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MERCI DE PRIVILÉGIER LES HOMMES SUR LES NAVIRES ET LES FEMMES A TERRE ! Il y a également de nombreuses choses possibles pour les femmes à terre ;)

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 sinéad & isolde - don't be afraid, lady.

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MessageSujet: sinéad & isolde - don't be afraid, lady.   Mar 10 Mar - 1:08

sinéad and isolde

Isolde, non.
Père, je ne suis pas venue jusqu’à New Providence pour rester enfermée ici. La jeune femme s’approcha de la fenêtre et souleva le rideau blanc brodé. Il fait si beau… soupira-t-elle pensive en observant le paysage que lui offrait l’île. Une vue à couper le souffle, une verdure éclatante. Elle regarda la mer, au loin, les navires…
Ma fille, je serai de retour dans trois heures. Edward s’approcha de sa fille, et l’embrassa sur le front. Isolde ferma les yeux un instant. Il se retourna et se dirigea vers la porte d’entrée. Sa fille le suivait du regard. Les mains sur ses hanches, Isolde songeait.  Elle balaya la pièce du regard. C’était une très belle demeure, loin des turbulences de Nassa – ici c’était South Hamilton. La ville de South Hamilton est bien différente de Nassau - on dit qu'il s'agit de la partie le plus « civilisée » de l'île. Les habitations et autres constructions ressemblent plus à celle que l'on pourrait trouver dans une grande ville Britannique, qu'à celles qu'on retrouve à Nassau. Isolde est intriguée par Nassau. On dit d’ailleurs que l’on trouve un marché regorgeant de denrées rarissimes et introuvables à South Hamilton, et notamment des épices. La jeune femme se dirigea vers sa chambre, à l’étage et y saisit une longue étoffe pour se couvrir les cheveux et le corps. Elle prit la plus ancienne, peut-être aussi la plus abîmée – ayant surement dans l’idée de se fonde dans la masse. Redescendant les escaliers, elle attrapa au passage un panier en osier.

Elle y était, enfin. Isolde allait pouvoir découvrir le sujet principal des conversations de tous les habitants de New Providence : Nassau. Elle rajusta son étoffe pour dissimuler le plus possible son visage et ses cheveux. Elle déambula dans plusieurs ruelles jusqu’à trouver le fameux marchés dont on lui avait tant parlé. Elle examina les étals des commerçants. Elle s’exalta de sentir enfin ces fameux épices si rares. Elle s’arrêta sur un étal et acheta plusieurs fioles d’épices. Elle les glissa dans son panier. Elle vadrouilla de la sorte durant une demi-heure encore. Et se rendant vite compte que l’après-midi tombait, elle décida qu’il était temps de reprendre la longue route vers South Hamilton.

(...)

Elle allait quitter la vieille ville de Nassau, quand elle sentit comme un étau sur son poignet. Elle se retourna et à la vue des trois hommes qui lui firent face. Son panier en osier tomba à terre…  « Où tu crois aller, toi ? » Le premier la traîna dans un coin sombre et pestilentiel, le second lui saisit les poignets alors que le troisième défit son pantalon. Lorsqu'elle hurla, dans un cri strident et terrifiant, une main sale vint sur sa bouche pour l'empêcher de recommencer. Elle bascula sa tête sur les deux côtés pour tenter de s’en débarrasser. L’un d'entre deux souleva le bas de la robe en soie et des jupons d’Isolde. Elle entendait leurs rires, leurs injuries... Se tortillant pour tenter d'échapper à ses agresseurs, Isolde fit tout ce qui était réalisable pour se retirer de leur emprise, en vain. Comment ressortir vivante de se traquenard, face à trois hommes ? C'était peine perdue. Elle le savait... Sa vie déroula sous ses yeux et elle pensa fort à son père. A ce qu'il allait ressentir, à la peine qu'il allait avoir.

(...)

