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MERCI DE PRIVILÉGIER LES HOMMES SUR LES NAVIRES ET LES FEMMES A TERRE ! Il y a également de nombreuses choses possibles pour les femmes à terre ;)

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 the irish orphans (hewry & eleanor)

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MessageSujet: the irish orphans (hewry & eleanor)   Mar 10 Mar - 13:50

the irish orphans
Avez-vous déjà entendu parler du mal de terre ? Avez-vous déjà rencontré quelqu'un qui, en posant pied à terre, se sent emprisonné, étouffé, étranglé ? Avez-vous déjà vu quelque qui ne se sent conforté qu'au bord d'une navire, dans les hauteurs de l'océan ? Je m'appelle Hewry Risley, et j'ai le mal de terre. Je suis le capitaine du Rising Sun, ce magnifique navire accosté au port de Nassau. Il y a un an de là, je n'étais qu'un membre de l'équipage. Et il y a cinq ans de là, j'étais un pauvre membre de la Marine. Mes les temps changent, et avec eux je change et m'adapte. Je suis maintenant un capitaine, un des plus jeunes, un des plus récents. Les autres capitaines ? Ils voient d'un mauvais oeil ma fraîche promotion. Mon équipage ? Aucun d'eux ne me fait encore entièrement confiance. Et pourtant, je suis compétant, je suis un minimum expérimenté, et je suis un bon capitaine. Les butins se font plus fréquent ? Les navires de la Marine coulent, ses membres meurent, et ma vengeance est petit à petit assouvi. Oui, tout est vengeance pour moi. Tout ! Je peux tout de même imaginer pourquoi mon équipage ne me fait pas encore confiance. J'ai tué leur ancien capitaine, mais c'était pour les libérer de son retreinte, sa cruauté, ses sentences de mort qu'il lançait à droite et à gauche comme s'il était un Dieu déchu dans le royaume des mortels. Je les ai libérés de ses serres, de ce corbeau funèbre qui les guettait, menaçant leurs vies, n'ayant cure de leurs familles et leurs gloires. Je ne suis pas seulement un capitaine, je suis un libérateur, et il était temps pour eux de me faire confiance.

Le soleil avait fait une sacrée courbe, descendant, plongeant dans les profondeurs de l'océan. Derrière lui s'étalait un long filet de lumière doré, comme une promesse fuyante, la promesse que le soleil nous fait chaque soir avant de se baigner : je reviendrai. Et il revenait chaque jour, chaque matin il se levait petit à petit, colorait le monde et le libérait des ombres, éparpillait sa magie partout. Le soleil, au moins, tenait ses promesses. On ne voyait plus qu'un demi cercle orangé à l'horizon quand le dernier membre du Rising Sun posa pied sur terre. Ils venaient tout juste de revenir à Nassau, partageant leurs butins, portant sur eux des bourses d'or et d'autres richesses. Moi, par contre, je n'avais qu'un seul souhait, courir jusqu'à la maison de ma soeur, la serrer contre moi, embrasser la petite, et m'asseoir de notre table pour un repas bien chaud. Mais je ne pouvais courir ! J'avais les bras et les jambes ankylosés, je ne dormais plus bien depuis plusieurs jours. Ma tête me faisait un mal de chien, sûrement une migraine. Ma vue se brouillait à plusieurs reprises, me cachant les paysages et les silhouettes, sûrement à cause du manque de sommeil. Non, je ne pouvais pas courir, mais je marchais toutefois aussi rapidement que me le permettais mon état.

Je venais de quitter la plage et derrière moi montaient le son des rires de mon équipage qui avançaient encore plus lentement que moi. Bientôt je fus sur la place du marché, j'achetai quelques poissons, des légumes, deux bouteilles de rhum et m'arrêtai un peu au milieu de la place de regarder. Regarder chaque visage. Regarder chaque silhouette. Regarder chaque petit détail. Je me sentais puissant en faisant ainsi. Je me sentais puissant en remarquant ce jeune garçon d'à peine dix ans qui courait derrière un chat aussi énorme qu'un chien, ou cette femme qui laissait discrètement entrer un homme dans sa maison à l'ombre d'un mur, ou encore ce vendeur avec ce rire narquois qui venait de vendre tout son stock. Ah, Nassau était encore plus belle que dans mes souvenirs. Je mis donc un pas devant l'autre, tant bien que mal, jusqu'à atteindre la maison. Restait maintenant à espérer qu'elle n'était pas au boulot, je ne voulais pour rien au monde devoir encore marcher ne serait-ce que pour les deux pas qui séparaient la maison du travail d'Eleanor. J'ouvris donc la porte et la poussai, et elle était là dans toute sa splendeur. Et moi, debout dans le cadran dans mon haut de cuir crasseux qui puaient, mon pantalon qui me collait et me grattait l'entrejambe, ou cette cape qui m'alourdissaient les épaules.

