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MERCI DE PRIVILÉGIER LES HOMMES SUR LES NAVIRES ET LES FEMMES A TERRE ! Il y a également de nombreuses choses possibles pour les femmes à terre ;)

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 (lettie) ›› let me dive 'til I believe.

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MessageSujet: (lettie) ›› let me dive 'til I believe.   Lun 16 Mar - 18:40

Caught up in our own lives.
LETTIE WALPOLE & HARLEY OAKEN

Remember the world Living in the half That you cannot see Been walking a line. The thinning tide And stepping in too deep Watching water thread my sleeve What did I pull from underneath. We'll tie it down Wait it out, Hope our memories hold A lead-white nail Driven down A hundred years ago Feeling wheels on my old road. Feeling bought for what I sold I had a dream you were two towns from me Got to sleep, spent the whole night running. ~ Two Towns From Me.


Lentement, la plume grattait le papier alors que le capitaine Oaken laissait quelques instructions à Lettie. Il fallait qu’il revoie l’itinéraire, alors si pendant ce temps là, Lettie s’occupait de ce qui pouvait se passer sur le pont, les choses iraient beaucoup plus vite. Sa note rédigée, il demanda à ce qu’on la porte à Lettie. Installé à son bureau, il observait la carte en face de lui analysant le parcours, cherchant un moyen de le rendre plus court en fonction du vent, tout en évitant les problèmes inutiles du style sirènes et compagnie. Il faisait confiance à Lettie, la jeune femme était douée et elle occupait le poste de quartier-maître depuis suffisamment de temps pour que le reste de l’équipage lui fasse confiance. Il pouvait réfléchir sans avoir à s’occuper de ce qui pouvait bien se passer sur le pont en son absence : Lettie avait les choses bien en main et en plus il lui avait fait transmettre ses instructions. Les choses ne pouvaient que bien se passer. Plus ou moins serein, il pouvait s’atteler à la tâche sans avoir à se soucier de n’importe quoi d’autre. Concentré sur sa carte, plus rien semblait n’avoir d’importance autour de lui, si bien que c’était à peine s’il remarquait le temps qui passait. Il voulait être le plus efficace possible et ne prendre que des risques parfaitement mesurés alors s’il devait passer des heures entières à revoir son itinéraire, il y passerait des heures. S’il se passait quelque chose d’important dehors, on le préviendrait de toute façon. La voie semblait suffisamment dégagée pour qu’il n’y ait aucun problème à signaler pendant un moment. A part peut-être l’attaque d’un terrible Kraken comme le craignait de nombreux marins, pirates y compris. Pour Oaken ce n’était qu’une légende de plus. Trop terre à terre sans doute, il ne croyait que ce qu’il voyait. On lui avait souvent répondu à ça, que le jour où il croiserait vraiment un Kraken, il n’aurait guère le temps d’un croire longtemps puisqu’il finirait au fond de l’eau. Certes, c’était une façon de voir les choses, mais à trop resté apeurés par des histoires non confirmés, on n’allait pas bien loin. Les croyances pouvaient parfois être dévastatrices, si bien que penser que les femmes sur les navires portait malheur avant poussé de nombreux capitaines à affronter les sirènes sans penser une seule secondes qu’elles prendraient rapidement le dessus sur eux. Les hommes étaient incapables de résister aux charmes des sirènes et il pouvait le confirmer ça, puisqu’il en avait déjà croisé à plusieurs reprises depuis qu’il s’était engagé dans la piraterie. Les sirènes n’avaient pas une telle emprise sur les femmes, ce qui faisait des dames un véritable atout sur les mers. Les sirènes, il y croyait pour les avoir déjà vu de ses propres yeux, un navire qui coule parce qu’il y a une femme à bord, ça il n’avait jamais vu. Un navire pouvait couler pour de nombreuses raisons, mais certainement pas uniquement parce qu’il y avait une femme à bord. C’était stupide. Harley n’était pas le genre d’homme à croire aux légendes ou aux malédictions, celle qui apparemment touchait Nassau en ce moment même n’était pour lui qu’une histoire de grand-mère en plus ou une histoire montée de toute pièce par le pasteur désireux de prouver une nouvelle fois que les pirates étaient des êtres infâmes. Le pasteur de l’île était complètement paranoïaque d’après Harley, comme ceux qui perdaient leur temps à croire aux légendes stupides que l’on racontait à tout va pour effrayer les enfants. Rien n’allait empêcher le Flying Dragon d’atteindre sa cible, que ce soit une malédiction, un kraken ou autre Léviathan, Oaken en était persuadé.