C'est alors que le brigand qui se trouvait sur elle, vola sur le côté. Celui qui lui tenait fermement les poignets se retrouva la crâne ensanglanter sur le mur de pierre derrière lui. Ils coururent à toute vitesse et disparurent  instantanément. Visiblement l'inconnu savait se battre. Le troisième brigand se leva avec rage, bien déterminé à venger ses deux autres camarades à terre. Elle découvrit alors un jeune homme brun, plutôt grand et bien bâtit qui s’occupa du dernier des trois lascars. Qui était-il ? D’où sortait-il ? Était-il pire que les trois autres ? Le dernier lascar avait l’air d’être le plus robuste. Son sauveur prit quelques coups, mais en donna aussi. Isolde observait la scène, apeurée par tant de violence.  L'inconnu porta un coup  fatal au troisième agresseur qui tomba à terre. Puis, se relevant avec difficulté, il détalla en vitesse avant de se faire achever par l'inconnu. Toujours à terre, la robe relevée, les jambes à nue, elle se recula le plus possible. Tremblante de tous ces membres, son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine. L'inconnu se précipita sur lady Isolde.
Vous n'avez rien ? demanda-t-il en s'abaissant à terre, visiblement soucieux de l'état de santé de la jeune femme. Maladroitement elle rabaissa ses jupons et sa robe avec ses mains tremblotantes de peur. Elle amena l'une de ses mains à ses lèvres qui semblait saigner.
N...non... lâcha-t-elle finalement, doublé d'un signe de tête. Elle ignorait qui il était, mais ce jeune homme venait de lui sauver la vie.
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MessageSujet: Re: sinéad & isolde - don't be afraid, lady.   Jeu 12 Mar - 22:45