"Ellie ?"
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MessageSujet: Re: the irish orphans (hewry & eleanor)   Jeu 12 Mar - 0:06

your journey here to the sea.
HEWRY RISLEY & ELEANOR RISLEY

You cross the pasture land And threw your wedding band Into the great deep Where you'd rest to sleep, My dear. In the oceans where you lay Where you've made your grave, They'll found you on the shore Rosy no more, My dear. In the morning on your journey here to the sea You crossed the pasture land And threw your wedding band, Swallowing the seed Of truth. ~ in the morning.


Le soleil tapait avec force sur la petite ville de Nassau. Il faisait beau, comme toujours d'après Eleanor. Née à Dublin en Irlande, elle avait connu le froid dans la petite maison des Risley, là où elle avait grandi. Ici, tout était différent de ce qu'elle avait pu connaître étant plus jeune. Depuis qu'elle était à Nassau, elle avait suffisamment d'argent pour vivre et jamais elle n'envoyait sa fille au lit sans qu'elle n'ait dîné, alors qu'elle, elle s'était souvent endormie le ventre vide. Sa famille ne roulait pas sur l'or, mais elle ne s'était jamais plainte, elle avait accepté sa situation et toutes les difficultés que les Risley avaient dû traverser avaient été moins dures tant qu'ils étaient ensemble. Eleanor avait aimé sa famille de tout son cœur. Elle se souvenait du sourire chaleureux de sa mère, de la force impressionnante de son père et de l'attention que ses frères avaient toujours eu pour elle. Cette vie était loin à présent, la plupart des Risley étaient morts à présent. Ils avaient été sauvagement assassinés par les anglais pour des histoires qu'elle était à peine en mesure de comprendre. On avait tué les siens et on l'avait condamnée à devoir trouver un moyen de s'en sortir seule et malheureusement pour elle, la seule chose qu'elle avait pu trouver, ça avait été d'aller faire le tapin dans un bordel. Heureusement, son frère aîné était revenu pour la sortir de là. En partant, elle avait du renoncer à Aries et à tout ce qu'il représentait pour elle, mais elle n'avait pas pu rester plus longtemps là-dedans à attendre. Attendre quoi après tout ? Rien ne prédisait qu'il reviendrait vraiment pour elle. Elle avait voulu y croire, mais trop de temps s'était écoulé et il n'était pas venu. Elle avait pris la fuite avec son frère, ne pouvant pas rester une seconde de plus dans ce bordel. Enceinte, elle ne se voyait pas accoucher là-dedans, elle ne se voyait pas élever son enfant là-dedans. Suivre Hewry jusqu'à Nassau avait été la meilleure chose à faire, pour elle comme pour sa fille, la petite Juliet méritait une vie meilleure que la sienne. Aujourd'hui, toutes les deux, elles avaient une petite maison à Nassau, Eleanor gagnait suffisamment d'argent en travaillant à l'auberge pour offrir à sa fille une vie convenable et Hewry revenait régulièrement à Nassau avec de l'or et d'autres objets issus de ses pillages, permettant à la jeune femme d'avoir une vie des plus correcte. Il n'y avait pas un jour cependant où elle ne s'inquiétait pas pour son aîné. La vie qu'il avait choisi était dangereuse, chaque fois qu'elle fixait la mer, elle se demandait du tout allait bien pour lui. Elle le savait doué dans ce qu'il faisait, mais une tempête pouvait emporter le Rising Sun. De plus, les batailles entre les pirates étaient violentes, Hewry pouvait être blessé ou tué. Elle n'aimait pas le savoir loin d'elle, mais elle savait qu'il aimait la mer et elle savait que rien – pas même elle – ne pourrait le pousser à rester définitivement sur terre. Elle n'aurait, de toute façon, pas envie de le priver de sa passion. Depuis qu'elle était à Nassau, elle avait appris à se débrouiller toute seule, elle était indépendante, elle n'avait pas besoin que son grand frère doit toujours avec elle. Certes, elle était plus rassurée quand il était là, d'autant plus qu'elle savait d'expérience que les personnes fréquentant Nassau n'étaient pas toutes des enfants de cœur, mais elle estimait pouvoir se débrouiller seule.

