucun d'eux n'avait encore fait marche arrière, et nul non plus ne s'était encore déclaré vaincu. Ankaa ne le ferait pas : ce serait lui qui mordrait la poussière, par elle. Ça non ! En tout cas, oui, ces histoires de femmes qui vous trahissent, ou qui se font détrousser, la pirate en avait entendu une palanquée. Certaines lui étaient sûrement encore inconnues, mais pas celle dont il était question, là, tout de suite, maintenant.
    « Whiskey in the Jar, c'est ça ? ... Il y avait un homme sur le Fire & Blood qui la chantait sans cesse ... Quoi qu'il ne chantait pas, il hurlait. Et il refusait aussi de parler autre chose que le gaélique, aussi, quand il était bourré ... »
La jeune femme se laissa quelque peu surprendre par l'audace du pirate, mais rien qui n'aille jusqu'à l'effaroucher, ou la faire rougir, cependant. Il fallait y aller plus fort, si on voulait tirer ce genre de réaction là de sa part à elle. Cependant, elle se laissa quand même surprendre, l'obligeant à se rattraper en posant une main sur le torse nu de Cúchulainn, l'autre main se posant plus haut, sur l'une des épaules tout autant dénudée du maître d'équipage. Il était tout aussi séduisant de prêt que de loin. De quoi s'en pourlécher les babines, si Ankaa était une louve. Mais elle, elle se contenta de se mordiller doucement la lèvre inférieure, en ne manquant pas de scruter la moindre parcelle de peau qui tombait sous son regard. Non, décidément, les signes de l'âge étaient loin d'avoir encore ravagé le physique du pirate, et son sex appeal restait bien conséquent. Face à l'ajout qu'il amenait à la chanson, elle penchait quelque peu la tête de côté, laissant alors ses cheveux caresser doucement la peau nue de l'Irlandais. Sans doute volontairement, d'ailleurs, l'effet s'accentua, alors que la prise d'Ankaa ne se modifiait pas, bien que la pression de ses doigts ne soit quelque peu plus forte. Comme pour bien sentir cette peau et cette chaleur sous chacun d'entre eux. Elle le voyait bien baisser les yeux sur sa poitrine, ce qui lui tira un petit rire intérieur, amusé, raisonnant au sein de sa poitrine, justement.
    « Lachlan n'allait jamais au bout de la chanson, il tombait toujours dans les vapes avant de l'avoir finie, alors j'ignorais tout de cette fin ... » Elle se rapprochait d'un tout petit pas, réduisant à néant la proximité de leur corps, avant de reprendre. « Crois en mon expérience, les geôliers ne te laissent pas parler, quant aux autres prisonniers, ils prétendront toujours qu'ils ont vu et connu mieux. La fierté masculine, et l'orgueil des hommes, jusqu'à la fin, dans toute sa splendeur ... » Détachant l'une de ses mains, celle qui s'appuyait sur l'épaule du pirate, elle attrapa l'une des mains de ce dernier, pour la faire passer, dans son dos, sous sa chemise. « Et que penses-tu de la cambrure de mes reins ? Ça aussi, ça aurait le mérite d'être conté ? ... Il fait chaud, non, tu ne trouves pas ? »

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MessageSujet: Re: Spring, Spring, Meets The Tiger [ANKAA]   Lun 27 Avr - 20:50


Ce qui nous permet de considérer la beauté d’une fleur parfaite est le fait qu’on prend le temps de s’arrêter pour bien la regarder. C’est le fait de passer cet instant en un état de parfaite tranquillité, sans continuer notre marche vers le ciel.