Contre toutes attentes, le travail du bois était plaisant ; attentif, le jeune homme s’affairait aux tâches qu’on lui confiait, avec soin et précision. La charpenterie lui était totalement inconnue, mais suite à son naufrage et aux douloureuses blessures qui avaient lacéré son corps, son employeur quelque peu peiné par son triste sort, avait décidé de lui donner sa chance. En véritable apprenti, le séduisant brun élargissait ses compétences et cela ne s’arrêtait pas au simple fait de s’adapter à un nouveau métier, en effet, à ses côtés le hollandais réapprenait à vivre. Hormis ses cicatrices et un tatouage, Sinéad n’avait aucun souvenir de son passé. Qui était-il ? D’où venait-il ? Pour quelles raisons avait-il été retrouvé sur cette plage ? Etait-il un pirate ? Un homme d’honneur ? Tant de questions qui ne cessaient de marteler son esprit. D’un geste lent, le charpentier reposa son outil avant d’admirer son œuvre ; le meuble avait fière allure et ressemblait d’avantage à un guéridon qu’à un morceau de bois. Un sourire s’étira sur ses lèvres et soulageant quelque peu sa nuque endolorie d’un bref étirement, il se félicita d’avoir ingéré les bases de ce métier à une vitesse folle. Certes, il n’était pas prêt à conduire un chantier, mais le résultat était tout de même probant. Assenant son tuteur d’un claque amicale dans le dos, le jeune homme quitta l’atelier pour se perdre dans les méandres des rues commerçantes de Nassau. Le destin l’avait conduit sur cette île et Sinéad se devait d’avouer qu’elle n’était nullement déplaisante. Ce petit bout terre au cœur de la mer des Caraïbes prônait les principes même de la liberté et de l’indépendance. Les filles de joie courtisaient la haute bourgeoisie alors que les pirates s’encanaillaient dans les tavernes avant de rejoindre leurs embarcations. Les hommes d’église s’acoquinaient avec les marchands pour obtenir les meilleures épices. Les matelots se faisaient conteurs de légendes et les diseuses de bonnes aventures vendaient leurs dons pour quelques pièces. Le rhum, l’océan et le sable fin rendaient cet endroit mystique mais ô combien attrayant. Plongé dans ses pensées, le charpentier traversa le marché lorsque son attention se posa sur un étal. Une vieille marchande au visage brûlé par les rayons du soleil y vendait ses créations ; de coquets bijoux fait de coquillages et d’autres pierres colorées. Dans une délicatesse infinie, Sinéad s’empara d’un collier assez minimaliste mais ô combien élégant. Cette parure serait superbe sur la peau de Deirdre. Habitué des bordels, Van Dijk y avait fait la connaissance d’une discrète courtisane. Touché par sa beauté et sa candeur, il était rapidement devenu un de ses réguliers. La fille de joie savait lui apporter réconfort et douceur lors de ses sombres passades ; ce cadeau serait parfait en guise de remerciement. « Tu en veux combien ? » Lança-t-il à la marchande. Celle-ci, visiblement muette lui fit quelques signes pour toute réponse. Hochant la tête avec bienveillance, Sinéad régla la note de quatre pièces. Il glissa le bijou dans sa poche avant de reprendre sa route vers le nord. Il lui fallait traverser la ville pour rejoindre la taverne et avec un peu de chance, Deirdre l’attendrait. Nassau ne lui était plus inconnue et coupant sa course à travers des rues étroites, l’insolent se figea lorsqu’un cri aigu résonna dans l’atmosphère. S’ensuivirent l’angoisse, le désespoir puis un long silence à vous en glacer le dos. Quelque chose clochait et une jeune femme était bel et bien en danger à l’autre bout de la ruelle escarpée. Van Dijk fourra le collier au fond de sa poche avant de prendre ses jambes à son cou. Il stoppa sa course avant de découvrir avec horreur que trois hommes violentaient une délicate créature. Plaquée contre un mur, un matelot enserrait ses poignets alors qu’un autre vicelard cherchait à défaire sa ceinture. Sinéad n’était aucunement un enfant de cœur, mais ce genre d’attitude immorale et répugnante le dépassait totalement. Animé par une vague d’adrénaline, il fonça sur le groupe et son poing fermé se fracassa sur la mâchoire de l’assaillant. Celui-ci vacilla avant que son crâne ne se tape violement contre la brique. Visiblement surpris et découragés, les deux autres hommes filèrent à l’anglaise. Le premier matelot répliqua par un uppercut et le goût ferreux du sans vint se répandre dans la bouche du charpentier. Van Dijk essuya quelques coups pour finalement répliquer d’un dernier et puissant coup de poing. Le troisième assaillant de la jeune femme détala à une vitesse impressionnante pour les laisser seuls, encore stupéfaits parce qu’il venait de se passer. Il fallait être idiot pour ignorer que la victime venait de la haute bourgeoisie quant au choix de ses vêtements. Oubliant ses maux, Sinéad vint s’accroupir auprès d’elle, toisant ses jambes dénudées. « Vous n’avez rien ? » Acquiesçant par la négative, la jolie brune, hébétée baissa ses jupons. « Laissez-moi vous raccompagner ! »
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MessageSujet: Re: sinéad & isolde - don't be afraid, lady.   Dim 15 Mar - 17:00

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Il y a des moments où l’on pense que tout est perdu, que les jeux sont faits. Isolde n’avait même pas espéré qu’on vienne à son secours. Elle n’avait pas compté non plus sur l’intervention d‘un jeune homme. Elle, si individualiste en temps normal se prenait la générosité et l’aide d’un inconnu en plein visage. Le jeune homme envoyait valdinguer ses agresseur les uns après les autres avec une facilité déconcertante. Il était très doué en combat, il avait les réflexes indispensables. Mais pour le moment, Isolde était plus concentrée à replacer correctement ses jupons sur ses jambes dénudées. Le jeune homme s’approcha d’elle, en lui demandant si elle n’avait rien. La jeune femme acquiesça par la négative, en pivotant son visage de droite à gauche. Non, elle n’avait rien, et c’était à ce jeune homme qu’elle devait son salut. Ses mains tremblaient encore. C’est lorsque le jeune homme tendit sa main vers elle et qu’Isolde plaça sa main dans la sienne qu’elle s’en rendit compte. Elle avait été morte de peur.