Après avoir revu l’itinéraire, il quitta ses quartiers pour rejoindre le pont, allant rapidement retrouver le pilote pour en discuter avec lui, pris dans ses discussions, il ne pris pas le temps de vérifier que les ordres qu’il avait précédemment donné avaient été respectés, il faisait trop confiance à Lettie pour douter qu’elle ait pur faillir à sa tache. Ce fut le pilote du navire qui lui suggéra alors de faire ouvrir l’une des voiles pour profiter du vent qui s’était levé quelques heures plus tôt, lui-même fut d’ailleurs surpris que ce ne soit pas déjà fait. Il l’avait pourtant demandé, alors pourquoi est-ce que ce n’était pas fait. Un soupire passa ses lèvres alors qu’il ordonna à son camarade de s’occuper de cette maudite voile pendant qu’il cherchait Lettie du regard sur le pont. Son regard ne tarda pas à se poser sur elle. Elle ne l’avait jamais déçu jusqu’à présent, déçu était cependant un grand mot, il n’allait pas non plus la balancer par-dessus bord pour cette histoire, mais en perdant pendant si longtemps le bénéfice de ce vent, ils avaient perdu du temps, restait plus qu’à prier qu’il continue de souffler suffisamment longtemps pour traverser la distance qu’il voulait traverser – et qu’il venait tout juste de calculer (calculs à présent erronés). Un soupire passa le seuil de ses lèvres alors que, d’un pas rapide, il se précipitait vers la jeune femme. Sans rien dire, il attrapa la jeune femme par le bras, ordonnant alors au premier venu de la remplacer à son poste d’un simple geste de la main. « Dis moi, Lettie, tu n’aurais pas oublié quelque chose par hasard ? » Il avait mené la jeune femme sur un endroit assez isolé du pont, histoire que personne ne viennent les emmerder ou que personne ne profite de cette scène pour faire colporter de nouveaux ragots croustillants et faux sur eux deux. Mine de rien, l’imagination des pirates pouvaient parfois être débordante, ou tout simplement être tellement axée sur le sexe qu’ils avaient du mal à imaginer qu’il soit possible que Lettie se soit retrouvée quartier-maître du Flying Dragon sans avoir à coucher avec le capitaine. « Tu as bien eue ma note ? » Après tout, si ça se trouve ce n’était pas elle qui était en tort mais plutôt celui qui était chargé de lui transmettre le mot. C’était quand même une tâche particulièrement simple, donner un papier à quelqu’un, c’était à la hauteur d’un enfant après tout, tellement simple que si l’absence de voile venait de là, au défaut de ne pas vouloir jeter Lettie par-dessus bord, il pourrait facilement jeter à l’eau celui qui avait été censé de transmettre le message. Dans tous les cas, ça lui apprendrait au moins à ne pas faire passer les messages d’un membre de l’équipage à un autre, la prochaine fois, il viendrait lui-même s’occuper de ce genre d’affaires, même si ça lui faisait perdre du temps qu’il pouvait consacrer à autre chose. Il avait cru que les choses seraient plus efficaces comme ça, mais de toute évidence il avait eu tort. Il y avait eu un problème quelque part dans cette communication et il avait bien l’intention de trouver d’où il venait, que ce soit de Lettie ou de quelqu’un d’autre, ainsi, il fixait la jeune femme avec sérieux, attendant sa réponse, sans même cligner des yeux et sans lacher le bras de la jeune femme qu’il avait attrapé quelques minutes plus tôt, il ne faisait qu’à peine attention à la poigne qu’il employait, il ne pourrait dire s’il serrait son bras trop fort ou non, s’il lui faisait mal ou non, mais qu’importe, elle était pirate et non une délicate et fragile jeune femme.
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MessageSujet: Re: (lettie) ›› let me dive 'til I believe.   Dim 22 Mar - 2:20



getting down with your new vocation
What's going on fire I want you to know My spirit's alive, I want you to know I'm getting down with the awkward moments, I'm getting down with the sour kiss, I'm getting down with the rumours in the back of the car, I'm getting down with it. Signal when you get to the top, Signal when you want me, when you want me to stop. We could, we could crash, we could, we could, burn burn, We could take it, we could we could take it take it in turns. Here's a message from my old coat pocket My spirit's alive, I want you to know I'm getting down with the young drunk lovers I'm getting down with the one way pack I'm getting down with the city and the pity of it I'm getting down with it. ~ getting down.


Un coude pointu s'enfonça dans ses côtes. Lettie virevolta, abandonnant prématurément sa tâche. Son camarade lui tendit une note griffonnée sur du parchemin, son visage blafard se fendant d'un sourire narquois. L'ignorant superbement, le quartier-maître le remercia d'un vague mouvement de menton tandis que ses doigts effleuraient le papier sur lequel la plume d'Harley Oaken s'était posée. Mais ces mots n'avaient aucun sens à ses yeux – les sourcils froncés, ses yeux sombres parcouraient les notes que son supérieur lui laissait. La bouche sèche, elle resta pantoise quelques secondes avant de se faire surprendre par l'un de ses comparses « Lettie, t'comptes crever sur-place ou quoi ? » la femme se redressa, piquée au vif et parvint enfin à déglutir. Elle n'y comprenait rien, Jack ne lui avait appris que les bases de la lecture – le chemin pour arriver à terme était encore long. Elle secoua simplement la tête, blessée d'être incapable de comprendre ne serait-ce que les dires de son capitaine – et d'être, par la même occasion, bien trop orgueilleuse pour trouver le courage d'aller le confronter et lui demander directement ce qu'il souhaitait d'elle. « non, non, laisse-moi juste l'temps de » elle haussa les épaules, rangeant la note dans la poche intérieure de son veston, persuadée qu'elle n'y penserait plus à force de travailler. « oh et pis va t'faire foutre » avant de reprendre sa tâche de plus belle, s'efforçant à oublier l'existence du rouquin qui siégeait dans ses quartiers en bon prince, et de ce foutu parchemin qui lui brûlait la poitrine. Une heure après environ, ce ne fut qu'en croisant le regard furibond d'Harley Oaken – qui lui saisi le bras au passage – que la note lui revint en mémoire. Sa capacité à éclipser de son esprit tout résidu susceptible de la faire frémir l'étonnait.