Aujourd’hui, elle avait quitté l’auberge en avance, il n’y avait pas beaucoup de clients et sa patronne avait jugé qu’elle pouvait gérer les choses toute seule. La jeune femme ne s’était pas faite priée, elle était allée chercher sa fille chez la nourrice et ensemble elles avaient passé quelques longues minutes, assises dans le sable fin de la plage de Nassau à observer les bateaux.  Juliet adorait les observer et elle n’avait de cesse de réclamer après celui de son oncle, se demandant toujours quand est-ce qu’il reviendrait. C’était une question à laquelle sa mère n’avait aucune réponse à lui fournir. Elle ne savait jamais quand est-ce qu’Hewry remettrait pied à terre. Elle se contentait de répondre bientôt, à chaque fois. Une réponse vague et souvent erroné, mais éventuellement à un moment, elle finissait par être correcte. Cette fois encore, avant qu’elles ne quittent la plage pour rentrer chez elle, elle lui avait dit que son oncle serait bientôt de retour à la maison. Le soleil était déjà bien descendu dans le ciel quand elles rentèrent à la maison et la petite fille avait filé dans sa chambre alors qu’Eleanor s’occupait de mettre de l’ordre dans la petite maison et de terminer la vaisselle pour pouvoir avoir tout ce dont elle avait besoin pour préparer le dîner à venir. Encore occupée à essuyer sa vaisselle, la jeune femme sursauta suite au couinement de la porte. Elle se tourna rapidement vers cette dernière, prête à attraper un couteau si ça devenait nécessaire pour se défendre. Elle avait connu des expériences qui avaient tendance à  la rendre légèrement paranoïaque. Un soupire de soulagement passa le seuil de ses lèvres alors qu’elle apercevait son frère dans l’encadrement de la porte. Il serait bientôt à la maison, avait-il dit plus tôt à Juliet pensant mentir de nouveau, mais cette fois, elle avait eu raison. Hewry était rentré à la maison. Un sourire étira les lèvres de la jeune femme alors qu’elle déposa son assiette sur la table, se précipitant vers son aîné pour l’éteindre. « Hewry, tu es rentré ! » S’enthousiasma la jeune femme avant de déposer un baiser sur la joue de son frère. S’écartant un peu de lui mais gardant ses mains sur ses épaules, la jeune femme l’observa. « Tu as l’air épuisé. » La vie de pirate n’était pas de tout repos c’était certain, revenir sur terre, même si ce n’était que pour quelques jours allaient lui faire le plus grand bien. « Et puis, je suis navrée de devoir te dire ça, mais tu sens vraiment mauvais. » Une grimace amusée se dessina sur le visage d’Eleanor avant qu’elle n’attrape la main de son frère pour le trainer à l’intérieur de la petite maison, le forçant presque à s’asseoir sur la première chaise qu’elle pu tirer. « Tu vas bien ? Tu veux prendre un bain ? Tu veux manger quelque chose ? » Elle avait enchainé ses questions bien trop rapidement pour qu’il ne puisse lui répondre. « Désolée, c’est juste que je suis vraiment heureuse de te voir. » Elle sourit avant de tirer une autre chaise pour s’y installer. « Chaque chose en son temps, alors, est-ce que tu vas bien ? » Autant ne poser qu’une seule question si elle voulait pouvoir obtenir une réponse. Enthousiasmée, elle avait toujours tendance à parler trop rapidement, un défaut qu’elle se devait de taire en cet instant, malgré la joie qui l’envahissait alors qu’elle était en face de son frère aîné.
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MessageSujet: Re: the irish orphans (hewry & eleanor)   Lun 16 Mar - 21:34