Laissez-moi vous raccompagner. C’était une bonne idée. Sauf qu’Isolde craignait la réaction de son père. Lui qui n’appréciaient pas qu’elle sorte trop – pour sa sécurité – il aurait une bonne raison maintenant. Elle soupira, pensant aux sermons de son paternel. « Je te l’avais bien dit Isolde » ou « Ma fille, je t’avais prévenu » allaient probablement être cités. En même temps, quelle idée d’aller à Nassau, seule. Il avait raison… Ils commencèrent à marcher vers l’extérieur de la ville ou la nature reprenait ses droits. Elle était soulagée de quitter l’enceinte de Nassau. Elle n’avait pas envie de rester une minute de plus ici. Elle dépoussiéra maladroitement sa robe qui avait trainée dans la terre.

J’habite South Hamilton… Prévenue Isolde à son rédempteur. Les deux villes n’étaient pas loin, mais il fallait faire une petite marche pour rejoindre l’une à l’autre. Je vous remercie… mais… ça ira… Dit-elle encore toute bouleversée de sa mésaventure. Isolde ne faisait confiance à personne. Même à l’homme qui venait de la sauver de trois autres. Voilà toute la contradiction de la jeune femme. Elle avait du mal à se laisser entre les mains de personnes qu’elle ne connaissait pas – ou peu. Elle préférait rentrer seule, comme elle était venue. Et si elle rencontrait d’autre homme sur le chemin ? L’esprit d’Isolde se troubla. Elle n’arrivait plus à clarifier ses idées dans sa tête – trop de choses s’y bousculaient : l’agression, la réaction de son père, le chemin retour, lui, etc…

Elle se tourna vers le jeune homme et l’observa un moment. Ils ne disaient rien – ni l’un, ni l’autre. Je vais rentrer… Elle lorgna l’horizon en direction de South Hamilton. Le soleil qui allait se coucher lui faisait plisser les yeux. Isolde Rutherford ne faisait confiance à personne, pas même à l'homme qui venait de lui sauver la vie. Elle était comme ça, Isolde.

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MessageSujet: Re: sinéad & isolde - don't be afraid, lady.   Dim 15 Mar - 22:16

Essuyant d’abord une goutte de sang qui s’échappait de ses lèvres tuméfiées, le charpentier aida la malheureuse à se relever, une fois debout, elle tenta vainement de dissimuler ses mains tremblantes. Nassau était une ville agréable à vivre … Pour un homme. Une jeune fille de bonne famille n’avait rien à faire dans ses ruelles sombres et malfamées. Sinéad était un garçon au passé volé ; depuis son naufrage, il s’était enfermé dans un certain mutisme et il avait fait le choix de vivre pour lui, se préoccupant peu des autres hormis peut-être, la jolie prostituée qui partageait sa couche quelques nuits par semaine. Sauver cette inconnue était une grande première pour lui, mais animé par une pulsion sans nom, il avait ressenti l’intense besoin de lui venir en aide. Cet acte de bravoure lui avait valu une intense douleur à la mâchoire ainsi qu’une arcade ouverte. La douleur était forte mais la satisfaction de la savoir hors de danger l’était encore plus. Sinéad outrepassa ses plaies pour pouvoir conduire la demoiselle à l’extérieur de la ville. Ensemble, ils longèrent les ruelles nauséabondes de Nassau avant de retrouver une nature plus sauvage et exotique. Il faisait lourd et chaud, le climat était moite, comment pouvait-elle survivre avant autant de tissu ? Van Dijk leva les yeux au ciel, il lui était visiblement impossible de comprendre la coquetterie des femmes. Un silence des plus pesants s’étaient installé entre la belle et son sauveur. En même temps, qu’y avait-il à dire ? Elle était encore secouée de son agression et Sinéad ne s’acoquinait pas avec la haute bourgeoisie. Pourtant et contre toutes attentes, la jolie brune vint rompre le silence en lui avouant qu’elle habitait la ville voisine. Cela ne l’étonnait guère. South Hamilton était le coin des fortunés et des hommes d’églises. Hochant la tête avec désinvolture, le charpentier resta muet mais il ne pût s’empêcher de la toiser d’un œil avisé : gracieuse, un port de tête qui ferait pâlir une reine, une démarche élégante, une peau d’opaline, un regard profond et même un délicieux décolleté. Lorsqu’elle lui fit face, Van Dijk planta son regard dans le sol. L’avait-elle surprit ? Visiblement, toujours troublée, elle lui avoua qu’elle préférait rentrer seule. Que craignait-elle ? Il l’avait sauvé des griffes de trois matelots, il n’allait pas la brutaliser après avoir évincé ses rivaux. « Cette route est très fréquentée et le soleil se couche. Ce n’est pas très prudent de vouloir rentrer seule. Des pirates empruntent ce chemin. Je vous raccompagne … » Cette affirmation se voulait non-négociable, Sinéad remplirait sa mission jusqu’au bout. Le jeune homme sérieusement amoché passa une énième fois ses doigts sur sa plaie ouverte. Celle-ci saignait beaucoup et une traînée de sang vint brouiller sa vue. Avec douceur, l’estropié reprit la parole. « Ne vous inquiétez pas, personne ne vous verra avec moi. » Feignant un maigre sourire, il regarda à nouveau la victime qui semblait visiblement contrariée. Il fallait être stupide pour ne pas comprendre ce qu’il se tramait derrière tout ça. Elle devait être une fille à papa en pleine quête de rébellion. Pendant quelques heures elle avait fui la demeure familiale pour fréquenter de pauvres gens, des pirates contre l’approbation de ses parents. La punition risquait d’être sévère pour cette douce créature en quête d’émancipation. Les premières résidences de South Hamilton apparurent derrière les larges feuilles de palmiers. Sinéad fit volte-face et demanda. « Alors, c’est laquelle ? »
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MessageSujet: Re: sinéad & isolde - don't be afraid, lady.   Lun 16 Mar - 20:59