Le capitaine l'entraîna dans un coin, ne lui laissant pas le temps de la réflexion. Sans surprise, il évoqua l'existence ce morceau de parchemin qu'il lui avait effectivement fait transmettre. « Votre note, j'l'ai eue » Lettie jeta un coup d'oeil par-dessus l'épaule de son interlocuteur, et capitaine de surcroît « arrêtez d'vous rapprocher comme ça, y vont croire qu'on va baiser » la jeune femme se gratta le menton, totalement absorbée par la contemplation de cet horizon qui l'effrayait plus que ne l'attirait. « si c'est pas d'jà fait dans leur tête, évidemment » les hommes qui l'entouraient étaient passablement idiots et, à dire vrai, si elle n'en avait cure jusqu'à présent, elle commençait tout juste à n'en plus pouvoir ; les remarques misogynes, elle y avait pourtant l'habitude. Depuis qu'elle avait acquis la position de quartier-maître, l'équipage s'était toutefois retourné contre elle, imaginant sûrement qu'une telle promotion ne pouvait être le résultat que de prouesses sexuelles inquiétantes. Lettie se racla la gorge, amère mais bien trop digne pour faire part à son supérieur de ce qu'elle vivait. C'était supportable et elle parvenait presque à s'en amuser lorsqu'elle avalait un verre de trop. Sans un mot, elle se contenta de glisser sa main dans la poche intérieure de son veston et en retira brusquement le morceau de parchemin froissé. « J'sais pas lire » elle haussa les épaules « Jack y m'a dit qu'il m'aiderait » elle fronça le nez, baissa les yeux, les releva – vaguement consciente de l'éclat meurtrier qui commençait à germer dans ses prunelles sombres « mais il est trop subjugué par sa catin pour vraiment m'aider. Pis, j'voulais pas lui demander ce que vous m'aviez écrit parce que... » elle se mordit la lèvre inférieure, cherchant l'inspiration qui ne vint pourtant pas. Elle abandonna finalement le cours de sa pensée, préférant se justifier auprès d'Harley d'une manière radicalement différente. En désespoir de cause, et puisque rien ne lui venait, elle agita le parchemin sous le nez de son capitaine. « r'prenez ça, vous saurez maintenant qu'j'aime pas trop les intermédiaires écrits, j'suis plus à l'aise avec les gens qu'vous m'envoyez. Ou directement avec vous » elle fit mine de réfléchir à une solution qui aurait pu leur être favorable, à l'un et l'autre. « au pire gueulez mon nom et on verra bien c'qui se passera. » elle tournait la situation en ridicule, échappant ainsi derechef à la honte qui menaçait de l'accabler tôt ou tard. Elle ne savait pas lire, ni écrire, et elle sentait désormais le regard perçant d'Harley qui la scrutait de la tête aux pieds. Elle se demandait – est-ce qu'il va me garder auprès de lui ? Elle se disait – y va peut-être me foutre à la flotte, il l'a bien fait pour son cousin. Elle avait beaucoup d'estime pour Oaken, sans doute plus qu'elle n'osait l'avouer et cette admiration palpable flirtait parfois avec une dévotion obsédante. Elle comprenait pour quelles raisons on les soupçonnait de coucher ensemble, tant elle le suivait des yeux lorsqu'il passait tout près d'elle. Ce n'était pas de l'amour à proprement parler ; ses sentiments à son égard étaient confus mais elle savait qu'il ne s'agissait pas de ce que l'on pouvait ressentir en présence de son époux, de son amant. Un père, ou un frère à la rigueur – un maître à penser, en somme. La poigne que Harley exerçait sur son bras la fit finalement grimacer ; elle se rendait compte à présent de la force qu'il utilisait. En un sens, cela la rassurait car il ne prenait pas garde à son sexe, la mettant au même rang ingrat que ces autres bonhommes qui puaient la pisse et la binouze du bordel. « Vous comptez cligner des yeux, un jour ? ou me lâcher, p't'être ? j'vais finir par perdre mon bras si vous continuez comme ça et vous en faites pas, j'vais pas me jeter à l'eau » remarqua-t-elle de sa voix la plus mielleuse et, par extension, la moins autoritaire « je suis désolée, c'bon comme ça ? » rajouta-t-elle en essayant de se dégager, sachant pertinemment que personne ne rappliquerait et ce, même si elle s'amusait à crier au viol. Elle n'aimait pas être impolie avec cet homme, qui en plus d'être son sauveur était tout bonnement un héros, mais la douleur s'intensifiait de seconde en seconde.