the irish orphans
Elle était encore plus belle que dans mes souvenirs les plus lointains. Sa chevelure étincelait sous la lueur magique d’une bougie, se balançant à droite et  à gauche. Ses yeux semblaient contenir des secrets, mais ils luisaient surtout d’un bonheur qu’elle savait me transmettre si parfaitement. Elle m’avait manqué, plus que les mots ne pouvaient l’exprimer. Elle m’avait manqué au plus haut point. Cela était toujours ainsi quand j’allais en mer ! Elle me manquait parce qu’elle est la seule qui me reste dans un monde qui n’est plus qu’assombrissement, elle et Juliet. Détrompez-vous, je ne suis pas un pessimiste qui voit le monde en noir, loin de là ! Mais toutes les tragédies que j’ai dû vivre ou voir tout au long de ma longue vie m’avaient appris à ne jamais m’armer d’espoir, mais à s’attendre au pire. Je pourrai mourir du jour au lendemain, avalé par l’océan. Ou tué. Oui, voilà. Tué, comme me l’avait prédit la voyante. La même voyante qu’Eleanor m’avait poussé à aller voir. Je ne cessais d’y penser depuis tellement de jours maintenant ? Qui pourrait-être cette personne armée d’une telle rancœur pour penser à tuer son capitaine, car la voyante m’avait bien précisé qu’il s’agissait de quelqu’un de mon équipage. La question me trottait l’esprit jour et nuit, tellement que je m’en trouve sans sommeil, regardant un plafond qui me semble bouger et une bougie qui ne daigne s’éteindre. Devais-je lui en parler ? Elle allait finir par s’apercevoir que quelque chose allait mal, et elle allait sûrement m’en vouloir de lui avoir cachée un si terrible secret. Je ne savais pas. Peut-être était-ce mieux de ne rien lui dire ? Elle vivait assez au milieu de la terreur et de l’angoisse chaque fois que le Rising Sun appareille en mer, je ne voudrais pour rien au monde lui donner d’autres raisons de se faire du souci. Elle passerait ses jours mieux ainsi, elle sourirait sincèrement et mangerait abondamment. Je ne savais que très bien ce que l’angoisse pouvait vous faire, vous ôtant le sourire et vous fermant l’appétit, rendant vos nuits longues et sans sommeil et vos journées encore plus longues et pleines de labeur. Pour rien au monde je ne voudrais faire subir cela à l’être qui m’est le plus cher au monde, la seule qui me reste, ma petite sœur chérie.

Un sourire fit courber mes lèvres et mes yeux rétrécirent. Elle était tout le temps comme cela. Elle ne pouvait tenir sa langue quand elle se trouvait excitée. Et Dieu sait que je m’en trouve encore plus heureux et excité qu’elle. Pouvoir la voir, l’étreindre dans mes bras, sentir ses doigts frêles contre mes épaules et entendre sa voix mélodieuse. Elle réussissait à me faire envahir d’une joie que je ne savais pas existante ni possible auparavant, et pour cela je lui en serais à tout jamais reconnaissant. Elle parla encore et encore, posant diverses questions, m’inspectant du plus haut cheveu jusqu’au bout de mes pieds. Mal à l’aise, je lui décochai un regard noir et alla serrer la petite Juliet contre moi en l’embrassant sur le front après avoir déposé mes sacs. Elle grandissait si rapidement, chaque fois que je les quittais elle semblait prendre plusieurs centimètres. Je revins ensuite vers les sacs, en prit un, rempli de légumes. « Ca c’est pour nous ! », dis-je en riant presque. « Ca aussi c’est pour nous. », ajoutai-je en passant à Eleanor le sac de poissons. Je sortis ensuite un paquet enveloppé par du parchemin et attaché par des cordes grossières. « Ca, par contre, c’est pour vous. ». Je lui passai alors le paquet où se trouvaient, bien cachées, deux robes de couture Londonienne pour Juliet et elle. J’espérais seulement que les couleurs lui plairont et que les tailles seront les bonnes. « Maintenant, ce bain ? », m’adressai-je à Eleanor en portant mon nez sous mes bras.

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MessageSujet: Re: the irish orphans (hewry & eleanor)   Ven 20 Mar - 15:24

your journey here to the sea.
HEWRY RISLEY & ELEANOR RISLEY

You cross the pasture land And threw your wedding band Into the great deep Where you'd rest to sleep, My dear. In the oceans where you lay Where you've made your grave, They'll found you on the shore Rosy no more, My dear. In the morning on your journey here to the sea You crossed the pasture land And threw your wedding band, Swallowing the seed Of truth. ~ in the morning.