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La jeune femme n’avait pas prévu que l’homme qui venait de la sauver allait insister pour la raccompagner jusqu’à chez elle. Elle ne s’était pas fait cogner la mâchoire pour qu’elle se fasse violer un kilomètre plus loin. C’est pas faux. D’ailleurs, Isolde remarqua que son arcade saignait. Ainsi que sa lèvre inférieure. Le pauvre homme c’était mis dans un état pareil juste pour elle.
Cette route est très fréquentée et le soleil se couche. Ce n’est pas très prudent de vouloir rentrer seule. Des pirates empruntent ce chemin. Je vous raccompagne … En soi, il n’avait pas tort. Elle avait eu son lot d’émotions fortes pour aujourd’hui. De plus, son ton se voulait être pas vraiment négociable. Bien… répondit-elle résignée en débutant sa marche dans un sol composée de sable et de terre. Alors qu’il avait débuté la marche retour, le jeune homme ajouta : Ne vous inquiétez pas, personne ne vous verra avec moi. Elle tourna son visage vers lui, ses cheveux vacillant sur le côté et plusieurs mèches vinrent se coller sur le devant de son visage. Elle soulevait sa robe, ce qui facilitait sa marche. Isolde se demandait ce que pouvait bien penser ce jeune homme. Tiens, comment s’appelait-il ? Elle se mordit la lèvre pour ne pas le lui demander. Après tout, cela ne valait pas la peine qu’elle le sache. Dans moins d’une heure, elle n’entendrait plus parler de lui. A l’horizon, quelques maisons apparurent.

Alors, c’est laquelle ? demanda le jeune homme en observant les habitations. La jeune femme fit quelques pas avant de lui répondre.
La seconde, là-bas. Indiqua-t-elle en pointant du doigt une maison de bois blanche au haut toit. Le soir commençait à tomber, on entendait au loin la faune nocturne qui commençait à se réveiller. Elle redoutait la réaction de son père. Isolde avait mal à la joue et son bras était égratigné. Elle ne pourrait lui mentir sans qu’il la démasque. Elle soupira alors qu’elle arriva devant la petite allée. Devant la porte d’entrée, elle se tourna vers le jeune homme. Voilà, je suis arrivée… Merci de m’avoir raccompagnée... La jeune femme allait ouvrit la porte principale mais celle-ci s’ouvrit, laissant voir le visage inquiet d’Edward Rutherford.
Isolde ! Lâcha son père spontanément.  Où étais-tu passée ? Il se stoppa net quand il vit l’état de sa robe couleur crème qui avait noircit à plusieurs endroit. Evidemment, en voyant son bras égratignée, sa joue rosie et sa lèvre enflée, il comprit immédiatement ce qu’il c’était passé. Un air grave l’envahit sur son visage. Entrez. Dit-il très sérieusement en ouvrant grand la porte d’entrée.