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MessageSujet: Re: (lettie) ›› let me dive 'til I believe.   Mar 24 Mar - 12:18

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Lettie avait de nombreuses qualités et c’était bien pour ces dernières qu’elle avait obtenu le poste de quartier-maitre sur le Flying Dragon. Les rumeurs qui circulaient sur le pont du bateau laissaient sous entendre que les raisons de cette nomination relevaient plus des qualités qu’elle pouvait avoir dans un lit que sur le pont d’un navire. Il n’avait que faire des rumeurs et prenait un soin tout particulier à ne pas y faire attention. A quoi bon ? Il pouvait bien passer des heures à essayer de les démentir, ça n’aurait pas le moindre intérêt, maintenant que la plupart des hommes avaient cette idée en tête, il savait d’avance qu’il serait difficile de les faire changer d’avis. Et puis, il avait mieux à faire de sa vie que d’essayer de rétablir les faits. Ils pouvaient penser qu’ils voulaient, il s’en fichait. L’équipage marchait à la perfection comme ça et la présence de Lettie à ce poste était un atout d’après lui. Les hommes de l’équipage finiraient par s’en rendre compte, éventuellement, un jour. Lettie était douée et si elle avait commis une petite erreur et il n’avait pas l’intention de la blâmer pendant des heures pour ça, encore moins de choisir un autre quartier-maitre, ce n’était pas grand-chose, ils allaient s’en remettre. Cependant, il voulait comprendre ce qui avait bien pu se passer pour que l’ordre pourtant simple – et même évident – qu’il avait pu donner n’ait pas été respecté. Il était capitaine de ce navire et en tant que tel, il aimait qu’on fasse ce qu’il pouvait demander. L’obéissance semblait être une valeur des plus importantes pour lui, certainement parce qu’il était resté trop longtemps à faire exactement ce qu’on lui disait de faire. Dans sa famille, depuis son plus jeune âge il avait eu l’habitude d’obéir aux ordres, dans la Navy, ça avait été la même chose, droit et discipliné, il obéissait. Depuis qu’il avait quitté l’armé pour se lancer dans la piraterie, il avait pu constater à de nombreuses reprises que la droiture de la Navy n’avait pas sa place sur les bateaux pirates, mais on obéissait au capitaine, c’était un fait. Il y avait forcément eu un problème quelque part et Oaken était décidé à savoir où et pourquoi. C’était pour cette raison qu’il avait attrapé Lettie par le bras pour la mener à l’écart du reste de l’équipage et avoir une discussion avec elle, à l’abri des oreilles indiscrètes qui pourraient aisément bavasser d’avantage dans leur dos s’ils entendaient ce qu’ils avaient à se dire.