Eleanor était toujours ravie de revoir son frère aîné. Il était le seul membre de sa famille à être encore en vie. Elle avait vu les autres se faire massacrés, elle n'avait réussi à fuir que grâce à leur sacrifice et même si elle avait réussi à faire sa vie loin de Dublin, elle ne pouvait pas oublier cette terrible journée. Elle avait été le début d'un véritable cauchemar duquel elle n'avait pas été certaine de s'en sortir un jour. Pour ne pas mourir de faim dans une ruelle de la ville, elle avait commencé à travailler dans un bordel, elle qui avait reçu une éducation aussi droite que possible et qui n'avait jamais offert son corps à aucun homme avant de mettre les pieds dans cet endroit et chaque jour avait été plus difficile à affronter. Il n'y avait qu'Aries qui avait su lui redonner de l'espoir. Il avait beau être – de base – un client comme un autre, il s'était vite montré différent. Il avait été attentif, attentionné et désireux de la faire sortir de là-dedans. Elle l'avait aimé et il l'avait aimée. Elle avait cru qu'ils pourraient avoir une vie ensemble, loin du bordel et de l'enfer qu'il représentait. Elle l'avait attendu, mais en vain. C'était Hewry qui était arrivé en premier, c'était lui qui était venu pour la sauver à un moment où elle était à deux doigts de se faire virer du bordel à cause de sa grossesse. Hewry était celui qui l'avait sauvée, il était sa seule famille, tout ce qu'il lui restait d'une vie qui était à présent loin derrière elle. Elle s'inquiétait souvent pour lui. Elle ne voulait pas le perdre comme elle avait perdu les autres alors chaque fois qu'il partait en mer, elle ne pouvait pas s'empêcher de se faire du soucis pour lui. Dès qu'il revenait, elle sentait comme un poids qui quittait son cœur, un soulagement à peine imaginable qui se répandait en elle tellement qu'elle en devenait presque hyper-active si bien qu'elle ne s'arrêtait pas de poser des questions sans lui laisser le temps de répondre, qu'elle l'observait avec attention dans les moindres détails. Elle avait besoin de s'assurer qu'il allait bien, elle voulait savoir ce qu'il avait vécu lorsqu'il était en mer. Il y avait trop de questions qui s'entrechoquaient dans sa tête si bien qu'au final tout se déversait trop vite. Il fallait qu'elle se calme. Son frère en avait conscience aussi, puisqu'il avait choisi de s'éloigner d'elle pour aller retrouver la petite Juliet qui était sortie de sa chambre pour accueillir son oncle. Juliet était tout comme elle, toujours ravie de retrouver Hewry, elle aimait son oncle et les histoires de pirateries avec lesquelles il revenait à chaque fois. La petite Juliet ne connaissait pas son père, Eleanor ignorait si un jour elle aurait l'occasion de lui présenter Aries, la situation était assez compliqué et pour l'heure, elle était encore la seule personne à savoir qu'il était son père, elle restait toujours très vague quand on lui demandait qui était le père de sa fille. Pour l'heure, Juliet n'avait qu'Hewry qui pouvait lui servir un tant soit peu de figure paternelle, si bien qu'elle était très enthousiaste dès qu'elle le revoyait.

La jeune femme attrapa les sacs de légumes et de poissons que son frère lui tendait et lui adressa un large sourire. « Je vais tâcher de préparer un excellent dîner avec ça, tu mérites au moins ça. » Après avoir déposé les sacs sur la table de la cuisine, elle embrassa son aîné sur la joue en signe de remerciement mais aussi d'affection, avant d'attraper le nouveau paquet qu'il lui tendait. « De quoi s'agit-il ? » Demanda-t-elle sans vraiment attendre de réponse puisqu'il s'agissait de toute évidence d'une surprise. Juliet s'était déjà précipitée sur le paquet pour en arracher le parchemin servant à emballer le carton qu'elle ouvrit sans attendre pour découvrir deux robes faite d'un tissu tellement raffiné qu'elles devaient coûter une fortune. L'enfant se précipita dans les bras de son oncle pour le remercier, alors qu'Eleanor observait les robes les yeux brillants presque face à la beauté des robes. « Comment est-ce tu as pu trouver de telles robes ? » Elle était curieuse bien évidemment et toujours soucieuse quand il s'agissait d'argent et de dépenses. Elle avait les moyens de se faire plaisir, mais certainement pas d'acheter des robes d'un tel luxe. Elle n'avait pas l'habitude du luxe. Elle avait grandi dans un milieu défavorisé, elle avait surtout l'habitude de se priver, de passer des jours sans manger parce que les moyens manquaient à la famille. Les choses avaient changées, mais il lui arrivait encore à avoir du mal avec les produits trop luxueux, si bien que face à ses robes, elle restait légèrement sous le choc, jamais elle n'avait pu imaginer porter une robe d'une telle qualité. Elle était peut-être mieux habillée maintenant qu'elle était à Nassau qu'à l'époque où elle vivait à Dublin, mais ses robes restaient simples et parfois négligées. « Merci beaucoup. » Elle lui adressa un sourire pourtant gêné, elle avait du mal à accepter un cadeau d'une telle valeur, elle n'était pas habituée à posséder des objets ayant une grande valeur. Elle était presque certaine que l'objet de plus grande valeur qu'elle possédait c'était la bague qu'Aries lui avait offerte plusieurs années plus tôt, sans doute que la valeur sentimentale jouait un grand rôle dans cet avis qu'elle s'était forgé. « Je vais faire chauffer de l'eau pour le bain, tu trouveras des vêtements propre dans ta chambre. J’essaierai de laver ceux là avant que tu ne repartes. » Elle adressa un nouveau sourire à son frère avant d'aller allumer le feu nécessaire à faire chauffer l'eau. Préparer un bain, un repas et laver ses vêtements, c'était bien le minimum qu'elle pouvait faire pour lui. C'était bien peu d'après elle comparé à tout ce qu'il faisait pour elle. Il lui avait sauvé la vie en l'arrachant à la vie qu'elle avait à Dublin pour l'emmener jusqu'à Nassau et il continuait de s'occuper d'elle, de s'assurer qu'elle ait une vie plus que convenable. Elle, il n'y avait pas grand chose qu'elle pouvait faire en retour, alors elle faisait de son mieux pour faire en sorte que ces maigres actions comptent.