Isolde était assise sur le sofa et le jeune homme était resté debout. Edward leur faisait face. Il se toucha le menton, tourmenté. Que s’est-il passé ? Isolde adressa un regard interrogatif à son voisin, ne sachant pas à qu’il s’adressait. Après un long silence, la jeune femme pris la parole. Je me suis rendue au marché de Nassau… et… Isolde ne put expliquer à son père ce qu’il s’était passé… Furieux, mais se contenant, il regarda son voisin.  Et vous. Vous êtes qui ?  

Il les a fait fuir… et m’a ramené jusqu’ici. Edward Rutherford s’était retourné face à la grande baie vitrée, en silence. Isolde soupira. Après un long instant, il se retourna, visiblement plus apaisé en s’approchant d’elle. Tu n’as rien ? Demanda-t-il en posant sa grande main sur la joue rougit de sa fille. Isolde répondit par un simple hochement de tête négatif. Il lui posa la main sur le haut de sa tête, d’un geste paternel. Et se dirigea vers le sauveur de sa fille.

Comment vous appelez-vous jeune homme? (…) Je ne sais comment vous remercier d’avoir sauvé la vie de ma fille – aussi désobéissante soit-elle… Isolde lui jeta un regard désapprobateur. Il marchait à travers la pièce. Je ne peux me permettre que cet incident se reproduise. Il regarda Sinéad en réfléchissant… Quel métier exercez-vous, jeune homme ? (…) Combien gagnez-vous ? (…) Il continua de tourner en rond dans la grande pièce. Isolde le suivait des yeux. Visiblement, vous savez vous battre… Il amena sa main à son menton. C’était signe qu’il manigançait quelque chose. Je vous en offre le triple de votre salaire. Je vous offre le logis et le couvert pour que vous veilliez sur ma fille jour et nuit.  Il regarda Sinéad. Que dites-vous de ma proposition ?



Dernière édition par Isolde Rutherford le Lun 27 Avr - 8:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: sinéad & isolde - don't be afraid, lady.   Dim 26 Avr - 15:39