Elle avait eu sa note, c’était déjà une bonne chose, le type à qui il avait confié la lourde tâche de donner un bout de parchemin à Lettie n’avait pas échoué, ce qui était plutôt rassurant en soi. Ce n’était après tout pas une mission bien compliquée, c’était après lui à la portée de n’importe quel abruti. Il leva les yeux au ciel quand la jeune femme fit une réflexion sur ce qu’on pouvait bien penser de se rapprochement soudain entre eux. Ils allaient penser qu’ils allaient baiser. Et puis quoi ? Il s’en fichait complètement et il fallait qu’elle en fasse autant. Un soupire passa le seuil de ses lèvres. « Laisse-les penser ce qu’ils veulent, on s’en fiche. » les ragots n’étaient que des ragots et à trop y accorder d’attentions, ils leurs donnaient certainement trop de crédits. Il haussa les épaules. « C’est déjà fait dans leur tête depuis longtemps. » La plupart d’entre eux en étaient déjà persuadé alors n’importe quelle situation pouvait alimenter le ragot, il suffisait qu’ils se parlent, qu’elle vienne dans ses quartiers ou même qu’ils échangent un regard pour que les rumeurs s’accentue. Pourtant, il n’y avait pas qu’elle avec qui il parlait, il n’avait pas qu’elle qui venait le voir dans ses quartiers – diriger un équipage ça demandait des entrevus – et il n’y avait pas qu’elle sur qui il lui arrivait de poser les yeux. A ce train là, pour faire taire les rumeurs qu’est-ce qu’il devait faire ? Cesser de parler aux membres de l’équipe, ne surtout pas laisser quelqu’un entrer dans ses quartiers et en plus, ne regarder personne. Il n’était clairement pas sorti de l’auberge. Il n’allait pas changer son comportement pour éviter qu’on parle dans son dos. Bavasser derrière les gens, c’était humain, quoi qu’il fasse quoi qu’il dise, quelqu’un trouverait forcément une bonne raison de parler. C’était perdre leur temps inutilement que de s’inquiéter de ce qu’on pouvait dire d’eux. Il regarda la jeune femme retirer la fameuse note de sa poche et sa réflexion lui fit arquer un sourcil. Elle ne savait pas lire, voilà qui pouvait expliquer bien des choses et forcément jamais il n’avait eu l’idée de lui demander si elle était capable de lire. Il aurait dû sans doute, c’était être fou que de penser que tous les hommes (et femmes) de l’équipage sache lire. L’éducation était réservée au plus riches et les pirates ne venaient pas tous d’un milieu particulièrement aisé, bien au contraire. Elle devait savoir lire, c’était important pour le poste qu’elle occupait, il ne pouvait pas être toujours derrière elle pour lui faire la lecture et il avait besoin qu’elle sache lire. Il soupira légèrement quand elle évoqua Jack. Il n’avait pas envie d’être mêlé d’avantage à leurs affaires, il avait déjà pris parti en se rangeant du côté de Lettie, confiant à Jack des tâches qui ne mettaient pas du tout en valeur ce dont il était capable. Maintenant, il préférait ne plus entendre parler de Jack et de sa catin. Il n’était pas le premier ni le dernier pirate à s’enticher de l’une des putes de Nassau et ce qu’il lisait en Lettie ressemblait simplement à de la jalousie, alors ce qu’il pouvait y avoir entre elle et Jack ne relevait pas de ses capacités. Il était capitaine du navire, pas un conseillé en histoire de cœur. Personne sans doute ne voulait recevoir des conseils venant de lui dans ce genre de domaine. Marié pendant un temps certes, mais à en juger la façon dont il fuyait Idelle, les sentiments étaient bien trop compliqués pour lui et dans tout ça, c’était probablement lui qui avait besoin d’un conseillé. « Oublie Jack cinq minutes. » Ou plus d’ailleurs, ça ne lui ferait pas de mal. « Je ne peux pas juste hurler ton nom à chaque fois que j’ai besoin de toi. » La discrétion, ça pouvait être pas mal des fois et elle qui se souciait des rumeurs, s’il se pointait sur le pont du bateau en hurlant Lettie à tout va, de quoi aurait-il l’air ? Il y avait une autre solution et peut-être qu’elle n’allait pas plaire à la jeune femme, mais il fallait qu’elle apprenne à lire. Suite à sa remarque, il lâcha en fin son bras pour croiser les bras sur sa poitrine. « C’est pas grave. » Pour cette fois, pensa-t-il. Mais il fallait faire quelque chose. « Tu sais qu’il pourrait arriver que tu sois confrontée à une situation te forçant à mettre le nez dans des papiers ? Il se peut que je ne sois pas toujours à côté de toi pour t’éviter d’avoir de la lecture à faire. » Ils pouvaient être amenés à être séparés pour tellement de raisons qu’il n’allait pas s’amuser à toutes les citer. Il laissa un soupire. « Viens-là. » Sans attendre de réponse de sa part, il s’éloigna pour rejoindre ses quartiers, ignorant une nouvelle fois les regardes des membres de l’équipage et tout ce qu’ils pouvaient bien penser en observant Lettie le suivre. Il referma la porte derrière la jeune femme avant de s’installer à son bureau. « Je vais t’apprendre à lire. Je n’ai aucune catin pour me distraire moi. » Pas qu’il ne pouvait pas en trouver quand il rejoignait Nassau, mais contrairement à Jack, il était capable de mener à bien cette mission sans être obnubilé par une quelconque femme. « Et écrire, ça va de paire. » Il lui fit signe de s’assoir en face de lui. Il n’était pas sûr d’être un très bon pédagogue, mais il devrait s’en sortir. Dans le pire des cas, il la confirait à sa fille, elle qui était institutrice, elle devait bien savoir comment s’y prendre. Il fallait que Lettie sache lire, c’était important et elle pouvait être certaine qu’il n’allait pas la lâcher avec ses leçons avant qu’elle ne sache lire et écrire.
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MessageSujet: Re: (lettie) ›› let me dive 'til I believe.   Lun 30 Mar - 18:11