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MessageSujet: Re: the irish orphans (hewry & eleanor)   Jeu 26 Mar - 21:59

The irish orphans.
Eleanor Risley et Hewry Risley
« Je vais tâcher de préparer un excellent dîner avec ça, tu mérites au moins ça. ».

Le son de sa voix me rappelait notre vieille maison et tous les souvenirs lointains qui venaient avec, les effluves d’un passé enfoui qui s’échappaient tant bien que mal des fissures de ce mur gigantesque qu’était le Temps. Chaque mot que poussait sa langue en dehors de sa bouche était pour moi une histoire ancienne, une petite lanterne qui éclairait les sentiers sombres. Je me vis, pendant un bref instant, assis, les jambes croisées, devant la cheminée de la maison que nous occupions à Dublin. Je pouvais presque entendre les rires de mes frères, agréables et ricochant sur chacun des murs, les conversations de mes parents, qui pensaient que nous n’écoutions pas et qui se lançaient alors dans des débats d’un tel sérieux, ou la chaleur qui émanait de chaque petit coin de la maison, nous réchauffant, nous rapprochant et nous rappelant que nous ne manquions de rien tant que nous étions ensemble. Et puis il y avait Eleanor, avec son étincelante chevelure ondulante, et ses yeux d’un brun rappelant l’innocence d’un pays oublié, un brun qui avait tout vu, de la sauvagerie des anglais  à la puanteur des bordels, passant par la perte tragique de tous les êtres qui comptaient dans sa vie. Elle m’embrassa sur la joue. Et le contact de ses lèvres avec ma peau fit lâcher en moi un torrent de chagrin qui se déversa sur mon âme, bloquant brièvement le fil de mes pensées. Je le regardais, sans parler, se hisser sur les pointes de ses pieds pour m’embrasser, prendre le paquet que je lui donnais et l’ouvrir avec grâce. Tous ses mouvements étaient bons, innocents, et projetaient au reste du monde l’image de la petite enfant qu’elle avait toujours été, la protégée, la perle de sa famille. Ma perle. Mes deux perles, pour être honnête. Car voilà que la petite Juliet se précipitait sur sa mère et lui arrachait le paquet de ses mains délicates, l’ouvrant avec frénésie. Je vis, avec joie, son visage s’illuminer, son sourire s’étirer et ses yeux s’agrandir. Cette image fut dans mon esprit comme un infinitésimal rayon de lumière se déferlant par l’interstice d’une porte entre-ouverte. Notre petite Juliet qui n’avait encore que cinq ans, méritait tout le bonheur du monde, et notre tragédie ancienne ne la concernait pas et ne la concernerait jamais. Elle était cette petite flamme d’espoir qui ne s’éteindrait jamais, une preuve ultime que nous pouvions toujours trouver un semblant de bonheur même derrière la plus obscure des portes. Elle sautillait sur ses petites jambes frêles, me sautant par la suite au cou, pendant que sa mère, l’étonnement apparaissant dans ses yeux, me demandait : « Comment est-ce que tu as pu trouver de telles robes ? ». Je ne pus m’empêcher de rire à gorge déployée, et cela me fit sentir bien, cela me fit sentir encore plus libre que je ne pensais jamais l’être. Elle savait bien évidemment d’où me venaient ces robes, je n’avais pas à le lui éclaircir. Je lui fis un clin d’œil qui résumait toute l’histoire, car je n’aimais pas raconter mes exploits de pirate devant ma nièce. Les choses qu’on faisait pour l’amour d’une famille, des choses qu’une enfant est censée ne jamais savoir. Eleanor me remercia puis me sourit. J’allai ensuite m’asseoir en un coin aéré, espérant que ma puanteur quitterait vélocement les lieux. Juliet essaya de s’asseoir sur mes jambes, mais je la repoussai avec un sourire. J’étais encore très sale. « Peut-être après mon bain ! », lui dis-je, riant. Elle partagea mes rires et, s’asseyant à terre à côté de moi, se lança dans un récit époustouflant à propos de ses jours à l’école.