Ankaa était une adversaire redoutable et même si je faisais mon possible pour jouer les fiers à bras au fond de moi je savais pertinemment que j’étais à deux doigts de perdre cette bataille de séduction. Tout cela parce que j’étais un homme et que comme beaucoup d’autre j’étais faible lorsque je me retrouvais en face d’une belle femme. Enfin habituellement j’étais un joueur doublé d’un très mauvais perdant, mais pour le coup je n’avais pas peur de céder en premier, même si je n’étais pas pressé de mettre un terme à notre petite compétition. L’alcool avait fini par m’influencer et désormais je ne voulais plus vraiment parler de l’Irlande ou de Woodes Hawkins et de son maudit équipage, car je savais pertinemment que j’allais avoir de nombreuses autres occasions de parler de tout cela. Non en réalité, j’étais surtout en train de perdre mon sens des réalités et je ne pensais dorénavant plus qu’à moi-même et à ma plantureuse invitée. Elle n’était plus qu’à quelques centimètres de moi, je pouvais sentir son souffle chaud contre mon torse nu. Son attitude mutine et un brin provocateur, ne me choqua pas tant que cela… Même comme en agissant ainsi elle restait plus attirante et moins vulgaire que l’immense majorité des catins de cette île. J’avais entendu dire qu’elle était l’une d’entre elle autrefois… mais déjà à l’époque elle devait être unique en son genre et c’était sans doute pour cela qu’elle avait pu quitter le bordel pour devenir pirate et écumer les Caraïbes aux côtés du fameux Hewry Risley. Oui j’espérais encore redevenir un bon chrétien, mais je n’étais pas un inquisiteur, bref pour faire un poil plus simple je n’étais pas assez fanatique pour cracher sur les anciennes filles de joie. Et d’ailleurs Marie Madeleine n’était-elle pas l’une de ces femmes ?

Dans un « élan de générosité » la Miss Marlowe guida ma main jusqu’à la cambrure de ses reins avant de me fixer avec son éternel regard joueur… Non vraiment, comment résister à de tels yeux !?  Et de telles formes évidement, puisque ces yeux magnifiques étaient loin d’être le seul atout de l’écossaise. D’ailleurs ma main glissa légèrement sur le corps de déesse d’Ankaa et je ne pus m’empêcher de ricaner lorsque cette dernière me parla de comment étaient les prisonniers dans les geôles de l’Empire Britannique. C’était finalement un sujet que je maitrisais plutôt bien…

« Oh ne me parle pas des prisons anglaises, j’ai passé bien trop de temps dans ces trous à rats pour avoir envie d’en parler… Surtout que j’ai la chance d’être en excellente compagnie… »

J’avais toujours réussis à m’enfuir, soit par mes propres moyens, soit grâce à l’aide de mes braves frères d’armes, mais je gardais tout de même un horrible souvenir de ces endroits humides et à peine éclairés. Non clairement j’étais extrêmement heureux de vivre dans cette petite chambre d’hôtel et d’avoir une femme comme Ankaa entre mes bras. Il y avait de quoi être fier… Ou heureux… Je n’étais pas tout à fait sur de l’attitude exacte à adopter, mais ce qui était sûr et certain c’était que j’étais bien heureux d’être en face de cette belle hors-la-loi.

« Et donc concernant la cambrure de tes reins disons que je n’ai pas encore trouvé de belle formule pour en parler… mais pour faire simple je dirais qu’elle est à tomber par terre, même si ce n’est pas très original. »

Et oui Ankaa avait raison il faisait extrêmement chaud… mais pourtant la fenêtre était ouverte et la nuit était tombée depuis bien longtemps. Non de toute évidence c’était elle qui avait fait monter la température. « En effet tu devrais peut-être faire comme moi et enlever cette vilaine chemise… »  Dis-je tout en caressant l’une des hanches de la jeune femme qui allait bientôt me faire tomber en premier… Non, pas encore, il me restait encore quelques ressources… Ce combat allait pouvoir durer encore un bon petit moment et pourtant je n'avais qu'une envie, céder à la tentation et me jeter sur elle pour la couvrir de baiser. Mais je ne voulais pas être le premier... pas encore... Il fallait absolument que je la fasse céder pour garder la face.

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MessageSujet: Re: Spring, Spring, Meets The Tiger [ANKAA]   Dim 10 Mai - 21:42