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Lettie s'étonnait toujours d'avoir été promue quartier-maître du Flying Dragon et ce, pour des raisons qui lui paraissaient toujours aussi sombres. Elle avait quelques qualités indéniables qui lui permettaient de parlementer avec son capitaine lorsque l'équipage commençait à déverser l'écume de leurs maux sur sa pauvre carcasse. Mais Jack était, par exemple, meilleur qu'elle au combat car Lettie, par la force des choses, n'était qu'une vicieuse petite saloperie (étant donné qu'elle ne s'illustrait pas par une carrure imposante ou une réactivité hors du commun). Ceci étant dit, si son orgueil s'était nettement renforcé lorsque sa promotion avait été officialisée, elle n'en restait pas moins gênée lorsque Harley la quémandait à ses côtés – ce qu'il faisait d'ailleurs relativement souvent, comme s'il n'avait cure des ragots alors qu'ils le touchaient tout autant qu'elle. Contrairement à cette donzelle qu'il avait prise comme sous-fifre de premier choix, Harley se fichait comme d'une guigne de ce que l'équipage pouvait songer d'eux. Lettie essayait tant bien que mal de suivre l'exemple qu'il lui inculquait, avec plus de mal puisque Jack était au centre de toute son attention. Elle craignait de le voir s'en aller, délaissant tout ce qu'ils avaient vécu au profit d'une pauvre catin rencontrée dans le bordel minable de Nassau. Dans ce face-à-face dévastateur, où Lettie livrait sa méconnaissance des écrits, elle sentit son vis-à-vis se tendre. En six ans de temps à bord du Flying Dragon, personne ne lui avait mis de bout de papier sous le nez, exigeant d'elle une lecture appliquée. Beaucoup de personnes à bord partageaient son handicap ; ils n'avaient tout simplement pas eu la chance de naître ou d'avoir été élevés au sein des bonnes familles. Aujourd'hui âgée de trente ans, Lettie se sentait comme à l'écart de cet apprentissage – pourtant essentiel, si elle se fiait à la moue désapprobatrice d'Harley – qu'elle considérait comme tout juste bon pour les mômes. Lorsqu'un gamin butait sur les mots, babillait, c'était mignon et la jeune femme se sentait presque capable de s'en apitoyer. Alors qu'elle s'imaginait volontiers en train de se pencher religieusement au-dessus d'un ouvrage intelligemment sélectionné par son capitaine, ponctuant sa lecture de fréquents « ptain d'sa mère » et d'autres joyeusetés dont elle faisait habituellement preuve. En somme, elle se sentait irrémédiablement réduite à l'état de pauvre enfant chétive, à ceci près que ses courbes évoquaient ceux d'une femme adulte. En bref, elle ne parviendrait à attendrir personne de sa connaissance. Surtout pas Harley.

Elle lui aurait d'ailleurs volontiers envoyé son genou dans ses parties génitales lorsque, évoquant Jack, elle le vit soupirer. Instantanément, son front se plissa et ses sourcils se froncèrent. Elle savait pertinemment qu'Harley réduisait sa relation avec Jack à une banale histoire de cœur – mais Lettie pensait ne pas en être amoureuse, puisqu'elle préférait parfois la compagnie de son capitaine à la sienne (comme quoi, certaines rumeurs pouvaient s'avérer vraies), et leur amitié allait bien au-delà de tout ce qu'elle avait ressenti jusque là. Jack était son espoir. Le sien. Il était son ami, sa porte de sortie – pas celui d'une vulgaire pute aux cheveux dorés. Elle avait besoin de cette étincelle, de cet homme aux yeux sombres. Pour ne pas sombrer tout simplement, ou s'effondrer face à tout ce qu'elle avait vécu. Sans lui, elle aurait été déshonorée et sans doute éventrée. Jack l'avait sauvée d'une mort certaine et de cela, Lettie en était consciente. Ce qu'elle ressentait était plus fort, plus puissant, que l'amour. En deux battements de cils, la femme se calma, apaisant ses maux à grands coups de il ne sait pas ce qu'il dit et donna plus de considération à ce qu'Harley souhaitait lui communiquer. Sans grande surprise, il lui demanda de le suivre. Après quelques secondes d'hésitation, alors qu'elle envisageait sérieusement de se jeter du haut du pont et de rejoindre la terre à la nage, Lettie lui emboîta le pas. Son regard était rivé vers ce dos qui la précédait, essayant d'ignorer les regards qu'on pouvait leur lancer et cette inlassable crainte d'être considérée comme la catin attitrée de Oaken. Les rumeurs pouvaient mettre à mal tout ce que la jeune femme avait tenté d'exécuter avec brio. Et si Harley n'en avait visiblement cure, force était de constater que ce n'était pas le cas de Lettie qui accordait encore une grande importance à ce que l'on pouvait penser d'eux.