« Je vais faire chauffer de l'eau pour le bain, tu trouveras des vêtements propre dans ta chambre. J’essaierai de laver ceux là avant que tu ne repartes. ». Je souris. Ma tendre petite sœur. Elle jonglait presque parfaitement entre la mère qu’elle est et l’enfant qu’elle était censée être. Des fois, dans mes songeries fréquentes, je me demandais si ce n’était pas elle qui prenait soin de moi, et non moi d’elle. J’arrivais à la conclusion que nous prenions soin l’un de l’autre, que nous étions les derniers membres d’une famille et que nous devions nous serrer les coudes. « On dirait que mon odeur te répugne presque, petite sœur. », lui dis-je en me levant, approchant à pas de loups vers elle. J’ôtai ma cape, sale et odorante, et la lui jetai sur la tête en riant. « Ca t’apprendra à m’insulter de la sorte. », ajoutai-je alors que l’odeur nauséabonde de répandait partout et qu’elle s’y trouvait prisonnière.

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MessageSujet: Re: the irish orphans (hewry & eleanor)   Mar 31 Mar - 12:50

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HEWRY RISLEY & ELEANOR RISLEY

You cross the pasture land And threw your wedding band Into the great deep Where you'd rest to sleep, My dear. In the oceans where you lay Where you've made your grave, They'll found you on the shore Rosy no more, My dear. In the morning on your journey here to the sea You crossed the pasture land And threw your wedding band, Swallowing the seed Of truth. ~ in the morning.


La vie des Risley n’avait pas toujours été facile. Ils avaient eu une enfance difficile qu’Hewry avait fuit dès qu’il avait pu. Quitter Dublin pour s’engager dans l’armée anglais, il avait bien fait et malgré la peine que le départ de son aîné avait pu lui causer, Eleanor avait toujours su qu’il s’n sortirait mieux parmi les militaires qu’au beau milieu de la misère Irlandaise dans laquelle ils vivaient. A Londres ou loin sur les océans, il représentait une bouche de moins à nourrir pour les parents Risley et au fond d’elle, elle était certaine que ça avait compté dans son choix. Il avait pris son indépendance pour sortir de la pauvreté de Dublin, mais il l’avait aussi fait pour aider sa famille. Aussi loin qu’elle se souvienne, c’était ce qu’Hewry avait toujours fait : aider les siens. Il n’avait peut-être pas été là le jour où les anglais avaient massacrés une bonne partie de la population de Dublin, mais il était celui qui été revenu après le malheur pour la sauver de la vie pathétique qu’elle avait eu dans le bordel où elle avait été obligée de travailler pour survivre. Aries avait été celui qui lui avait redonné de l’espoir quand elle avait été au fond du gouffre, mais c’était Hewry qui l’avait sauvée de l’enfer. Aries serait revenu pour elle, elle en était persuadée, mais dans combien de temps ? Enceinte, on aura fini par la mettre à la rue parce que les hommes préféraient les courbes fines et la souplesse des autres femmes, avec un enfant dans le ventre, Eleanor n’était pas la fille de joie la plus populaire du bordel. Elle faisait perdre de l’argent à ses employeurs et elle savait qu’ils n’auraient eu aucun scrupule à la jeter dans la rue pour qu’elle puisse y crever sans emmerder personne. Si Hewry n’était pas revenu à temps, elle serait morte dans une rue sale de la ville avant même qu’Aries ne repose les pieds à Dublin. Son frère lui avait sauvé la vie et encore aujourd’hui, il s’assurait qu’elle ne manque de rien, qu’elle ait ici à Nassau la vie qu’elle n’aurait jamais eue à Dublin. Elle était loin de la misère aujourd’hui, elle avait de quoi prendre soin d’elle et soin de sa fille et ça, elle le devait à son frère aîné. Certes, elle n’était pas une grande fan des pirates, la plupart d’entre eux lui faisait peur, mais sn frère faisait partie de ceux qui avaient bon fond. Elle ignorait ce qui pouvait se passer sur les mers, mais équipé d’un sabre et d’un pistolet, elle se doutait bien qu’il ne passait pas ses journées à tisser la laine, chaque prix qu’il ramenait à Nassau était obtenu par des sacrifices. Elle préférait ne pas y penser, mais elle était assez réaliste pour en avoir conscience, au fond d’elle cependant, elle se disait qu’il faisait ça pour la bonne cause, il n’était pas qu’un homme sui tuait pour le plaisir. Et puis, elle n’allait pas pleurer sur quelques soldats anglais, ils avaient détruit sa vie, massacré sa famille, elle n’avait pour eux que de la rancœur, qu’ils tombent sous le sabre de son frère n’était pas une si mauvaise chose dans le fond. Ce n’était que justice.