Spring, Spring, meets the Tiger

Toutes ces questions de religion lui passaient un peu au dessus. Elle n'avait pas été élevée par une grenouille de bénitier, et son père n'avait pas non plus été en reste côté paganisme. Ou athéisme. Et puis, Ankaa essayait d'être logique, rationnelle et méticuleuse dans ses pensées. Ce qui l'amenait à se demander comment on pouvait bien conjuguer piraterie et religion. Cela lui paraissait en totale opposition, à ce qu'elle en savait. Parce que, oui, bien sûr, elle n'était pas totalement ignare, et connaissait les bases, histoire de ne pas totalement être à côté de la plaque au risque de n'y rien comprendre. Parce que, justement, elle, elle voulait comprendre. Et puis, cela lui permettait aussi d'en savoir un peu plus quand à ce dont il pouvait en retourner. Ici, les langues fusaient sans discontinuer, et tout le monde avait toujours quelque chose à dire sur tout le monde. Alors, quitte à être sujet de ragot, et à se faire vilipender, autant comprendre le sens caché derrière chaque mot, chaque parole, chaque insulte. De là à dire qu'elle se préoccupait réellement de ce que l'on pensait d'elle ... En fait, tant que cela ne remettait pas en question sa crédibilité et ses qualités de pirate, tout lui passait au dessus. Qu'on la qualifie de fille du diable et de sale pécheresse vous poussant aux vices, cela lui était bien égal. Elle ne voyait rien de mal dans le fait de coucher. Tant que les deux parties concernées étaient d'accord, et qu'il n'y avait pas de coups de canifs dans quelque contrat de mariage que ce soit, elle estimait qu'elle n'avait rien à se reprocher. Et s'il fut un temps où cela avait pu être le cas, avant ses années de piraterie, aujourd'hui, la situation était parfaitement raisonnable, à ses yeux. Surtout qu'il ne fallait pas non plus exagérer. Ankaa n'était pas une fille facile, elle n'ouvrait pas les cuisses devant le premier beau mâle venu. Il y en avait à la pelle, des espèces de cet acabit, au sein de la piraterie. Mais il y avait aussi tous ces édentés, ces pochetrons, ces pervers et ces crétins qu'elle évitait fermement. Ils n'avaient certes pas la peste, et elle ne les traitait pas ainsi, mais elle n'était pas non plus du genre à tomber en pâmoison devant eux. Dans ce domaine là, Cúchulainn, lui, était dans le haut du panier, à ses yeux à elle. Et ne tremblait donc d'aucune considération de ce type, de fait.
    « Tu sais qu'ils ont osé enfermer une créature comme moi dans leurs geôles si mal famées ? ... » Elle ne cherchait nullement à être prise en pitié. En fait, sans le revendiquer haut et fort, ce séjour en prison, Ankaa n'en avait pas honte. Cela faisait partie de ces choses qui, la concernant, la différenciait une fois de plus de la vie habituelle du commun des mortelles. Cependant, elle n'en manqua pas de prendre une moue quelque peu peinée, en soupirant, et en caressant doucement l'une des mèches de cheveux du pirate, qu'elle replaçait derrière l'oreille de ce dernier. Pour la forme, et le jeu de charme, aussi.
Oui, tout était un jeu. Il n'y avait rien de sérieux, entre eux. Ou peut-être que si. Peut-être que leur jeu n'était pas sans conséquences. Mais ils en avaient tous deux conscience, c'était l'essentiel. Elle ne plaisantait pas, ne cherchait pas à l'émoustiller pour ensuite paniquer et devoir se dérober maladroitement, comme un chat pris la patte dans la marmite de viande. Elle savait ce qu'elle faisait, et elle ne s'y investissait pas juste pour le visuel. Elle n'avait pas obligatoirement de plan impérativement préétabli, qui l'obligerait à n'accepter qu'un final possible, mais elle avait tout de même conscience de ce qui pouvait très bien arriver. De la façon dont de tels jeux pouvaient bien finir. En bref, oui, elle était suffisamment sérieuse, mais sans espérer entretenir une relation digne de celles rêvées par toutes ces jeunes filles de bonne famille qui restent avec leurs espoirs typiquement formatés et vieux comme le monde : se marier, avoir des enfants, et tout le reste. Ankaa savait s'y prendre, sans vouloir se faire passer la corde au cou. Autant au sujet du mariage qu'au sujet d'une quelconque condamnation pour piraterie. Et là, visiblement, elle était toujours aussi efficace. Sans monopoliser la main directrice, elle percevait cependant qu'à ce petit jeu, elle pouvait très bien tenter de revendiquer l'ascendance finale, car Cúchulainn ne l'avait pas terrassée. Pas encore ? ...
    « Oh, non, je t'en prie, ne chute pas, je serais obligée de te relever ... Mais fort heureusement pour moi, je ne porte pas de jupons, cela m'évitera donc quelque crainte de butinage intempestif. » De telles paroles dans la bouche d'une femme serait forcément jugée comme trop crues par bon nombre, mais on était à Nassau, ici. Et Ankaa était une pirate, pas une jeune fille rêvant de bluettes et pensant encore qu'après Dieu, son père était sa divinité ... « De l'aide ne serait pas de refus, je suppose. Il se trouve que mes mains sont très bien là où elles sont, alors que les tiennes sont plus à même, géographiquement parlant, de m'aider dans cette tâche ... »

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