Son capitaine referma la porte de ses quartiers derrière elle, puis partit s'installer derrière son bureau. Sans surprise, il lui annonça qu'il s'apprêtait à lui apprendre à lire et à écrire (puisque cela allait de paire, d'après lui) et il lui fit signe de s'installer face à lui. Lettie grinça des dents et réduisit à néant les trois mètres qui la séparaient de la chaise sur laquelle elle échoua. Elle serra les cuisses et croisa machinalement les jambes, à l'instar de ses bras qui rejoignirent sa poitrine. Son enthousiasme n'était pas transcendant, elle avait autre chose à faire de sa journée – de plus, l'envie d'apprendre n'était pas là et ou ne se faisait tout simplement pas ressentir. Elle avait l'impression qu'Harley lui forçait la main, ou la prenait en pitié. Durant quelques secondes son regard se fit dur, tandis qu'elle mâchonnait l'intérieur de sa joue, mauvaise. Il y avait une différence très nette entre ce qu'elle souhaitait exécuter et ce qu'Harley voulait lui faire faire – Lettie n'avait pas la moindre envie d'être enfermée entre quatre murs, subissant les leçons de son maître attitré. « Vous savez, y a pas mal de gars qui savent pas lire non plus, vous pourriez p't'être les appeler ? ça f'ra moins intime comme ça » mais d'un regard, son capitaine parvint à la faire taire et, toute penaude, elle baissa les yeux vers le sol. Sa gêne ne l'empêcha toutefois pas de marmonner « et j'suis pas idiote. C'pas parce que je sais pas lire toutes vos bêtises que j'suis conne » elle releva les yeux, esquissa un sourire entendu « j'tenais à la préciser, vous voyez, si jamais vous pensiez que j'avais de l'eau dans l'cerveau, bah c'est pas le cas. » du moins, l'espérait-elle. Elle décroisa lentement les jambes et se pencha en avant, posant ses mains bien à plat sur le bureau, observant avidement ce qu'Harley lui préparait. Elle fit glisser l'un de ses index vers un papier noirci d'encre, donnant un coup d'ongle afin d'en découvrir certains mots (qu'elle ne parvint toutefois pas à déchiffrer). « Il a pas autant de paperasse Jack » remarqua-t-elle « il est plein d'bons sentiments, vous savez. Il veut vraiment m'aider, z'avez pas à le faire pour lui – il m'a donné sa parole. De plus, vous avez sans doute mieux à faire, nan ? c'pas comme si c'était pressé. Pis j'suis pas une très bonne élève, j'vais vous faire chier pendant cinq plombes parce que j'arrive à rien, et vous avez pas vraiment l'air pédagogue non plus. » un léger sourire flotta à la commissure de ses lèvres, l'épousant de manière telle qu'elle fut presque incapable de s'en défaire. Mais elle secoua la tête, et l'étirement conquis disparut.

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MessageSujet: Re: (lettie) ›› let me dive 'til I believe.   Mar 31 Mar - 19:45

Caught up in our own lives.
LETTIE WALPOLE & HARLEY OAKEN

Remember the world Living in the half That you cannot see Been walking a line. The thinning tide And stepping in too deep Watching water thread my sleeve What did I pull from underneath. We'll tie it down Wait it out, Hope our memories hold A lead-white nail Driven down A hundred years ago Feeling wheels on my old road. Feeling bought for what I sold I had a dream you were two towns from me Got to sleep, spent the whole night running. ~ Two Towns From Me.


Harley avait peut-être eu la chance de naître dans une famille ayant les moyens de lui offrir l’accès à l’éducation. Il était né dans une riche famille Anglaise, un milieu dans lequel il n’avait jamais eu besoin de rien. Tout lui avait été servi sur un plateau d’argent pendant les trente premières années de sa vie. Ainsi, il n’était peut-être pas la personne la mieux placée pour comprendre Lettie en cet instant. Elle n’avait pas grandi dans le même milieu que lui, elle n’avait pas reçu la même éducation que lui et peut-être qu’elle considérait qu’il était trop tard aujourd’hui pour rattraper des apprentissages d’enfants. Il n’était jamais trop tard d’après Harley. On pouvait apprendre à lire et à écrire n’importe quand et ça pourrait toujours lui être utile. En six ans, il n’avait jamais eu l’occasion de remarquer qu’elle était incapable de déchiffrer les écrits, il ne lui avait jamais posé la question et c’était probablement la première fois qu’il lui glissait un ordre par écrit, certes, il aurait mieux fait d’aller sur le pont et de gueuler son nom pour lui dire ce qu’il voulait mais à ce compte là il aurait tout autant pu s’occuper de cette voile lui-même, quitte à être sur le pont, il n’aurait pas eu besoin d’elle. Mais c’était là toute la magie de la transmission de message. On pouvait communiquer sans être à côté, il suffisait juste de trouver une personne pour courir à droite à gauche sur le pont pour transmettre les mots et ils trouveraient bien quelqu’un pouvant accomplir cette tâche dans les matelots su navire. Ils pouvaient être plus efficaces s’ils pouvaient communiquer comme ça. Certes, sortir de son antre pour donner un ordre à propos d’une voile, ça ne lui aurait pas pris la journée, mais dans le principe on pouvait quand même dire qu’ils auraient pu gagner du temps, peut-être dans d’autres circonstances. Enfin, de toute façon, il n’allait pas s’attarder sur le sujet. Lire et écrire, ça pouvait être utile dans de nombreuses situations et il n’attendait pas que tout le monde sur le bateau en soit capable, mais au moins son quartier-maitre et dans la configuration actuelle de l’équipage, c’était Lettie son quartier-maitre. Il n’était pas dupe et il n’avait pas eu besoin d’attendre qu’elle ouvre la bouche pour comprendre que l’idée ne l’enchantait guère. Mais si elle y mettait du sien, ils iraient certainement beaucoup plus vite. Ce n’était pas la peine de faire la gueule où d’y mettre de la mauvaise volonté. Il trouverait un moyen de lui enseigner ce savoir et ce même si ça devait se faire à terre avec sa fille comme enseignante et si c’était sa fille qui se chargeait des cours, elle se sentirait peut-être d’autant plus ridicule, après tout Margery n’avait même pas dix ans de moins qu’elle.