Elle savait d’où venaient ces robes, bien que ça lui semble complètement irréaliste, elle n’avait jamais porté de vêtements aussi précieux de toute sa vie. Elle s’était même souvent demandé comment les grandes dames pouvaient utiliser autant d’argent simplement pour se venir, d’autant puis qu’il était facile de ruiner le tissu de ces si belles robes dans les rues de Londres ou des autres grandes villes. Bien qu’elle n’ait jamais vu la capitale du Royaume d’Angleterre, Eleanor se doutait bien que les rues y étaient aussi sales, voir même plus qu’elles l’étaient à Dublin. Elle adressa un sourire à son frère avant de retourner rapidement s’occuper de ranger la vaisselle qu’elle avait laissé trainée en voyant son frère débarquer. Après, elle s’occuperait de l’eau pour le bain. D’un coin de l’œil, elle observait son aîné et sa fille, un large sourire sur les lèvres. Puis, alors qu’elle s’apprêtait à s’occuper du bain, elle vit son frère débarquer en face d’elle pour la recouvrir de sa cape puante. L’odeur était vraiment repoussante, depuis combien de temps ne s’était-il pas laver ? Est-ce qu’ils n’avaient pas de quoi faire ne serait-ce qu’un brin de toilette dans un bateau ? Eleanor n’était pas bien douée dans le domaine, mais elle estimait qu’un peu d’eau pour se rafraichir et des vêtements propres, ce ne serait pas du luxe. Sans doute que si elle devait partir en mer, elle, elle serait du genre à embarquer toute une valise pleine de vêtements propres, depuis qu’elle avait le luxe de pouvoir se changer régulièrement elle ne pouvait s’en passer. Déjà au bordel, être propre avait été essentielle, on se lavait, on se parfumait, on faisait en sorte d’être le plus attirante possible et c’était peut-être la seule chose bien qu’on pouvait apprendre en travaillant dans un bordel. Se débarrassant difficilement de l’épaisse cape de son frère, elle la lui lança en pleine figure, un sourire taquin sur les lèvres. « Sérieusement, le code des pirates interdit tout changement de vêtement lors d’un voyage ou c’est juste volontaire de rester si longtemps dans des vêtements crasseux ? » Attrapant l’une des mèches de ses cheveux, tombant de son chignon mal fait et défait par la cape que son frère lui avait balancée sur la tête, elle la portait à ses narines et grimaça. « Tu es capitaine, tu pourrais instaurer un peu d’hygiène sur ton navires, ça ne ferait pas de mal. » reniflant à présent les manches de sa robe, elle avait l’impression que l’odeur était partout sur elle, elle était bonne pour devoir prendre un bain à son tour. « Je vais être obligée de me changer maintenant. » Se tournant vers le carton contenant les robes qu’il avait ramenées, elle caressa le tissu fin et élégant avec un large sourire sur les lèvres. « C’est peut-être le moment idéal pour l’essayer. » Trépignant sans doute d’impatience à l’idée de découvrir ce que ce genre de robes pouvaient avoir de si formidable pour que certaines femmes puisse dépenser des fortunes pour en posséder. Et puis, petite fille elle avait regardé les grandes dames et leurs jolies robes avec envie, rêvant pour un jour pouvoir être aussi belle qu’elles, il fallait croire que c’était le moment idéal pour réaliser ce rêve de gamine.

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