La haute bourgeoisie de l’île se partageait les terres de South Hamilton. Les hommes fortunés rivalisaient quant aux tailles de leurs demeures. Ils se devaient d’exposer leurs richesses, mais grand dieu, que tout ceci était ridicule. Les allées étaient misérablement étriquées face au jeu des propriétaires. Quel terrain serait le plus grand ? Quel jardin serait le plus garni ? Harassé par l’attitude des riches, Sinéad leva les yeux au ciel, vivre à Nassau était beaucoup plus … divertissant. A ses côtés, la malheureuse marchait avec grâce malgré un nombre incalculable de jupons. Sa robe onéreuse était pitoyablement tâchée et il ne fallait pas être un grand devin pour réaliser qu’elle avait échappé à un grand danger. Van Dijk l’avait clairement sauvé et pour cela, il ne demandait rien en retour, seulement de quitter ce hameau de malheur le plus rapidement possible. Isolde lui confia d’une voix faible qu’elle résidait dans la deuxième maison qui se trouvait sur la droite, à l’entrée de South Hamilton. La villa était très élégante et le jardin bordé d’immenses palmiers. Quelles professions pouvaient bien exercer ses parents ? Visiblement désireux d’en finir avec elle, il pressa le pas, la ramena jusqu’au portail, en espérant sincèrement que personne ne le croise par ici. Face à la victime, il esquissa un mince sourire lorsqu’elle le remercia de l’avoir raccompagné. « Tâchez d’être un peu plus prudente la prochaine f … » Sinéad n’eut même pas le temps de terminer sa phrase qu’une voix sourde lui révéla le prénom de son interlocutrice. Cette séduisante et impertinente créature s’appelait donc Isolde. Le charpentier fit volte-face et sur le perron, le père de la victime les toisa avec sévérité. Le corps de la jeune femme se contracta et visiblement tout ceci ne présageait rien de bon. L’homme, aux traits sévères leur pria d’entrer. Visiblement surpris par une telle invitation, Van Dijk s’exécuta. L’étrange couple se retrouva bien vite dans le salon. Isolde vint s’asseoir sur le sofa mais le jeune homme préféra rester debout, sur ses gardes. Le père de la victime ne cessait de les dévisager, visiblement soucieux de l’état de sa progéniture. D’une voix sèche, il demanda quelques explications sur l’agression de la jolie brune. Sinéad demeura silencieux, ce n’était pas à lui de justifier les besoins de libertés et d’adrénalines de cette petite insolente. Contres toutes attentes, une voix claire s’évapora dans l’atmosphère et le dédouana de toutes fautes. Isolde vint admettre qu’il venait de la sauver des griffes de ses agresseurs. Son père réprima un soupir avant de se faire plus docile. Il s’approcha de sa fille et jaugea ses blessures ; plus de peur que de mal, une aubaine. D’un geste tendre, il vint caresser son front avant de se retourner vers le charpentier. En l’espace de quelques secondes, il fut envahi d’interrogations plus personnelles que jamais. Incroyablement surpris par cette curiosité mal placée, le visage de Sinéad se ferma. Pourquoi se faisait-il réprimander à la place de cette exaspérante créature ? « Désobéissante est un bien faible mot … Je suis Sinéad et je suis charpentier à Nassau. En revanche, mon salaire ne regarde que moi … » Les muscles du jeune homme se contractèrent et il ignora le regard d’Isolde qui ne cessait de le toiser. Puis, le couperet tomba. Edward lui fit une proposition qui le laissa sans voix. Tripler sa rémunération pour jouer les nourrices ? Il en était hors de question. La place d’Isolde n’était pas à South Hamilton mais belle et bien dans un couvent. Ce n’était pas à lui de réprimer ses désirs d’aventures. Sinéad dissimula un soupir exaspéré, puis, calmement, il renchérit. « Je suis réellement surpris et avec tout le respect que je vous dois, je me dois de décliner cette offre. Mon employeur compte sur moi à Nassau, il m’a été d’une aide précieuse et je ne peux pas abandonner mon poste pour jouer à la nourrice. J’en suis vraiment désolé monsieur … »
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MessageSujet: Re: sinéad & isolde - don't be afraid, lady.   Mar 28 Avr - 18:48

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La situation était doublement agaçante pour la jeune femme. Son père partait dans une leçon de moralité et son sauveur était le témoin de cette scène atroce. Alors, oui, elle n’aurait jamais dû partir aussi loin sans escorte, sans accompagnant. Elle n’aurait d’ailleurs pas dû aller à Nassau vêtue aussi luxueusement que cela. Isolde n’aurait pas dû porter ses perles et ses diamants. Certes, elle avait failli en payer de sa vie. Honte et remord envahissaient la jeune femme. Bien qu’elle les dissimulait avec une facilité et une déconvenue exemplaires – comme s’il ne s’était rien passé. De l’extérieur on pourrait considérer que la jeune femme n’eut pas réalisé le danger qu’elle avait encouru. On aurait pu penser qu’elle agissait telle une enfant bien trop gâtée. Alors qu’à l’intérieur, elle se sentait honteuse qu’un étranger assiste à son piètre retour au bercail.