Assis à son bureau, Harley leva les yeux au ciel suite à la réplique de la jeune femme. Est-ce qu’elle cherchait à titiller ses nerfs pour échapper à l’enseignement qu’il lui réservait ? Elle pourrait bien y arriver, ce n’était pas comme s’il était particulièrement patient. Mais il allait prendre son mal en patience et résister. « Les autres ne sont pas quartier-maitres que je sache. » Il laissa échapper un soupire. « Et c’est quoi ton problème avec cette notion d’intimité ? Est-ce que ce que les autres pensent de nous t’intéresse tant que ça ? T’es une femme, ils trouveront toujours quelque chose à dire sur toi. » Voir une femme dans un équipage de pirate ça pouvait choquer, mais voir une femme quartier-maitre évidemment que ça faisait jaser. « Si tu crois que le pire ragot qu’on puisse raconter dans ton dos c’est que tu couches avec moi, je risque de me vexer. » Il esquissa un léger sourire, comme si ça pouvait détendre l’atmosphère. Dans le fond, il était clair que parmi tous les ragots qu’on aurait pu raconter dans le dos de Lettie, il estimait qu’il y avait pire qu’une histoire de cul entre elle et le capitaine du bateau. Enfin, de son point de vu à lui, les gars pouvaient penser absolument ce qu’ils voulaient d’eux, ça ne le dérangeait pas, de toute façon, c’était perdre du temps que d’essayer de faire en sorte qu’ils puissent  un jour faire comprendre à l’équipage qu’ils ne couchaient pas ensemble. Il y avait bien des gens qui avaient compris et qui le savaient, quant aux autres, il préférait abandonner l’idée plutôt que de se prendre la tête pour des broutilles. « Je sais que tu n’es pas idiote. Tu ne serais pas là où tu es si ça avait été le cas. Et puis, crois-moi, j’ai déjà rencontré des gens capables de lire et d’écrire qui eux étaient complètement stupide. » Il avait vécu suffisamment de temps dans une classe où le niveau d’éducation était bien supérieur à celui de Lettie ou d’autres personnes sur ce bateau, mais ça ne voulait pas dire qu’ils étaient nécessairement plus intelligents qu’eux, bien au contraire. Il avait parfois rencontré de parfaits idiots à Londres, des gens avec qui avoir une conversation ne rimaient à rien, il ne fallait pas croire que savoir lire et écrire ça faisait tout, bien au contraire. Mais toujours était-il que ça pouvait être important.  Regardant les papiers qui s’entassaient sur son bureau Harley laissa échapper un léger soupire, Non Jack n’avait certainement pas autant de papiers, ou alors il y avait des chances pour qu’il soit un peu mieux organisé que lui. D’un geste rapide il poussa les parchemins sans importance et replia sa carte, non sans jeter un dernier – trop long sans doute – coup d’œil à sa carte avant de reporter le regard sur la jeune femme.  « Et bien, avec mon aide et celle de Jack, tu devrais t’en tirer facilement. » S’ils étaient deux à s’occuper d’elle, ça ne pourrait être que plus efficace. « Non, je n’ai rien d’un pédagogue, mais j’ai réussi à apprendre à ma fille à tirer convenablement et crois moi ce n’était pas gagné. Je ne vois pas pourquoi je n’arriverais à rien avec toi. » Finalement il déplia de nouveau sa carte, la posant sur le bureau avant de la faire pivoter pour qu’elle soit en face de Lettie. S’il devait lui apprendre à lire ce serait plus simple avec les mots à l’endroit. « C’est juste une carte, pas un roman de 400 pages. Juste une carte et pourtant, il y a des mots dessus. » Il se laissa tomber contre le dossier de sa chaise tout en fixant la jeune femme. « Je suis sûr que tu peux trouver Nassau ou Londres sans avoir besoin de lire ce qu’il y a écrit dessus. Mais je suis sûr qu’il y a aussi des mots qui ne veulent rien dire pour toi là-dessus. » Joignant les mains, il se redressa finalement avant de reprendre. « Je me fiche si tu n’es pas capable de lire un roman ou quelque chose dans ce genre. Tu manques quelque chose, mais si tu t’en fiches, je m’en fiche aussi. » Lui qui aimait la littérature, il était bien content de savoir lire, se plonger dans un bon bouquin c’était reposant, enrichissant mais ça n’intéressait pas tout le monde, certaines personnes savaient lire et jugeait avoir mieux à faire que de perdre du temps le nez dans les bouquins. « Mais une carte Lettie, sur un bateau, à ta position c’est important. Une lettre, ça peut être utile aussi, un journal de bord. Tu es quartier-maître, c’est important. » Il haussa les épaules avant de lui adresser un sourire presque provocateur. « Et qu’est-ce que les gars vont penser s’ils découvrent que mon quartier-maitre est incapable de me dire ce qu’il y a écrit sur cette carte ? » D’un geste du menton, il avait désigné la carte entre eux. Il savait déjà ce que l’équipage dirait, mais encore une fois, il s’en fichait complètement, mais il savait pertinemment que ce n’était pas le cas de Lettie.
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