Ils s’étaient retrouvés, sans le vouloir, à l’intérieur de la demeure familiale de la jeune femme. Elle avait marché suffisamment longtemps pour avoir mal aux pieds et aux jambes. Sa robe, était bonne à jeter. Le bas du jupon était déchiré et noir de terre. Des brindilles s’étaient glissées entres les mailles de celle-ci. La scène qu’elle vivait était pénible et la discussion qui allait s’imposer déplaisante. Son père n’était pas un homme facile à amadouer. Habituellement, il commandait des soldats, alors sa propre fille était loin d’être une adversité pour lui.  La jeune femme n’appréciait guère les remontrances, encore moins en public. Même lorsque son père lui en voulait, il avait toujours un geste tendre envers elle. Elle s’en sortait toujours, quoi qu’il en soit, quoiqu’il arrive. Sa main sur son front en témoignait. Un geste d’une extrême tendresse qui transparaissait malgré l’agacement sur son visage marqué par le temps. Le cœur d’Isolde semblait reprendre son rythme habituel lorsqu’elle fronça les sourcils en entendant le discours de son père. Il enchaînait les questions à un rythme fou si bien qu’Isolde semblait en perdre le fil. « Désobéissante est un bien faible mot … » La jeune femme le dévisagea d’un air accusateur. Elle ? Désobéissante ? Comment osait-il dire cela alors même qu’il ne la connaissait même pas. Qui a dit qu’elle faisait partie de ce genre de demoiselles qui écoute sagement tous les soi-disant conseils des hommes ? – qui ne sont en vérité que des ordres.  « (…) Je suis Sinead et je suis charpentier à Nassau. En revanche, mon salaire ne regarde que moi … » Les yeux d’Isolde s’écarquillèrent à l’écoute de ces derniers mots. L’inconnu jeune homme devait avoir le cœur bien accroché ou n’avait visiblement pas peur du danger en répondant de la sorte au capitaine Rutherford. Isolde déglutit dans un silence religieux.

Mais les yeux d’Isolde dus s’écarquiller de nouveau à l’écoute de la réplique de son père. Tripler sa rémunération actuelle ? Et… QUOI ? Jouer les protecteurs ? Il en était hors de question, clairement et simplement. « Pardonnez-moi, Père, mais… » Protesta la jeune femme lorsqu’elle eut compris où il voulait en venir. Il répondit immédiatement, abrégeant son élan. « Isolde, silence » le ton n’était pas autoritaire, mais il suffisait qu’il la contredise pour qu’elle s’exécute. Il n’y avait que cela à faire. Ecouter, subir. Subir cette discussion. Les écouter décider de son destin. Elle se rappela soudain qu’elle n’avait pas son mot à dire. La triste fortune d’être une femme, sans doute. C’est avec étonnement, qu’il déclina l’offre que venait de lui proposer Edward Rutherford. A sa place, elle aurait accepté. Elle aurait saisit cette chance qu’il lui offrait de vivre une vie qu’il n’aurait jamais pu se permettre d’imaginer vivre. Quel idiot, pensa-t-elle. « (…) et je ne peux pas abandonner mon poste pour jouer à la nourrice. J’en suis vraiment désolé monsieur … » Jouer à la nourrice ? Ce jeune homme avait décidément l’art de d’agacer son égo. Elle expira nerveusement.

Je comprends… répondit son père en approchant ses doigts de son menton. Il se frotta la peau, mécaniquement, cogitant, marchant à travers la pièce d’un pas long. Le silence s’installa. Isolde voulu prendre la parole mais se résigna. Edward termina finalement sa ronde en s’installant dans son fauteuil. « Permettez-moi d’insister, Sinead. » Il marqua une pause. Isolde fixait son père, mais il ne la regarda pas une seule fois. Son unique intérêt était ce Van Dijk. « Je vous offre un toit, les repas à ma table, un lit dans ma maisonnée, , des vêtements payés, une très bonne rémunération.... Vous n’avez pas l’air de réaliser. »

Père, permettez-moi d’intervenir mais… nous ne connaissons pas cet homme. Dans le fond, elle n’avait pas tort et Edward le savait parfaitement. Il était en train d’offrir un poste à un parfait inconnu, dans sa demeure, pour protéger ce qu’il avait de plus cher. Isolde prenait assez mal le fait qu’il veuille embaucher un parfait étranger pour veiller sur elle.
Il ne te connaissait pas non plus lorsqu’il est venu à ton secours. Isolde soupira, réalisant son impuissance face au dessein de son patriarche. Il tourna à nouveau son visage vers Sinead. « Le gîte, le couvert, un salaire plus que décent contre la protection de ma fille. Vous avez tout à y gagner mon garçon. Auriez-vous des exigences particulières ? »



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